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In the absence of proof to the contrary, there is
Droit Immobilier

In the absence of proof to the contrary, there is

📅 Decision of 13 August 2026🔄 Updated on 11 October 2026⚖️ Cour de cassation👁️ 25 views📖 2 min read

In the absence of proof to the contrary, there is a presumption that the compulsory purchase judge who issued a compulsory purchase order had been appointed in accordance with statutory requirements and that his powers had not expired.

Reference decision: cc • N° 75-70.421 • 1977-02-02 • View the decision →

This decision provides important insight into your property law. Here is what it changes for you.

The situation

In the absence of proof to the contrary, there is a presumption that the compulsory purchase judge who issued a compulsory purchase order had been appointed in accordance with statutory requirements and that his powers had not expired.

What the law says

This decision confirms the fundamental principles of property law.

Key points to remember

  • Strictly comply with the statutory time limits for appeals
  • Keep all your supporting documents (title deeds, deeds, correspondence)
  • Anticipate: preventive advice always costs less than litigation

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Legal information

  • Number: 75-70.421
  • Court: Cour de cassation

Keywords

droit immobilierjurisprudenceimmobilier

Practical use cases

1

Propriétaire à Marseille contestant une ordonnance d'expropriation

M. Dupont, propriétaire d'une maison à Marseille (13008) estimée à 350 000 €, reçoit le 15 janvier 2024 une ordonnance d'expropriation pour l'extension du tramway. Il soupçonne que le juge signataire n'était pas régulièrement désigné ou que ses pouvoirs étaient expirés à cette date.

Practical application:

La décision de la Cour de cassation établit une présomption de régularité : le juge est présumé avoir été désigné conformément à la loi et ses pouvoirs sont présumés non expirés, sauf preuve contraire. M. Dupont ne peut donc pas se contenter d'alléguer une irrégularité ; il doit apporter la preuve d'un vice (par exemple, un arrêté de désignation absent ou une délégation expirée). Il doit demander au greffe ou à la préfecture l'acte de désignation du juge, vérifier les dates, puis s'il trouve un défaut, former un recours devant la juridiction compétente dans les 15 jours de la notification de l'ordonnance, en joignant les preuves.

2

Commune de Lyon défendant la validité d'une expropriation

La ville de Lyon exproprie une parcelle de 2 000 m² pour construire une école, budget de 2 millions d'euros sur 3 ans. Le propriétaire conteste l'ordonnance d'expropriation en prétendant que le juge n'avait plus pouvoir de signer l'acte à la date du 12 juin 2023.

Practical application:

La jurisprudence crée une présomption en faveur de la régularité de l'ordonnance : c'est au propriétaire de prouver que la désignation du juge était irrégulière ou que ses pouvoirs étaient expirés. La commune doit donc invoquer cette présomption dans sa défense et conserver le dossier complet de désignation du juge (décret de nomination, arrêté de délégation, date de prestation de serment). Elle doit vérifier que les pouvoirs couvraient bien la date de l'ordonnance, préparer un mémoire en réponse à tout recours en soulignant que la charge de la preuve pèse sur le requérant, et citer explicitement cette décision pour sécuriser la procédure.

3

Acquéreur à Bordeaux vérifiant un bien issu d'expropriation

Un couple achète une maison à Bordeaux (33000) pour 450 000 €. Le vendeur détient le terrain suite à une ordonnance d'expropriation de 2020, et les acheteurs craignent que le titre soit fragile si le juge n'était pas régulièrement désigné à l'époque.

Practical application:

Grâce à cette décision, le notaire peut rassurer les acquéreurs : en l'absence de preuve contraire, l'ordonnance d'expropriation est présumée valide quant à la désignation du juge et à l'étendue de ses pouvoirs. Les acheteurs doivent demander au vendeur l'ordonnance, sa notification et tout document de publication, puis le notaire vérifie si un recours a été formé dans les délais légaux (15 jours). Si aucun élément ne démontre une irrégularité, le titre peut être considéré comme sûr ; par précaution, ils peuvent obtenir un certificat de non-recours ou demander une confirmation judiciaire de la validité.

Maître Cécile Zakine

About the author

Maître Cécile Zakine — Lawyer at the Alpes-Maritimes Bar, Doctor of Law. Every article in this magazine is based on the analysis of a real court decision, commented and put into perspective by Maître Zakine’s team.

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