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The action brought by a
Droit Immobilier

The action brought by a

📅 Decision of 16 December 2009🔄 Updated on 16 October 2026⚖️ Cour de cassation👁️ 17 views📖 2 min read

The action brought by a co-owner on the basis of Article 30, paragraph 4, of the Law of 10 July 1965, which does not seek to challenge a decision of the general meeting but to obtain the court's authorisation to carry out works despite the refusal it opposed, is not subject to the limitation period under Article 42, paragraph 2, of the same Law.

Reference decision: cc • No. 09-12.654 • 2009-12-16 • Consult the decision →

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The situation

The action brought by a co-owner on the basis of Article 30, paragraph 4, of the Law of 10 July 1965, which does not seek to challenge a decision of the general meeting but to obtain the court's authorisation to carry out works despite the refusal it opposed, is not subject to the limitation period under Article 42, paragraph 2, of the same Law.

What the law says

This decision confirms the fundamental principles of property law.

Key points

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Legal information

  • Number: 09-12.654
  • Court: Cour de cassation
  • Decision of: 16 December 2009

Keywords

droit immobilierjurisprudenceimmobilier

Practical use cases

1

Climatisation refusée en AG à Lyon

Mme Dupont, copropriétaire d'un 3 pièces à Lyon, a vu l'assemblée générale du 15 mars 2023 refuser sa demande d'installer une climatisation sur la façade. Elle n'a pas contesté cette décision dans le délai de 2 mois. Elle souhaite désormais demander au tribunal l'autorisation de réaliser ces travaux.

Practical application:

Cette décision confirme que l'action fondée sur l'article 30 alinéa 4 de la loi du 10 juillet 1965, visant à obtenir l'autorisation judiciaire d'exécuter des travaux malgré le refus de l'AG, n'est pas soumise au délai de déchéance de 2 mois prévu par l'article 42. Mme Dupont peut donc saisir le tribunal judiciaire sans être forclose. Elle doit constituer un dossier solide : procès-verbal de l'AG, devis détaillé, justificatifs techniques (absence de dommage aux parties communes, respect de l'esthétique, conformité aux règles d'urbanisme). Il est recommandé de tenter une médiation avec le syndic avant l'assignation.

2

Division d'un lot locatif refusée à Marseille

M. Martin, propriétaire bailleur à Marseille, possède un T4 dans une copropriété. L'assemblée générale du 10 janvier 2024 a refusé sa demande de scinder le lot en deux studios pour les louer séparément. Il n'a pas contesté la décision dans le délai légal de 2 mois.

Practical application:

Grâce à cette jurisprudence, l'action de M. Martin tendant à obtenir l'autorisation du juge pour réaliser ces travaux n'est pas enfermée dans le délai de 2 mois de l'article 42. Il peut donc agir même après l'expiration de ce délai. Il devra démontrer que la division projetée ne porte pas atteinte à la destination de l'immeuble ni aux droits des autres copropriétaires. Préparer un dossier technique complet (plans, étude de structure, avis d'un architecte, conformité au règlement de copropriété et au PLU) et assigner le syndicat des copropriétaires devant le tribunal judiciaire.

3

Fenêtres double vitrage refusées avant achat à Bordeaux

Mme Chen, primo-accédante à Bordeaux, a acheté en février 2024 un appartement au 2e étage. L'assemblée générale du 5 décembre 2023, avant son acquisition, avait refusé l'installation de fenêtres double vitrage en façade pour des raisons esthétiques. N'étant pas copropriétaire à l'époque, elle n'a pas pu contester la décision dans le délai de 2 mois.

Practical application:

La décision de la Cour de cassation du 16 décembre 2009 établit qu'une action fondée sur l'article 30 alinéa 4 pour obtenir l'autorisation de travaux refusés par l'AG n'est pas soumise à la forclusion de 2 mois. Mme Chen peut donc saisir le tribunal même si le délai est expiré. Elle doit prouver que les fenêtres double vitrage améliorent la performance énergétique sans nuire à l'harmonie de la façade (par exemple, en proposant un modèle identique à ceux déjà posés ailleurs). Avant d'engager une procédure, il est conseillé d'écrire au syndic pour demander une nouvelle inscription à l'ordre du jour de la prochaine AG, puis, en cas de second refus, de déposer une requête auprès du tribunal judiciaire.

Maître Cécile Zakine

About the author

Maître Cécile Zakine — Lawyer at the Alpes-Maritimes Bar, Doctor of Law. Every article in this magazine is based on the analysis of a real court decision, commented and put into perspective by Maître Zakine’s team.

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