Aller au contenu principal
The co-ownership association may
Droit Immobilier

The co-ownership association may

📅 Decision of 22 September 2004🔄 Updated on 17 October 2026⚖️ Cour de cassation👁️ 34 views📖 2 min read

The co-ownership association has sole standing to act to ensure the protection of the rights attaching to the building where a third party to the co-ownership infringes the common parts without causing any personal loss to a co-owner.

Reference decision: cc • No. 03-12.066 • 22 September 2004 • View the decision →

This decision sheds important light on your property law. Here is what it changes for you.

The situation

The co-ownership association has sole standing to act to ensure the protection of the rights attaching to the building where a third party to the co-ownership infringes the common parts without causing any personal loss to a co-owner.

What the law says

This decision confirms the fundamental principles of property law.

Key points

  • Strictly comply with statutory limitation periods for bringing proceedings
  • Keep all your supporting documents (title deeds, instruments, correspondence)
  • Plan ahead: preventive advice always costs less than litigation

For an analysis of your situation: 30‑minute consultation at €45 with Maître Zakine.

📌 Does this apply to your situation? Maître Cécile Zakine, French real estate lawyer, practises throughout France.
→ Prendre RDV pour une consultation droit du travail  |  → Browse all our legal articles

Legal information

  • Number: 03-12.066
  • Court: Cour de cassation
  • Decision of: 22 September 2004

Keywords

droit immobilierjurisprudenceimmobilier

Practical use cases

1

Couple primo-accédant face à un abri de jardin illégal

Marie et Thomas, 32 ans, viennent d'acheter un appartement à Lyon. Ils constatent que leur voisin a construit un abri de jardin sur la pelouse commune de la copropriété, sans autorisation. L'abri empiète sur environ 15 m² de l'espace vert, mais ne cause aucune gêne directe à leur logement (pas de vis-à-vis, pas de perte d'ensoleillement).

Practical application:

Selon la décision de la Cour de cassation du 22 septembre 2004, un copropriétaire ne peut pas agir seul en justice pour défendre les parties communes si l'atteinte ne lui cause pas un préjudice personnel distinct. Ici, l'abri affecte uniquement la pelouse collective, sans dommage propre pour Marie et Thomas. Ils doivent signaler cette infraction au syndic par écrit (recommandé avec accusé réception), en joignant des photos et un plan. Le syndic convoquera alors une assemblée générale pour voter une action en justice au nom du syndicat des copropriétaires. En attendant, ils doivent conserver tous les justificatifs et éviter d'engager des frais d'avocat personnels, car une action individuelle serait irrecevable.

2

Propriétaire bailleur face à des antennes 5G non autorisées

M. Dupont, 55 ans, possède deux appartements en location dans une résidence à Nice. Un opérateur télécom a installé récemment trois antennes 5G sur le toit de l'immeuble (partie commune) sans l'accord du syndicat. M. Dupont craint une dévalorisation de son investissement locatif et souhaite intenter une action en justice pour faire retirer les antennes.

Practical application:

L'atteinte portée aux parties communes (toit) ne cause aucun préjudice personnel spécifique aux lots de M. Dupont : pas de trouble de jouissance, pas de perte locative avérée pour le moment. Conformément à la jurisprudence du 22 septembre 2004, seul le syndicat des copropriétaires peut agir pour sauvegarder les droits de l'immeuble. M. Dupont doit immédiatement informer le syndic par lettre recommandée, en décrivant l'installation illicite et en demandant la convocation d'une assemblée générale extraordinaire pour autoriser une action judiciaire. Il peut aussi tenter de démontrer un éventuel préjudice personnel (baisse de loyer) pour agir en parallèle, mais cela reste difficile. Il est donc crucial de mobiliser les autres copropriétaires pour obtenir un vote favorable.

3

Copropriétaire victime de nuisances commerciales dans la cour commune

À Bordeaux, Mme Lefèvre habite au 1er étage d'un petit immeuble de 6 lots. Depuis 3 mois, une entreprise de livraison voisine utilise quotidiennement la cour intérieure pour charger et décharger des marchandises, entre 6h et 8h du matin. Cette activité provoque des bruits intenses et des vibrations qui réveillent Mme Lefèvre, lui causant stress et perte de sommeil. La cour est une partie commune.

Practical application:

Il y a ici une double atteinte : aux parties communes (dégradation du sol) et un préjudice individuel caractérisé (troubles anormaux du voisinage liés au bruit et aux vibrations). Selon la décision de 2004, le syndicat peut agir pour l'usage abusif de la cour, mais Mme Lefèvre dispose également d'un intérêt personnel à agir. Elle doit d'abord alerter le syndic pour faire cesser l'infraction collective. En parallèle, elle peut assigner l'entreprise en justice pour obtenir réparation de son préjudice propre : il lui faut constituer un dossier solide avec constats d'huissier, enregistrements sonores, certificats médicaux si besoin, et témoignages des voisins. Elle respectera les délais de prescription (5 ans pour les troubles du voisinage).

Maître Cécile Zakine

About the author

Maître Cécile Zakine — Lawyer at the Alpes-Maritimes Bar, Doctor of Law. Every article in this magazine is based on the analysis of a real court decision, commented and put into perspective by Maître Zakine’s team.

Book an appointment →

Disclaimer: The analysis presented on this site is for informational purposes only and does not constitute personalised legal advice. For advice tailored to your situation, contact a qualified lawyer.

★★★★★4.9/5 — Google Reviews

Does this affect you?

Consult Maître Zakine — lawyer, Doctor of Law. Fast, clear answer.

Book a consultation →

🔒 Confidential · No obligation

📬 Get legal updates

One legal analysis per week, straight to your inbox. Free, no spam.

🔒 1-click unsubscribe · GDPR compliant

★★★★★4.9/5 — Avis Google

Maître Zakine, Doctor of Law

Phone and video consultations available — Fast appointments

Book an appointment
First consultation 30 minutes — €45

🔒 Confidentiel • Sans engagement • Réponse rapide