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Judges have sole discretion as to whether
Droit Immobilier

Judges have sole discretion as to whether

📅 Decision of 02 September 2026🔄 Updated on 11 October 2026⚖️ Cour de cassation👁️ 17 views📖 2 min read

The courts have sole discretion as to whether works carried out by the landlord pursuant to section 14 of the Act of 1 September 1948, as amended by the Act of 28 December 1964, have the effect of rendering the rented premises uninhabitable within the meaning of that provision.

Reference decision: Court of Cassation • No. 68-20.132 • 1970-01-08 • View the decision →

This decision provides important guidance on your property law. Here is what it changes for you.

The situation

The courts have sole discretion as to whether works carried out by the landlord pursuant to section 14 of the Act of 1 September 1948, as amended by the Act of 28 December 1964, have the effect of rendering the rented premises uninhabitable within the meaning of that provision.

What the law says

This decision confirms the fundamental principles of property law.

Key points to remember

  • Strictly comply with the legal time limits for appeals
  • Keep all your supporting documents (titles, deeds, correspondence)
  • Anticipate: preventive advice always costs less than litigation

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Legal information

  • Number: 68-20.132
  • Court: Cour de cassation

Keywords

droit immobilierjurisprudenceimmobilier

Practical use cases

1

Locataire à Paris face à des travaux devenus insupportables

Marc, locataire d'un appartement de 40 m² dans le 11e arrondissement de Paris, subit depuis 3 mois des travaux de rénovation lourds entrepris par son propriétaire. Les murs sont éventrés, l'eau et l'électricité sont coupées plusieurs jours par semaine, rendant le logement invivable. Son propriétaire invoque l'article 14 de la loi du 1er septembre 1948 pour justifier ces travaux.

Practical application:

Cette décision rappelle que c'est au juge, et non au propriétaire, de déterminer si les travaux rendent le logement inhabitable au sens de l'article 14. Marc doit saisir en urgence le juge des référés pour faire constater l'inhabitabilité et demander une expertise. Il doit conserver toutes les preuves (photos, courriers, attestations de coupures d'eau et d'électricité). Le juge pourra alors imposer au propriétaire de reloger Marc aux frais du propriétaire ou de suspendre les travaux.

2

Propriétaire à Lyon planifiant des rénovations locatives importantes

Sophie, propriétaire d'un immeuble ancien dans le 1er arrondissement de Lyon, souhaite réaliser d'importants travaux de mise aux normes dans un appartement loué selon la loi de 1948. Elle a prévu un budget de 80 000 € et six mois de chantier, incluant la réfection des planchers et le remplacement de la plomberie. Elle redoute que le locataire ne se retourne contre elle en invoquant l'inhabitabilité.

Practical application:

Cette jurisprudence lui rappelle que le juge appréciera souverainement l'impact des travaux sur l'habitabilité du logement. Avant d'entreprendre les travaux, Sophie doit faire réaliser un diagnostic technique par un expert pour évaluer si les travaux peuvent être réalisés sans rendre le logement inhabitable. Si le logement devient inhabitable, elle devra reloger le locataire ou lui verser une indemnité compensatrice. Elle a intérêt à négocier avec le locataire ses conditions de relogement avant le démarrage des travaux pour éviter un litige.

3

Acquéreur à Marseille d'un bien soumis à la loi de 1948

Jean, investisseur, envisage d'acheter un immeuble dans le 2e arrondissement de Marseille, dont deux appartements sont soumis à la loi de 1948. Il compte rénover rapidement pour augmenter les loyers, mais il ignore si les travaux peuvent lui permettre d'obtenir le départ des locataires. Il a prévu un budget de 150 000 € pour des travaux de ravalement et de mise aux normes.

Practical application:

Cette décision l'alerte sur le fait que les travaux ne lui donnent pas automatiquement le droit de libérer les lieux : seul un juge peut décider si les travaux rendent le logement inhabitable. Avant d'acheter, Jean doit faire expertiser l'état des bâtiments et les droits des locataires. Il doit aussi anticiper une éventuelle procédure judiciaire, avec les coûts et délais associés, ainsi que l'obligation de relogement définitive des locataires. Il devra intégrer ces risques dans son plan de financement.

Maître Cécile Zakine

About the author

Maître Cécile Zakine — Lawyer at the Alpes-Maritimes Bar, Doctor of Law. Every article in this magazine is based on the analysis of a real court decision, commented and put into perspective by Maître Zakine’s team.

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