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Droit Immobilier

Property case law: analysis and practical advice

📅 Décision du 06 May 1971⚖️ Cour de cassation📖 2 min de lecture

The Court of Appeal does not provide a legal basis for its decision when it refuses to order the removal of installations made by a co-owner in the common parts of a co-ownership building without investigating whether the co-ownership association had given its consent.

Reference decision: cc • N° 69-13.726 • 1971-05-06 • View the decision →

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The situation

The Court of Appeal does not provide a legal basis for its decision when it refuses to order the removal of installations made by a co-owner in the common parts of a co-ownership building without investigating whether the co-ownership association had given its consent.

What the law says

This decision confirms the fundamental principles of property law.

Key takeaways

  • Strictly comply with statutory time limits for appeals
  • Keep all supporting documents (title deeds, deeds, correspondence)
  • Plan ahead: preventive advice always costs less than litigation

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Informations juridiques

  • Numéro: 69-13.726
  • Juridiction: Cour de cassation
  • Date de décision: 06 mai 1971

Mots-clés

droit immobilierjurisprudenceimmobilier

Cas d'usage pratiques

1

Locataire installe un placard dans le couloir commun

Un propriétaire bailleur à Lyon a installé un placard de rangement dans le couloir de sa copropriété pour y stocker du matériel d'entretien destiné à son locataire, sans en informer le syndicat. Six mois plus tard, le syndic lui demande de retirer ce placard sous peine de poursuites, mais le bailleur estime que cela ne gêne personne.

Application pratique:

La décision de la Cour de cassation impose de vérifier si le syndicat des copropriétaires a donné son accord pour toute installation dans les parties communes. Ici, aucun accord n'a été donné, donc l'installation est illicite et le syndicat peut en exiger la suppression devant le tribunal. Le bailleur doit retirer le placard immédiatement pour éviter un procès. S'il souhaite le conserver, il doit faire voter une autorisation en assemblée générale et obtenir un accord écrit avant de le réinstaller.

2

Acheteur découvre une véranda non autorisée sur partie commune

Un primo-accédant a acheté un appartement à Paris avec un balcon transformé en véranda par l'ancien propriétaire. Après son emménagement, le syndicat lui réclame la démolition de cette véranda car elle empiète sur la façade, partie commune, sans autorisation. L'acheteur ignorait cette irrégularité et a investi 15 000 € dans des travaux de rénovation intérieure.

Application pratique:

Selon la jurisprudence, le juge ne peut pas refuser la suppression d'une installation dans les parties communes sans rechercher si le syndicat avait donné son accord. En l'espèce, aucun procès-verbal d'assemblée générale n'autorise la véranda, donc le syndicat est fondé à en exiger la démolition, même si l'acheteur n'est pas l'auteur de l'installation. L'acheteur doit vérifier les documents de copropriété et les procès-verbaux pour confirmer l'absence d'autorisation, puis négocier un délai avec le syndicat pour se retourner éventuellement contre son vendeur pour vice caché ou défaut d'information. À défaut d'accord, il risque une condamnation à démolir à ses frais.

3

Voisin gare sa moto dans la cour commune

Un copropriétaire à Marseille subit depuis deux ans le stationnement permanent d'une moto par son voisin dans la cour intérieure de l'immeuble, partie commune, sans qu'aucune décision d'assemblée générale ne l'autorise. Le syndic, saisi à plusieurs reprises, reste inactif, et le voisin refuse de déplacer son deux-roues.

Application pratique:

La décision de 1971 rappelle qu'aucune installation dans les parties communes n'est valable sans accord du syndicat ; le juge doit donc vérifier cet accord avant de refuser une demande de suppression. Le copropriétaire lésé peut invoquer cette jurisprudence pour exiger le retrait de la moto. Il doit d'abord adresser une mise en demeure au syndic pour qu'il agisse, puis, en l'absence de réaction, saisir lui-même le tribunal judiciaire afin d'obtenir la suppression de l'installation et éventuellement des dommages-intérêts pour trouble de jouissance. La charge de la preuve de l'accord incombe au voisin ou au syndicat, qui devront produire un procès-verbal d'assemblée générale l'autorisant.

Maître Cécile Zakine

À propos de l'auteur

Maître Cécile Zakine — Avocate au Barreau des Alpes-Maritimes, Docteur en Droit. Chaque article de ce magazine est rédigé à partir de l'analyse d'une décision de jurisprudence réelle, commentée et mise en perspective par les équipes de Maître Zakine.

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