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Droit Immobilier

Do not give a legal basis to their

📅 Décision du 16 March 1977⚖️ Cour de cassation👁️ 2 vues📖 2 min de lecture

Trial judges do not give a legal basis for their decision when, in order to leave part of the damages due to defects in the building to be borne by the employer, they merely state 'that he was wrong to want to economise too much', without otherwise characterising his fault.

Reference decision: cc • N° 75-14.596 • 1977-03-16 • View the decision →

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The situation

Trial judges do not give a legal basis for their decision when, in order to leave part of the damages due to defects in the building to be borne by the employer, they merely state 'that he was wrong to want to economise too much', without otherwise characterising his fault.

What the law says

This decision confirms the fundamental principles of property law.

Key points

  • Strictly comply with the statutory time limits for appeals
  • Keep all your supporting documents (title deeds, deeds, correspondence)
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Informations juridiques

  • Numéro: 75-14.596
  • Juridiction: Cour de cassation
  • Date de décision: 16 mars 1977

Mots-clés

droit immobilierjurisprudenceimmobilier

Cas d'usage pratiques

1

Acheteur à Lyon : malfaçons salle de bain et faible devis

Un primo-accédant achète à Lyon un appartement rénové. Six mois après, des infiltrations d'eau dans la salle de bain provoquent 8 000 € de dégâts. L'entreprise de rénovation soutient que l'acheteur a choisi le devis le moins cher et doit donc supporter une partie des frais.

Application pratique:

La décision de 1977 rappelle que le seul fait de vouloir faire des économies ne constitue pas une faute de l'acheteur. L'entreprise ne peut pas réduire sa responsabilité sans démontrer une faute précise (ex. : imposition de matériaux inadaptés). Conservez les devis comparatifs, les échanges écrits et les spécifications techniques. Exigez de l'entreprise qu'elle prouve concrètement votre prétendue faute avant d'accepter tout partage de responsabilité.

2

Bailleur à Bordeaux : fuite en toiture après travaux

Un propriétaire bailleur à Bordeaux fait refaire la toiture d'un immeuble locatif après avoir reçu trois devis. Des fuites apparaissent ensuite, causant 15 000 € de dommages aux locataires et aux parties communes. L'artisan invoque que le bailleur a voulu économiser en ne prenant pas d'architecte et en choisissant une entreprise moins chère.

Application pratique:

Cette jurisprudence empêche l'artisan de se dédouaner en invoquant seulement les économies recherchées par le maître d'ouvrage. Pour laisser une part des dommages à votre charge, il doit caractériser une faute réelle (ex. : refus d'un élément technique indispensable malgré son alerte). Rassemblez le contrat, les devis, les comptes rendus de chantier et les photos. Refusez toute proposition d'indemnisation partielle fondée uniquement sur le prix bas et, si besoin, faites établir un constat d'expert.

3

Copropriété à Paris : fissures en façade et économies votées

Un syndicat de copropriété à Paris fait réaliser un ravalement avec reprise de structure. Des fissures et infiltrations apparaissent dans les parties communes, pour un préjudice estimé à 50 000 €. L'entreprise attribue une part de responsabilité à la copropriété car elle a voté le devis le moins-disant pour limiter les charges.

Application pratique:

La Cour de cassation impose de caractériser une faute du maître d'ouvrage, et non une simple volonté d'économie. Le syndic doit donc conserver les procès-verbaux d'assemblée montrant le choix éclairé, les cahiers des charges et les rapports d'expertise. Face à l'entreprise, exigez la preuve d'une faute précise de la copropriété (ex. : modification des plans en cours de chantier). À défaut, réclamez la réparation intégrale des désordres.

Maître Cécile Zakine

À propos de l'auteur

Maître Cécile Zakine — Avocate au Barreau des Alpes-Maritimes, Docteur en Droit. Chaque article de ce magazine est rédigé à partir de l'analyse d'une décision de jurisprudence réelle, commentée et mise en perspective par les équipes de Maître Zakine.

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