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Droit Immobilier

According to Article R

📅 Décision du 03 September 2025⚖️ Cour de cassation👁️ 3 vues📖 2 min de lecture

According to Article R. 125-2-1 of the French Construction and Housing Code, as amended by Decree No. 2012-674 of 7 May 2012, the lift maintenance contract must include a clause fixing its duration, which may not be less than one year, and the terms for early termination, subject to three months' notice, where significant works, such as the replacement of the control cabinet of the installations, are carried out by a different contractor from the one holding the contract. It follows that the early termination of a contract concluded for three years and renewable annually by tacit renewal, then takes effect upon expiry of the notice period and not at the end of the intermediate contractual period.

Reference decision: Court of Cassation • No. 24-11.120 • 2025-09-03 • Consult the decision →

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The situation

According to Article R. 125-2-1 of the French Construction and Housing Code, as amended by Decree No. 2012-674 of 7 May 2012, the lift maintenance contract must include a clause fixing its duration, which may not be less than one year, and the terms for early termination, subject to three months' notice, where significant works, such as the replacement of the control cabinet of the installations, are carried out by a different contractor from the one holding the contract. It follows that the early termination of a contract concluded for three years and renewable annually by tacit renewal, then takes effect upon expiry of the notice period and not at the end of the intermediate contractual period.

What the law says

This decision confirms the fundamental principles of property law.

Key points to remember

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Informations juridiques

  • Numéro: 24-11.120
  • Juridiction: Cour de cassation
  • Date de décision: 03 septembre 2025

Mots-clés

droit immobilierjurisprudenceimmobilier

Cas d'usage pratiques

1

Bailleur lyonnais résilie un contrat d'ascenseur triennal

Propriétaire d'un immeuble de 8 appartements au 12 rue de la République, 69002 Lyon, M. Dupont a signé en 2022 un contrat d'entretien d'ascenseur de 3 ans avec la société AscenPro, renouvelable annuellement par tacite reconduction (2 400 €/an). En juin 2025, il confie le remplacement complet de l'armoire de commande à une autre entreprise, LiftModerne, pour un montant de 18 000 €.

Application pratique:

La décision de la Cour de cassation du 3 septembre 2025 confirme que le contrat doit prévoir une résiliation anticipée avec préavis de 3 mois en cas de travaux importants réalisés par une autre entreprise. M. Dupont peut donc adresser à AscenPro une lettre recommandée avec accusé de réception notifiant la résiliation, en visant l'article R. 125-2-1 du CCH et cette jurisprudence. Le contrat prendra fin 3 mois après la réception du courrier, sans attendre la prochaine échéance annuelle. Il doit conserver la preuve des travaux (devis, facture) pour justifier le motif.

2

Syndic niçois libéré d'un contrat d'entretien obsolète

La copropriété « Le Palais Azur », 5 avenue Jean Médecin, 06000 Nice, gérée par le syndic Cabinet Riviera, a un contrat d'entretien d'ascenseur de 3 ans avec la société AzurAscenseurs (3 600 €/an, tacite reconduction). En avril 2025, l'assemblée générale vote le remplacement complet de l'ascenseur par la société LiftCôte d'Azur pour 45 000 €. Le syndic souhaite résilier le contrat d'entretien en cours pour éviter de payer deux prestataires.

Application pratique:

Grâce à cette décision, le syndic peut notifier à AzurAscenseurs la résiliation anticipée en invoquant les travaux importants réalisés par LiftCôte d'Azur. Il doit envoyer un courrier recommandé avec AR mentionnant l'article R. 125-2-1 du CCH et la jurisprudence du 3 septembre 2025, en précisant que le contrat prendra fin à l'issue d'un préavis de 3 mois. Il est conseillé de joindre le PV d'assemblée générale et le devis des travaux. Le contrat cessera donc environ fin juillet 2025, et le syndic pourra signer un nouveau contrat de maintenance avec LiftCôte d'Azur.

3

Copropriétaire bordelais force la résiliation anticipée

Mme Martin, membre du conseil syndical de la copropriété « Les Chartrons », 15 quai des Chartrons, 33000 Bordeaux, constate que le syndic refuse de résilier le contrat d'entretien d'ascenseur avec la société Girondine Ascenseurs (1 800 €/an, renouvelable par tacite reconduction), alors qu'une autre entreprise, AquiLift, a remplacé l'armoire de commande en mai 2025 pour 30 000 €. Le syndic prétend qu'il faut attendre la fin de la période annuelle en décembre 2025.

Application pratique:

La décision du 3 septembre 2025 donne raison à Mme Martin : la résiliation anticipée intervient à l'expiration du préavis de 3 mois, et non en fin de période contractuelle intermédiaire. Elle doit exiger par écrit (lettre recommandée) que le syndic notifie sans délai la résiliation à Girondine Ascenseurs en visant l'article R. 125-2-1 du CCH et cette jurisprudence. Si le syndic persiste, elle peut inscrire la question à l'ordre du jour de la prochaine assemblée générale et, en dernier recours, saisir le tribunal judiciaire pour faire respecter le droit de la copropriété.

Maître Cécile Zakine

À propos de l'auteur

Maître Cécile Zakine — Avocate au Barreau des Alpes-Maritimes, Docteur en Droit. Chaque article de ce magazine est rédigé à partir de l'analyse d'une décision de jurisprudence réelle, commentée et mise en perspective par les équipes de Maître Zakine.

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