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Droit Immobilier

Are competent in order to give a

📅 Décision du 16 October 2018⚖️ Cour de cassation📖 2 min de lecture

The only courts competent to give an opinion prior to the decision to extend the measure of solitary confinement in detention beyond one year of a defendant, pursuant to Article R. 57-7-78 of the Code of Criminal Procedure, are the trial courts and the investigating chamber, according to the distinctions set out in Article 148-1 of the said Code. The prison administration therefore wrongly requested the Court of Cassation, seised of the appeal brought against a conviction decision, to give the opinion in question, since it follows from Article L. 411-2 of the Code of Judicial Organisation and the aforementioned text that that court lacks jurisdiction to rule, even in the form of an opinion, by way of an assessment on the merits, on the procedures for the execution of a pre-trial detention measure.

Reference decision: cc • N° 18-81.096 • 2018-10-16 • View the decision →

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The situation

The only courts competent to give an opinion prior to the decision to extend the measure of solitary confinement in detention beyond one year of a defendant, pursuant to Article R. 57-7-78 of the Code of Criminal Procedure, are the trial courts and the investigating chamber, according to the distinctions set out in Article 148-1 of the said Code. The prison administration therefore wrongly requested the Court of Cassation, seised of the appeal brought against a conviction decision, to give the opinion in question, since it follows from Article L. 411-2 of the Code of Judicial Organisation and the aforementioned text that that court lacks jurisdiction to rule, even in the form of an opinion, by way of an assessment on the merits, on the procedures for the execution of a pre-trial detention measure.

What the law says

This decision confirms the fundamental principles of property law.

Points to note

  • Strictly comply with the statutory time limits for appeals
  • Keep all your supporting documents (title deeds, instruments, correspondence)
  • Anticipate: preventive advice always costs less than litigation

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Informations juridiques

  • Numéro: 18-81.096
  • Juridiction: Cour de cassation
  • Date de décision: 16 octobre 2018

Mots-clés

droit immobilierjurisprudenceimmobilier

Cas d'usage pratiques

1

Litige locatif : saisir la mauvaise juridiction

M. Dupont, propriétaire d'un appartement à Lyon loué 900 €/mois, conteste une réduction de loyer demandée par son locataire pour insalubrité. Il saisit le tribunal de commerce au lieu du tribunal judiciaire, pensant que c'est une affaire commerciale.

Application pratique:

La décision du 16 octobre 2018 (n°18-81.096) rappelle que seules les juridictions expressément désignées par la loi sont compétentes. Pour un litige locatif, c'est le juge des contentieux de la protection du tribunal judiciaire qui est compétent, pas le tribunal de commerce. Vérifiez la compétence avant de saisir une juridiction, sous peine d'irrecevabilité. Conservez tous les échanges avec le locataire et respectez le délai de prescription de 3 ans pour les actions locatives.

2

Vice caché : demander un avis à la Cour de cassation

Mme Martin, primo-accédante à Bordeaux, découvre une fissure structurelle importante six mois après l'achat de sa maison à 280 000 €. Au lieu de saisir le tribunal judiciaire dans le délai de deux ans, elle écrit à la Cour de cassation pour obtenir un avis sur la validité de son action.

Application pratique:

Comme dans la décision de la Cour de cassation du 16 octobre 2018, une juridiction ne peut pas donner un simple avis sur une situation au fond si elle n'est pas la juridiction de jugement compétente. Pour un vice caché, vous devez impérativement engager une action devant le tribunal judiciaire dans les deux ans à compter de la découverte du vice. Ne perdez pas de temps à demander des avis consultatifs : seul un juge du fond peut trancher.

3

Copropriété : contester une décision devant la mauvaise autorité

M. Legrand, copropriétaire à Marseille, conteste une décision d'assemblée générale autorisant des travaux de 150 000 €. Il adresse un recours gracieux au maire au lieu de saisir le tribunal judiciaire dans les deux mois de la notification du procès-verbal.

Application pratique:

La décision du 16 octobre 2018 souligne que l'incompétence d'une autorité pour se prononcer sur une question de fond est d'ordre public. Pour contester une décision d'assemblée générale de copropriété, seule la saisine du tribunal judiciaire dans un délai de deux mois après notification est valable. Adresser une réclamation au maire ne suspend pas ce délai. Vérifiez immédiatement la juridiction compétente et agissez avant l'expiration du délai.

Maître Cécile Zakine

À propos de l'auteur

Maître Cécile Zakine — Avocate au Barreau des Alpes-Maritimes, Docteur en Droit. Chaque article de ce magazine est rédigé à partir de l'analyse d'une décision de jurisprudence réelle, commentée et mise en perspective par les équipes de Maître Zakine.

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Avertissement: Les analyses présentées sur ce site sont fournies à titre informatif uniquement et ne constituent pas des conseils juridiques personnalisés. Pour une consultation adaptée à votre situation, contactez un avocat.

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