Aller au contenu principal
The rental by a repatriated person of the property
Droit Immobilier

The rental by a repatriated person of the property

📅 Decision of 05 August 2026🔄 Updated on 17 October 2026⚖️ Cour de cassation👁️ 31 views📖 2 min read

The rental by a repatriated person of the property acquired with a loan granted for his resettlement in France, and subject to a condition subsequent of his personal operation of this property, by an accredited credit institution, no longer allows the borrower to rely on the legal protection measures established by the laws of 6 November 1969 and 15 July 1970 in favour of repatriated persons.

Reference decision: cc • N° 74-13.702 • 1976-01-28 • View the decision →

This decision sheds important light on your property law. Here is what it changes for you.

The situation

The rental by a repatriated person of the property acquired with a loan granted for his resettlement in France, and subject to a condition subsequent of his personal operation of this property, by an accredited credit institution, no longer allows the borrower to rely on the legal protection measures established by the laws of 6 November 1969 and 15 July 1970 in favour of repatriated persons.

What the law says

This decision confirms the fundamental principles of property law.

Key points to remember

  • Strictly respect the statutory time limits for appeals
  • Keep all your supporting documents (title deeds, instruments, correspondence)
  • Anticipate: preventive advice always costs less than litigation

For an analysis of your situation: 30-minute consultation at €45 with Maître Zakine.

📌 Does this apply to your situation? Maître Cécile Zakine, French real estate lawyer, practises throughout France.
→ Prendre RDV pour une consultation droit du travail  |  → Browse all our legal articles

Legal information

  • Number: 74-13.702
  • Court: Cour de cassation

Keywords

droit immobilierjurisprudenceimmobilier

Practical use cases

1

Repatrié souhaitant louer son exploitation agricole

Monsieur P., rapatrié d’Algérie en 1962, a acquis une exploitation viticole de 12 hectares à Béziers (Hérault) en 1970 grâce à un prêt de la Caisse de Crédit Agricole, sous condition résolutoire d’exploitation personnelle. Aujourd’hui âgé de 78 ans, il envisage de la louer à un jeune viticulteur pour compléter sa retraite.

Practical application:

Cette décision lui est directement applicable : s’il loue le bien, il perd immédiatement les mesures de protection (comme les délais de grâce ou les suspensions de poursuites) prévues par les lois de 1969 et 1970. Avant de signer un bail, il doit consulter un avocat spécialisé pour étudier des alternatives comme la vente en viager ou le fermage avec clause de réserve de propriété, afin de ne pas compromettre sa sécurité juridique.

2

Banque confrontée à un emprunteur rapatrié défaillant

La Société Générale à Marseille a octroyé en 1975 un prêt conventionné à Madame L., rapatriée, pour l’achat d’un local commercial (boulangerie) avec condition résolutoire d’exploitation personnelle. En 1981, Madame L. a mis le fonds en location-gérance. Aujourd’hui, en difficulté financière, elle invoque les protections des rapatriés pour suspendre le recouvrement.

Practical application:

La banque peut se fonder sur la décision pour refuser ces protections : dès lors que le bien a été loué, l’emprunteur ne peut plus s’en prévaloir. Elle doit réunir les preuves de la location (bail, quittances) et notifier à Madame L. la déchéance de son statut protecteur, puis engager les poursuites classiques sans avoir à observer les contraintes spécifiques aux rapatriés.

3

Héritier envisageant de louer le bien du défunt

Suite au décès de son père, M. A. hérite d’une maison d’habitation à Nice (Alpes-Maritimes) acquise en 1972 via un prêt rapatrié. Le père exploitait personnellement un atelier de réparation au rez-de-chaussée. M. A., fonctionnaire à Lyon, souhaite louer l’intégralité du bien pour dégager un revenu complémentaire tout en remboursant le solde du prêt (environ 15 000 €).

Practical application:

Même si la location n’est pas le fait du bénéficiaire initial, le contrat de prêt et la condition résolutoire sont attachés au bien. Il doit d’abord vérifier si son père a déjà loué le bien de son vivant : si oui, les protections sont éteintes et la banque pourrait exiger le remboursement immédiat. Avant toute mise en location, il doit consulter l’acte de prêt et un notaire pour évaluer le risque de déchéance et, le cas échéant, négocier un avenant avec l’organisme prêteur.

Maître Cécile Zakine

About the author

Maître Cécile Zakine — Lawyer at the Alpes-Maritimes Bar, Doctor of Law. Every article in this magazine is based on the analysis of a real court decision, commented and put into perspective by Maître Zakine’s team.

Book an appointment →

Disclaimer: The analysis presented on this site is for informational purposes only and does not constitute personalised legal advice. For advice tailored to your situation, contact a qualified lawyer.

★★★★★4.9/5 — Google Reviews

Does this affect you?

Consult Maître Zakine — lawyer, Doctor of Law. Fast, clear answer.

Book a consultation →

🔒 Confidential · No obligation

📬 Get legal updates

One legal analysis per week, straight to your inbox. Free, no spam.

🔒 1-click unsubscribe · GDPR compliant

★★★★★4.9/5 — Avis Google

Maître Zakine, Doctor of Law

Phone and video consultations available — Fast appointments

Book an appointment
First consultation 30 minutes — €45

🔒 Confidentiel • Sans engagement • Réponse rapide