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Droit Foncier

C'est l'avis de mise en recouvrement

📅 Décision du 22 mai 1978⚖️ Cour de cassation📖 2 min de lecture

C'est l'avis de mise en recouvrement émis par l'administration des impôts en vue d'obtenir le paiement des sommes qu'elle prétend lui être dues qui est seul susceptible, aux termes de l'article 1932 du Code général des impôts, de faire l'objet d'un recours contentieux, et non l'avis de redressement.

Décision de référence : cc • N° 77-10.472 • 1978-05-22 • Consulter la décision →

Cette décision apporte un éclairage important sur votre droit immobilier. Voici ce qu'elle change pour vous.

La situation

C'est l'avis de mise en recouvrement émis par l'administration des impôts en vue d'obtenir le paiement des sommes qu'elle prétend lui être dues qui est seul susceptible, aux termes de l'article 1932 du Code général des impôts, de faire l'objet d'un recours contentieux, et non l'avis de redressement.

Ce que dit la loi

Cette décision confirme les principes fondamentaux du droit de la propriété.

Points à retenir

  • Respectez scrupuleusement les délais légaux de recours
  • Conservez tous vos documents justificatifs (titres, actes, courriers)
  • Anticipez : un conseil préventif coûte toujours moins cher qu'un litige

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Informations juridiques

  • Numéro: 77-10.472
  • Juridiction: Cour de cassation
  • Date de décision: 22 mai 1978

Mots-clés

droit immobilierjurisprudencefoncier

Cas d'usage pratiques

1

Propriétaire bailleur à Lyon conteste un redressement fiscal

M. Dupont, propriétaire d’un appartement loué 900 € par mois à Lyon, reçoit un avis de redressement de 2 500 € de l’administration fiscale pour charges locatives non justifiées. Il souhaite immédiatement saisir le tribunal administratif pour contester cette somme.

Application pratique:

Selon la décision de la Cour de cassation du 22 mai 1978, seul l’avis de mise en recouvrement (le document officiel exigeant le paiement) peut faire l’objet d’un recours contentieux, pas l’avis de redressement. M. Dupont ne doit donc pas saisir le tribunal maintenant. Il doit attendre de recevoir l’avis de mise en recouvrement, puis il disposera de deux mois pour déposer un recours devant le tribunal administratif. En attendant, il peut toujours adresser des observations à l’administration fiscale pour tenter de régler le litige à l’amiable.

2

Primo-accédant à Bordeaux face à une taxe foncière excessive

Mme Martin a acheté sa première maison à Bordeaux il y a six mois. Elle reçoit un avis de redressement de 1 200 € concernant la taxe foncière, l’administration estimant que la valeur cadastrale a été mal évaluée. Elle veut contester immédiatement devant un juge.

Application pratique:

La décision du 22 mai 1978 impose de ne contester en justice que l’avis de mise en recouvrement, et non l’avis de redressement. Mme Martin doit donc patienter jusqu’à la réception de l’avis de mise en recouvrement, puis elle aura deux mois pour former un recours contentieux. En pratique, elle doit conserver tous les documents prouvant le prix d’achat et la valeur cadastrale initiale, et elle peut déjà adresser des réclamations gracieuses auprès du centre des impôts.

3

Copropriétaire à Nice conteste l’impôt sur plus-value immobilière

M. Rossi, copropriétaire à Nice, a vendu une place de parking pour 15 000 €. L’administration fiscale lui envoie un avis de redressement de 4 000 € au titre de la plus-value immobilière. Il est en désaccord et envisage d’intenter une action en justice dès maintenant.

Application pratique:

Conformément à la jurisprudence du 22 mai 1978, seul l’avis de mise en recouvrement est susceptible de recours contentieux, pas l’avis de redressement. M. Rossi ne peut pas saisir le tribunal administratif sur la base de l’avis de redressement. Il doit attendre l’avis de mise en recouvrement, puis déposer un recours dans le délai de deux mois suivant sa notification. Il est conseillé de rassembler tous les justificatifs de la vente et de la valeur d’acquisition pour préparer sa défense.

Maître Cécile Zakine

À propos de l'auteur

Maître Cécile Zakine — Avocate au Barreau des Alpes-Maritimes, Docteur en Droit. Chaque article de ce magazine est rédigé à partir de l'analyse d'une décision de jurisprudence réelle, commentée et mise en perspective par les équipes de Maître Zakine.

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