Droit Immobilier

Doit être cassé l'arrêt qui, pour

📅 Décision du 28 avril 1993⚖️ Cour de cassation👁️ 4 vues📖 2 min de lecture

Doit être cassé l'arrêt qui, pour débouter une association syndicale libre de ses demandes en paiement de charges de gestion, retient que rien ne permet de penser que l'acte constitutif de l'association et organisant une " unité d'ensemble ", avec servitudes réciproques, équipements et services communs, et créant l'association syndicale, ait été porté à la connaissance de propriétaires, alors que le règlement de copropriété et les actes de vente mentionnaient que les vendeurs étaient, suivant acte authentique et publié, convenus de constituer une association syndicale qui restera entre tous les copropriétaires de l'ensemble et que les acquéreurs déclaraient adhérer aux obligations résultant du règlement de copropriété et contracter sous les charges et conditions de ce règlement qui stipulait que la participation aux dépenses de l'association syndicale entrait dans les charges communes.

Décision de référence : cc • N° 90-18.182 • 1993-04-28 • Consulter la décision →

Cette décision apporte un éclairage important sur votre droit immobilier. Voici ce qu'elle change pour vous.

La situation

Doit être cassé l'arrêt qui, pour débouter une association syndicale libre de ses demandes en paiement de charges de gestion, retient que rien ne permet de penser que l'acte constitutif de l'association et organisant une " unité d'ensemble ", avec servitudes réciproques, équipements et services communs, et créant l'association syndicale, ait été porté à la connaissance de propriétaires, alors que le règlement de copropriété et les actes de vente mentionnaient que les vendeurs étaient, suivant acte authentique et publié, convenus de constituer une association syndicale qui restera entre tous les copropriétaires de l'ensemble et que les acquéreurs déclaraient adhérer aux obligations résultant du règlement de copropriété et contracter sous les charges et conditions de ce règlement qui stipulait que la participation aux dépenses de l'association syndicale entrait dans les charges communes.

Ce que dit la loi

Cette décision confirme les principes fondamentaux du droit de la propriété.

Points à retenir

  • Respectez scrupuleusement les délais légaux de recours
  • Conservez tous vos documents justificatifs (titres, actes, courriers)
  • Anticipez : un conseil préventif coûte toujours moins cher qu'un litige

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Informations juridiques

  • Numéro: 90-18.182
  • Juridiction: Cour de cassation
  • Date de décision: 28 avril 1993

Mots-clés

droit immobilierjurisprudenceimmobilier

Cas d'usage pratiques

1

Refus de payer les charges d'une association syndicale libre dans un lotissement

M. Dupont, propriétaire d'une maison à Saint-Paul-lès-Dax, conteste depuis 3 ans le paiement des charges annuelles de 600 € réclamées par l'association syndicale libre qui gère la piscine et les espaces verts communs. Il n'a jamais signé ses statuts et n'en a pas été informé lors de l'achat, il y a 5 ans.

Application pratique:

Selon la jurisprudence, la mention de l'association syndicale dans le règlement de copropriété et l'acte de vente rend les charges obligatoires, même sans information directe sur les statuts. Vérifiez votre titre de propriété et le règlement : l'obligation de contribution y figure probablement. Réglez les impayés pour éviter une procédure judiciaire coûteuse et des intérêts de retard. Demandez à l'association la transparence sur les comptes et votez en assemblée générale pour contrôler les dépenses.

2

Acheteur primo-accédant surpris par des charges d'association inconnues

Julie et Thomas, jeunes primo-accédants, viennent d'acquérir un appartement à Montpellier dans une résidence avec jardins partagés. Un mois après l'achat, ils reçoivent un appel de fonds de 800 € pour l'entretien annuel, émis par une association syndicale libre dont leur notaire avait simplement mentionné l'existence sans détail.

Application pratique:

L'arrêt de 1993 vous est opposable : en adhérant au règlement de copropriété via l'acte de vente, vous avez accepté les charges de l'association, même sans connaissance précise de son acte constitutif. Vérifiez immédiatement votre acte authentique pour confirmer cette mention. Budgetisez ces charges désormais ; demandez le budget prévisionnel et les statuts de l'association. En cas de charges excessives, vous pouvez les contester en assemblée, mais payez d'abord pour éviter les pénalités de retard.

3

Bailleur négligeant les charges d'une association gérant voirie et parkings

Mme Legrand, investisseuse locative à Lyon, possède un studio dans un immeuble dont l'association syndicale libre entretient une voirie privée commune et un parking. Elle ne paie plus les charges annuelles de 350 € depuis 2 ans, estimant ne pas avoir été clairement informée de ces obligations lors de l'achat.

Application pratique:

La décision de la Cour de cassation vous impose de payer, car les actes et le règlement mentionnent l'association, même si vous n'avez pas eu connaissance de son fonctionnement détaillé. Régularisez vos impayés rapidement pour stopper la dégradation des équipements dont se plaint votre locataire. Ces charges sont déductibles de vos revenus fonciers. Informez vos futurs locataires de l'existence de l'association dans le bail pour éviter tout malentendu.

Maître Cécile Zakine

À propos de l'auteur

Maître Cécile Zakine — Avocate au Barreau des Alpes-Maritimes, Docteur en Droit. Chaque article de ce magazine est rédigé à partir de l'analyse d'une décision de jurisprudence réelle, commentée et mise en perspective par les équipes de Maître Zakine.

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