Droit Immobilier

Doit être cassée l'ordonnance

📅 Décision du 29 juin 1976⚖️ Cour de cassation📖 2 min de lecture

Doit être cassée l'ordonnance d'expropriation rendue au vu de notifications individuelles postérieures à l'ouverture de l'enquête parcellaire.

Décision de référence : cc • N° 75-70.443 • 1976-06-29 • Consulter la décision →

Cette décision apporte un éclairage important sur votre droit immobilier. Voici ce qu'elle change pour vous.

La situation

Doit être cassée l'ordonnance d'expropriation rendue au vu de notifications individuelles postérieures à l'ouverture de l'enquête parcellaire.

Ce que dit la loi

Cette décision confirme les principes fondamentaux du droit de la propriété.

Points à retenir

  • Respectez scrupuleusement les délais légaux de recours
  • Conservez tous vos documents justificatifs (titres, actes, courriers)
  • Anticipez : un conseil préventif coûte toujours moins cher qu'un litige

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Informations juridiques

  • Numéro: 75-70.443
  • Juridiction: Cour de cassation
  • Date de décision: 29 juin 1976

Mots-clés

droit immobilierjurisprudenceimmobilier

Cas d'usage pratiques

1

Propriétaire bailleur exproprié pour extension de tramway à Nantes

M. Dupont, propriétaire bailleur à Nantes, loue un immeuble de rapport estimé à 450 000 €. La métropole engage une expropriation pour prolonger une ligne de tramway. L'enquête parcellaire est ouverte le 1er mars 2024, mais M. Dupont ne reçoit sa notification individuelle que le 10 mars 2024.

Application pratique:

Selon la décision du 29 juin 1976, l'ordonnance d'expropriation doit être cassée si les notifications individuelles sont postérieures à l'ouverture de l'enquête parcellaire. M. Dupont doit conserver l'enveloppe et l'accusé de réception prouvant la date du 10 mars, puis saisir le juge de l'expropriation dans un délai de deux mois à compter de la notification de l'ordonnance pour en demander l'annulation. Il est conseillé de consulter un avocat spécialisé pour rédiger le recours.

2

Primo-accédant découvrant une expropriation irrégulière à Lyon

Mme Martin, primo-accédante à Lyon, a acheté une petite maison de 180 000 € en janvier 2024. En mai 2024, elle apprend qu'un élargissement de voirie est prévu et qu'une ordonnance d'expropriation a été rendue. En vérifiant le dossier, elle constate que la notification individuelle de l'enquête parcellaire lui a été adressée après le début de cette enquête.

Application pratique:

La jurisprudence du 29 juin 1976 impose la cassation de l'ordonnance d'expropriation lorsque les notifications sont tardives. Mme Martin doit immédiatement rassembler les preuves de la date d'envoi et de réception (courrier recommandé, cachet de la poste), puis former un recours devant le juge de l'expropriation dans les deux mois suivant la notification de l'ordonnance. Elle peut demander l'annulation de la procédure et, si besoin, une consultation préventive pour évaluer ses chances de succès.

3

Syndicat de copropriétaires contestant l'expropriation d'une cour à Marseille

Dans une copropriété marseillaise, le syndicat des copropriétaires est informé qu'une partie de la cour commune (environ 80 m²) doit être expropriée pour créer un parking souterrain municipal. L'enquête parcellaire est ouverte le 15 février 2024, mais le syndic ne reçoit la notification individuelle destinée au syndicat que le 25 février 2024.

Application pratique:

Conformément à la décision de 1976, une notification individuelle postérieure à l'ouverture de l'enquête parcellaire entraîne la cassation de l'ordonnance d'expropriation. Le syndic doit convoquer une assemblée générale extraordinaire pour autoriser le syndicat à agir en justice, puis déposer un recours devant le juge de l'expropriation dans les deux mois suivant la notification de l'ordonnance. Il est essentiel de conserver la preuve de la date de réception de la notification et de mandater un avocat en droit immobilier.

Maître Cécile Zakine

À propos de l'auteur

Maître Cécile Zakine — Avocate au Barreau des Alpes-Maritimes, Docteur en Droit. Chaque article de ce magazine est rédigé à partir de l'analyse d'une décision de jurisprudence réelle, commentée et mise en perspective par les équipes de Maître Zakine.

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