Droit Immobilier

Doit être réputée non écrite la clause

📅 Décision du 12 mars 1997⚖️ Cour de cassation👁️ 2 vues📖 2 min de lecture

Doit être réputée non écrite la clause du règlement de copropriété autorisant un copropriétaire à effectuer sans autorisation de l'assemblée générale des travaux, même précisément définis, sur les parties communes de l'immeuble.

Décision de référence : cc • N° 95-15.953 • 1997-03-12 • Consulter la décision →

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La situation

Doit être réputée non écrite la clause du règlement de copropriété autorisant un copropriétaire à effectuer sans autorisation de l'assemblée générale des travaux, même précisément définis, sur les parties communes de l'immeuble.

Ce que dit la loi

Cette décision confirme les principes fondamentaux du droit de la propriété.

Points à retenir

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Informations juridiques

  • Numéro: 95-15.953
  • Juridiction: Cour de cassation
  • Date de décision: 12 mars 1997

Mots-clés

droit immobilierjurisprudenceimmobilier

Cas d'usage pratiques

1

Bailleur parisien installe une climatisation sans autorisation

Propriétaire d’un appartement en location dans le 16e arrondissement de Paris, il fait poser un climatiseur extérieur sur la façade commune en mai 2024 pour 3 000 €, se fiant à une clause du règlement de copropriété de 1980 qui l’y autorise. Le syndic lui réclame la dépose immédiate, déclenchant un conflit.

Application pratique:

La clause est réputée non écrite : tout travail sur parties communes exige un vote en assemblée générale. Le bailleur doit solliciter une autorisation rétroactive en convoquant une AG extraordinaire, faute de quoi il risque une action en référé pour remise en état. Il est conseillé de négocier avec le syndic et de préparer un dossier technique pour l’AG, en expliquant que l’installation ne compromet pas l’esthétique ni la sécurité de l’immeuble.

2

Primo-accédant lyonnais face à une clause de terrasse privative

Jeune acquéreur d’un T2 à Lyon 3e (180 000 € + 15 000 € de travaux) depuis juillet 2024, il découvre dans le règlement de 1995 une clause permettant au local commercial du rez-de-chaussée d’aménager une terrasse de 20 m² (coût 10 000 €) sur la cour commune sans vote. Le commerçant prévoit les travaux, menaçant la vue et la luminosité de l’appartement.

Application pratique:

La clause n’a aucune valeur juridique : seul un vote de l’assemblée générale peut autoriser de tels travaux. Le copropriétaire doit immédiatement alerter le syndic par lettre recommandée, mobiliser les autres copropriétaires pour inscrire la question à l’ordre du jour de la prochaine AG, et voter contre. Si les travaux débutent malgré tout, un référé peut les stopper et exiger la remise en état de la cour.

3

Conflit marseillais autour d’un velux sur le toit

Dans une copropriété des années 1970 à Marseille 8e, le propriétaire du dernier étage souhaite percer un velux de 1,2 m × 0,8 m (devis : 4 500 €) dans la toiture commune, invoquant une clause du règlement qui le permettrait sans autorisation. Les 10 autres copropriétaires s’opposent, craignant des infiltrations et une dégradation de la structure, et le syndic hésite.

Application pratique:

La clause est non avenue ; les parties communes restent soumises à la décision collective. Les opposants doivent exiger une AG extraordinaire pour statuer sur le projet et, en attendant, mettre en demeure le copropriétaire de ne pas engager les travaux. En cas de passage à l’acte, une assignation en référé permettra d’obtenir l’arrêt du chantier et la remise en conformité, aux frais du contrevenant.

Maître Cécile Zakine

À propos de l'auteur

Maître Cécile Zakine — Avocate au Barreau des Alpes-Maritimes, Docteur en Droit. Chaque article de ce magazine est rédigé à partir de l'analyse d'une décision de jurisprudence réelle, commentée et mise en perspective par les équipes de Maître Zakine.

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Avocat Maître Zakine, Docteur En Droit

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