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Encourt la cassation l'arrêt qui impute faute au notaire sans exiger le chèque de banque
Droit Immobilier

Encourt la cassation l'arrêt qui impute faute au notaire sans exiger le chèque de banque

📅 Décision du 15 février 2005⚖️ Cour de cassation👁️ 9 vues📖 2 min de lecture

Encourt la cassation l'arrêt qui impute faute à un notaire d'avoir accepté d'instrumenter un acte sans être couvert par un chèque de banque et d'avoir donné quittance dans l'acte authentique, alors que l'exigence de la remise d'un chèque de banque n'ayant pas un caractère d'ordre public, le notaire ne pouvait refuser d'instrumenter l'acte requis.

Décision de référence : cc • N° 03-10.946 • 2005-02-15 • Consulter la décision →

Cette décision apporte un éclairage important sur votre droit immobilier. Voici ce qu'elle change pour vous.

La situation

Encourt la cassation l'arrêt qui impute faute à un notaire d'avoir accepté d'instrumenter un acte sans être couvert par un chèque de banque et d'avoir donné quittance dans l'acte authentique, alors que l'exigence de la remise d'un chèque de banque n'ayant pas un caractère d'ordre public, le notaire ne pouvait refuser d'instrumenter l'acte requis.

Ce que dit la loi

Cette décision confirme les principes fondamentaux du droit de la propriété.

Points à retenir

  • Respectez scrupuleusement les délais légaux de recours
  • Conservez tous vos documents justificatifs (titres, actes, courriers)
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Informations juridiques

  • Numéro: 03-10.946
  • Juridiction: Cour de cassation
  • Date de décision: 15 février 2005

Mots-clés

droit immobilierjurisprudenceimmobilier

Cas d'usage pratiques

1

Acheteur primo-accédant confronté à un notaire exigeant

À Lyon, un jeune couple achète un appartement de 250 000 €. Après la signature du compromis, leur banque leur remet un chèque classique de 30 000 € pour l’apport personnel, au lieu d’un chèque de banque. Le notaire hésite à recevoir les fonds, retardant la signature de l’acte authentique et risquant de faire échouer la vente.

Application pratique:

La décision de la Cour de cassation confirme que l’exigence d’un chèque de banque n’a pas un caractère d’ordre public : le notaire ne peut refuser d’instrumenter pour ce motif. Les acheteurs peuvent donc insister pour que le notaire accepte le chèque classique et procède à la vente sans délai. Il est conseillé de lui présenter cette jurisprudence (Cass. civ., 15 fév. 2005, n° 03-10.946) pour débloquer la situation.

2

Vendeur pressé par un notaire trop prudent

À Nice, un retraité vend sa villa 800 000 € pour emménager dans une résidence senior. L’acquéreur remet un ordre de virement certifié par sa banque, et non un chèque de banque. Le notaire de l’acquéreur exige un chèque de banque et menace de reporter la vente, mettant en péril la chaîne d’achat du vendeur.

Application pratique:

L’arrêt rappelle que le notaire ne peut imposer un mode de paiement spécifique : un ordre de virement certifié est parfaitement valable. Le vendeur peut donc sommer le notaire de respecter l’échéance en invoquant la décision du 15 février 2005, et ainsi éviter des pénalités de retard ou l’annulation de son propre achat. Conserver une trace écrite de cette demande est essentiel.

3

Investisseur immobilier face à un blocage de fonds

À Bordeaux, un investisseur achète un local commercial de 500 000 € avec un prêt devant être débloqué avant une date limite pour bénéficier d’un avantage fiscal. La banque émet une attestation de dépôt des fonds sur le compte du notaire, sans chèque de banque. Le notaire refuse initialement de considérer les fonds comme disponibles, bloquant la signature.

Application pratique:

La Cour de cassation a jugé que le défaut de chèque de banque ne justifie pas le refus d’instrumenter. L’investisseur doit mettre en demeure le notaire de constater la réception des fonds via l’attestation bancaire, en s’appuyant sur cette jurisprudence. Cela permet de signer l’acte dans les temps et de sécuriser l’avantage fiscal sans coût supplémentaire.

Maître Cécile Zakine

À propos de l'auteur

Maître Cécile Zakine — Avocate au Barreau des Alpes-Maritimes, Docteur en Droit. Chaque article de ce magazine est rédigé à partir de l'analyse d'une décision de jurisprudence réelle, commentée et mise en perspective par les équipes de Maître Zakine.

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