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Droit Immobilier

Est recevable l'action en justice

📅 Décision du 01 février 1983⚖️ Cour de cassation📖 2 min de lecture

Est recevable l'action en justice intentée par le syndic au nom du syndicat de copropriété sans l'autorisation de l'assemblée générale des copropriétaires dès lors que cette action a été ratifiée.

Décision de référence : cc • N° 81-14.539 • 1983-02-01 • Consulter la décision →

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La situation

Est recevable l'action en justice intentée par le syndic au nom du syndicat de copropriété sans l'autorisation de l'assemblée générale des copropriétaires dès lors que cette action a été ratifiée.

Ce que dit la loi

Cette décision confirme les principes fondamentaux du droit de la propriété.

Points à retenir

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Informations juridiques

  • Numéro: 81-14.539
  • Juridiction: Cour de cassation
  • Date de décision: 01 février 1983

Mots-clés

droit immobilierjurisprudenceimmobilier

Cas d'usage pratiques

1

Propriétaire bailleur : action du syndic ratifiée

M. Martin, propriétaire bailleur d'un appartement à Lyon (8e arrondissement), constate des fissures importantes liées à un vice de construction. Le syndic engage une action en justice contre le promoteur sans autorisation préalable de l'assemblée générale. Trois mois plus tard, l'assemblée générale ratifie cette action.

Application pratique:

La décision de 1983 confirme que l'action reste recevable si elle est ratifiée, même après son introduction. M. Martin doit vérifier que la ratification figure explicitement au procès-verbal de l'assemblée générale et qu'elle est intervenue avant que le juge ne statue sur la recevabilité. Il doit conserver tous les courriers du syndic et le PV comme preuves. S'il subit un préjudice locatif (perte de loyers), il peut demander à se joindre à l'action en respectant les délais de prescription.

2

Jeune accédant : vice caché et action du syndic

Mme Lefèvre, primo-accédante à Bordeaux, achète un appartement dans une copropriété récente. Après emménagement, elle découvre des infiltrations d'eau en toiture. Le syndic a lancé une procédure contre le promoteur sans vote préalable de l'assemblée générale ; l'assemblée ratifie cette décision six mois plus tard.

Application pratique:

Conformément à la jurisprudence, l'action intentée sans autorisation préalable devient valable grâce à la ratification. Mme Lefèvre doit s'assurer que la ratification a été adoptée selon les règles de majorité et qu'elle est bien inscrite à l'ordre du jour de l'assemblée générale. Elle doit signaler les désordres par lettre recommandée au syndic et conserver son acte de vente. Plutôt que d'agir individuellement, elle peut adhérer à l'action collective du syndicat pour éviter des frais supplémentaires.

3

Copropriétaire contestataire : ratification écarte l'irrecevabilité

M. Durand, copropriétaire à Marseille, conteste l'action intentée par le syndic contre un voisin qui empiète sur les parties communes, au motif que le syndic n'avait pas obtenu l'autorisation préalable de l'assemblée générale. L'assemblée générale a pourtant ratifié l'action à la majorité requise.

Application pratique:

La décision de 1983 écarte l'irrecevabilité dès lors qu'une ratification postérieure est intervenue. M. Durand doit vérifier que la ratification a bien été adoptée dans le respect des règles de majorité et des délais légaux. S'il souhaite contester la validité de la ratification, il doit agir en justice dans les deux mois suivant la notification du procès-verbal. À défaut, il doit se conformer à la décision collective et ne pas entraver la procédure, sous peine d'engager sa responsabilité.

Maître Cécile Zakine

À propos de l'auteur

Maître Cécile Zakine — Avocate au Barreau des Alpes-Maritimes, Docteur en Droit. Chaque article de ce magazine est rédigé à partir de l'analyse d'une décision de jurisprudence réelle, commentée et mise en perspective par les équipes de Maître Zakine.

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