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Droit Immobilier

Est réputée non écrite, en application

📅 Décision du 18 décembre 2002⚖️ Cour de cassation👁️ 1 vues📖 2 min de lecture

Est réputée non écrite, en application de l'article 43 de la loi du 10 juillet 1965, la clause d'un règlement de copropriété prévoyant que les fonctions de membre du conseil syndical ne pouvaient être exercées que par des copropriétaires à jour de leurs obligations financières envers le syndicat, tout copropriétaire pouvant être désigné par l'assemblée générale comme membre du conseil syndical en vertu des dispositions d'ordre public de l'article 21 de la même loi.

Décision de référence : cc • N° 01-12.269 • 2002-12-18 • Consulter la décision →

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La situation

Est réputée non écrite, en application de l'article 43 de la loi du 10 juillet 1965, la clause d'un règlement de copropriété prévoyant que les fonctions de membre du conseil syndical ne pouvaient être exercées que par des copropriétaires à jour de leurs obligations financières envers le syndicat, tout copropriétaire pouvant être désigné par l'assemblée générale comme membre du conseil syndical en vertu des dispositions d'ordre public de l'article 21 de la même loi.

Ce que dit la loi

Cette décision confirme les principes fondamentaux du droit de la propriété.

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Informations juridiques

  • Numéro: 01-12.269
  • Juridiction: Cour de cassation
  • Date de décision: 18 décembre 2002

Mots-clés

droit immobilierjurisprudenceimmobilier

Cas d'usage pratiques

1

Bailleur à Lyon veut intégrer le conseil syndical

Propriétaire bailleur d'un appartement à Lyon, M. Durand est en désaccord avec le syndicat sur des charges de chauffage collectif qu'il conteste (1 800 € impayés). Le règlement de copropriété exige d'être à jour de ses charges pour être membre du conseil syndical, ce qui l'empêche de candidater.

Application pratique:

La Cour de cassation (18 déc. 2002, n° 01-12.269) juge non écrite une telle clause car l'article 21 de la loi du 10 juillet 1965 permet à tout copropriétaire d'être désigné au conseil syndical, sans condition de solvabilité. M. Durand peut donc exiger du syndic l'inscription de sa candidature à l'ordre du jour de la prochaine assemblée générale, malgré sa dette contestée. Si le syndic refuse, il doit adresser une lettre recommandée avec accusé de réception pour demander l'application de la loi et, à défaut, saisir le tribunal judiciaire pour faire annuler la clause et obtenir réparation.

2

Primo-accédant à Bordeaux face à une clause illicite

Mme Leroy, primo-accédante à Bordeaux, découvre lors de sa première assemblée générale un règlement de copropriété stipulant que seuls les copropriétaires sans aucune dette peuvent siéger au conseil syndical. Elle doit 350 € de charges de parking qu'elle conteste pour vice de calcul.

Application pratique:

Cette clause est réputée non écrite conformément à la décision du 18 décembre 2002 : l'article 21 de la loi de 1965 est d'ordre public et interdit toute restriction à l'éligibilité au conseil syndical. Mme Leroy doit signaler au syndic que la clause est illicite et demander son retrait de l'ordre du jour ou son inapplicabilité. Elle peut se porter candidate immédiatement, sans régler préalablement sa dette contestée. En cas de refus, elle peut faire constater la nullité de la clause par le tribunal judiciaire.

3

Copropriétaire marseillais en litige veut être élu

À Marseille, M. Benali conteste une décision d'assemblée générale ayant voté des travaux de toiture (sa quote-part : 4 200 €) qu'il estime irrégulière. Le règlement de copropriété l'empêche d'être membre du conseil syndical tant qu'il n'a pas soldé cette somme.

Application pratique:

La Cour de cassation a déclaré non écrite une clause conditionnant l'accès au conseil syndical au paiement des charges, car l'article 21 de la loi de 1965 prévoit que tout copropriétaire peut être désigné, sans restriction. M. Benali peut donc présenter sa candidature au conseil syndical lors de la prochaine assemblée, même avec sa dette litigieuse. Il doit notifier sa candidature au syndic par lettre recommandée avec accusé de réception avant la date limite, en invoquant la jurisprudence du 18 décembre 2002. En cas de rejet, il peut demander l'annulation de la décision de l'assemblée et la condamnation du syndicat à des dommages-intérêts.

Maître Cécile Zakine

À propos de l'auteur

Maître Cécile Zakine — Avocate au Barreau des Alpes-Maritimes, Docteur en Droit. Chaque article de ce magazine est rédigé à partir de l'analyse d'une décision de jurisprudence réelle, commentée et mise en perspective par les équipes de Maître Zakine.

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