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Révision d'un jugement : quand est-ce possible ?
Droit Immobilier

Révision d'un jugement : quand est-ce possible ?

📅 Décision du 03 juin 1996⚖️ Cour de cassation👁️ 6 vues📖 2 min de lecture

La requête en révision d'un jugement de condamnation pour diffamation publique envers des particuliers, par laquelle le condamné offre de rapporter la preuve de la vérité des faits diffamatoires est irrecevable, dès lors que, n'ayant pas usé, devant la juridiction répressive, des dispositions de l'article 55 de la loi du 29 juillet 1881, l'intéressé s'est trouvé déchu du droit d'administrer une telle preuve..

Décision de référence : cc • N° 00-96.016 • 1996-06-03 • Consulter la décision →

Cette décision apporte un éclairage important sur votre droit immobilier. Voici ce qu'elle change pour vous.

La situation

La requête en révision d'un jugement de condamnation pour diffamation publique envers des particuliers, par laquelle le condamné offre de rapporter la preuve de la vérité des faits diffamatoires est irrecevable, dès lors que, n'ayant pas usé, devant la juridiction répressive, des dispositions de l'article 55 de la loi du 29 juillet 1881, l'intéressé s'est trouvé déchu du droit d'administrer une telle preuve..

Ce que dit la loi

Cette décision confirme les principes fondamentaux du droit de la propriété.

Points à retenir

  • Respectez scrupuleusement les délais légaux de recours
  • Conservez tous vos documents justificatifs (titres, actes, courriers)
  • Anticipez : un conseil préventif coûte toujours moins cher qu'un litige

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Informations juridiques

  • Numéro: 00-96.016
  • Juridiction: Cour de cassation
  • Date de décision: 03 juin 1996

Mots-clés

droit immobilierjurisprudenceimmobilier

Cas d'usage pratiques

1

Vice caché : agir avant la forclusion

Vous avez acheté une maison à Lyon il y a 18 mois pour 350 000 €. Six mois après l’achat, des fissures apparaissent sur les murs porteurs. Vous avez contacté le vendeur, mais n’avez engagé aucune action judiciaire. Aujourd’hui, le délai de deux ans pour agir arrive à échéance.

Application pratique:

Comme dans la décision de référence où la preuve est irrecevable faute d’avoir été présentée au bon moment, si vous ne saisissez pas le juge avant la fin du délai légal, vous perdez définitivement le droit d’invoquer le vice caché et d’obtenir réparation. Faites réaliser sans délai une expertise judiciaire pour constater les désordres et assignez le vendeur afin de préserver vos droits. Conservez tous les échanges (courriers, mails) comme preuve de la découverte du vice.

2

Loyers impayés : ne pas laisser prescrire sa créance

Propriétaire d’un studio à Marseille, votre locataire ne paie plus son loyer de 550 € depuis 2 ans et demi. Vous avez multiplié les relances amiables, mais sans engager de procédure. La prescription de l’action en paiement des loyers est de 3 ans.

Application pratique:

Tout comme le condamné qui n’a pas utilisé la procédure de preuve en temps utile et s’est vu déchu de son droit, vous risquez de ne plus pouvoir réclamer les loyers les plus anciens si vous dépassez le délai de prescription. Adressez immédiatement un commandement de payer au locataire, puis saisissez le tribunal judiciaire pour obtenir un titre exécutoire. Rassemblez le bail, les avis d’échéance et l’historique des impayés pour étayer votre dossier.

3

Assemblée générale : contester dans les 2 mois

En copropriété à Paris, une décision de l’assemblée générale vous impose des travaux d’isolation pour 12 000 € votée il y a 3 mois. Vous estimez que cette résolution est irrégulière, mais vous n’avez pas encore intenté d’action en annulation.

Application pratique:

La solution retenue dans l’arrêt souligne que le non-respect des délais pour faire valoir ses droits entraîne leur perte. Ici, vous disposez d’un délai de deux mois à compter de la notification du procès-verbal pour assigner le syndicat des copropriétaires. Passé ce délai, votre contestation sera irrecevable et vous devrez payer les travaux. Consultez un avocat sans attendre pour vérifier les nullités éventuelles et envoyez l’assignation dans les délais légaux.

Maître Cécile Zakine

À propos de l'auteur

Maître Cécile Zakine — Avocate au Barreau des Alpes-Maritimes, Docteur en Droit. Chaque article de ce magazine est rédigé à partir de l'analyse d'une décision de jurisprudence réelle, commentée et mise en perspective par les équipes de Maître Zakine.

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Selon l'article 9 de la loi du 10 juillet 1965 fixant le statut de la copropriété des immeubles bâtis, chaque copropriétaire use et jouit librement des parties privatives comprises dans son lot, sous la condition de ne porter atteinte ni aux droits des autres copropriétaires, ni à la destination de l'immeuble. Encourt la cassation pour violation de la loi l'arrêt qui énonce qu'il résulte de l'examen des actes que les copropriétaires, lors de la mise en copropriété, ont entendu affecter une partie de l'immeuble non à un simple usage commercial non défini, mais à destination de garage, alors qu'un changement de la nature de l'activité commerciale dans un lot où le règlement de copropriété autorise l'exercice du commerce n'implique pas, par lui-même, une modification de la destination de l'immeuble et peut s'effectuer librement, sous réserve de ne porter atteinte ni aux droits des autres copropriétaires ni à des limitations conventionnelles justifiées par la destination de l'immeuble

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