Droit Immobilier

The action of a co-owner in

📅 Décision du 20 November 1985⚖️ Cour de cassation👁️ 5 vues📖 2 min de lecture

A co-owner's action to remove a garage built by another co-owner in a garden over which the latter only had exclusive enjoyment, aiming to restore to the common parts what the latter had wrongfully appropriated, is not subject to the ten-year limitation period.

Reference decision: Court of Cassation • No. 84-16.414 • 1985-11-20 • View decision →

This decision provides important insight into your property law. Here is what it means for you.

The situation

A co-owner's action to remove a garage built by another co-owner in a garden over which the latter only had exclusive enjoyment, aiming to restore to the common parts what the latter had wrongfully appropriated, is not subject to the ten-year limitation period.

What the law says

This decision confirms the fundamental principles of property law.

Key points

  • Strictly adhere to the legal time limits for bringing claims
  • Keep all your supporting documents (title deeds, instruments, correspondence)
  • Be proactive: preventive advice always costs less than litigation

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Informations juridiques

  • Numéro: 84-16.414
  • Juridiction: Cour de cassation
  • Date de décision: 20 novembre 1985

Mots-clés

droit immobilierjurisprudenceimmobilier

Cas d'usage pratiques

1

Abri de jardin construit il y a 12 ans sur une partie commune à jouissance exclusive

Dans une copropriété à Lyon, un copropriétaire a édifié un abri de jardin en dur il y a 12 ans sur un espace vert dont il avait la jouissance exclusive. Un autre copropriétaire, nouvellement arrivé, souhaite faire supprimer cette construction car elle empiète sur les parties communes et réduit l’esthétique de la résidence.

Application pratique:

La décision de la Cour de cassation du 20 novembre 1985 indique que l’action en suppression n’est pas soumise à la prescription de dix ans, car elle vise à protéger l’intégrité des parties communes. Vous pouvez donc agir même après 12 ans. Il est conseillé de rassembler le règlement de copropriété, des photos, et de saisir le syndic pour une mise en demeure, puis éventuellement le tribunal judiciaire.

2

Achat d’un appartement avec place de parking construite sans droit

À Nice, un primo-accédant achète un appartement en copropriété. Le vendeur lui a présenté une place de parking privative, mais après l’achat, il découvre que cette place a été construite il y a 8 ans sur une partie commune à jouissance exclusive, sans autorisation de l’assemblée générale.

Application pratique:

Grâce à la jurisprudence du 20 novembre 1985, vous pouvez exiger la démolition de cet emplacement car l’action en restitution d’une partie commune indûment appropriée est imprescriptible. Commencez par signaler la situation au syndic et demandez une convocation d’assemblée générale pour voter une action en justice. Conservez votre acte de vente et tout document attestant de l’absence d’autorisation.

3

Bailleur confronté à une véranda illicite sur le toit-terrasse commun

Propriétaire d’un immeuble à Paris, vous constatez qu’un ancien locataire avait construit une véranda il y a 15 ans sur le toit-terrasse, partie commune à jouissance exclusive d’un appartement. Vous souhaitez régulariser la situation pour valoriser l’immeuble et éviter des litiges entre copropriétaires.

Application pratique:

La décision de 1985 confirme que l’appropriation indue d’une partie commune peut être contestée à tout moment, sans délai de prescription. Vous devez inscrire le point à l’ordre du jour de la prochaine assemblée générale, faire voter une résolution pour engager une action en suppression, et mandater un avocat spécialisé. Pensez à rassembler les preuves de la date de construction et du caractère commun du toit.

Maître Cécile Zakine

À propos de l'auteur

Maître Cécile Zakine — Avocate au Barreau des Alpes-Maritimes, Docteur en Droit. Chaque article de ce magazine est rédigé à partir de l'analyse d'une décision de jurisprudence réelle, commentée et mise en perspective par les équipes de Maître Zakine.

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Avertissement: Les analyses présentées sur ce site sont fournies à titre informatif uniquement et ne constituent pas des conseils juridiques personnalisés. Pour une consultation adaptée à votre situation, contactez un avocat.

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