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Cour d'appel : quel contrôle en immobilier ?
Droit Immobilier

Cour d'appel : quel contrôle en immobilier ?

📅 Décision du 20 février 1991⚖️ Cour de cassation👁️ 10 vues📖 2 min de lecture

Le contrôle de la cour d'appel, saisie d'un recours en annulation d'une sentence arbitrale fondé sur l'article 1484-6° du nouveau Code de procédure civile, doit porter non sur la qualification que les arbitres ont donné de la convention liant les parties, même s'il est prétendu que celle-ci est régie par des dispositions d'ordre public, mais sur la solution donnée au litige, l'annulation n'étant encourue que dans la mesure où cette solution heurte l'ordre public.

Décision de référence : cc • N° 89-19.159 • 1991-02-20 • Consulter la décision →

Cette décision apporte un éclairage important sur votre droit immobilier. Voici ce qu'elle change pour vous.

La situation

Le contrôle de la cour d'appel, saisie d'un recours en annulation d'une sentence arbitrale fondé sur l'article 1484-6° du nouveau Code de procédure civile, doit porter non sur la qualification que les arbitres ont donné de la convention liant les parties, même s'il est prétendu que celle-ci est régie par des dispositions d'ordre public, mais sur la solution donnée au litige, l'annulation n'étant encourue que dans la mesure où cette solution heurte l'ordre public.

Ce que dit la loi

Cette décision confirme les principes fondamentaux du droit de la propriété.

Points à retenir

  • Respectez scrupuleusement les délais légaux de recours
  • Conservez tous vos documents justificatifs (titres, actes, courriers)
  • Anticipez : un conseil préventif coûte toujours moins cher qu'un litige

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Informations juridiques

  • Numéro: 89-19.159
  • Juridiction: Cour de cassation
  • Date de décision: 20 février 1991

Mots-clés

droit immobilierjurisprudenceimmobilier

Cas d'usage pratiques

1

Litige sur la révision d'un bail commercial à Lyon

Un locataire d'un local commercial à Lyon (6e) conteste la révision triennale de son loyer, fixée par un arbitre à 24 000 € annuels en application d'une clause d'indexation sur l'ILC. Le bailleur saisit la cour d'appel pour annulation, prétendant que l'arbitre a ignoré le caractère d'ordre public du plafonnement légal.

Application pratique:

La décision citée vous est favorable : la cour d'appel ne vérifiera pas si l'arbitre a correctement qualifié la clause d'indexation, mais seulement si le loyer fixé heurte l'ordre public (par exemple, s'il est manifestement excessif au regard du marché lyonnais). Conservez tous les échanges et la sentence arbitrale, et faites valoir que le résultat n'est pas contraire à l'ordre public économique.

2

Conflit sur des désordres de construction à Bordeaux

Un promoteur bordelais a livré une résidence avec des fissures, attribuées en arbitrage à un défaut d'étanchéité. L'arbitre condamne le promoteur à 150 000 € de réparations. Celui-ci demande l'annulation, estimant que l'arbitre a mal appliqué les règles d'ordre public de la garantie décennale.

Application pratique:

Grâce à cette jurisprudence, la cour d'appel ne réexaminera pas la qualification juridique donnée par l'arbitre au contrat ou aux désordres. Elle ne peut annuler la sentence que si la solution (les 150 000 € de réparations) contrevient à l'ordre public. Vous pouvez donc vous opposer au recours en montrant que l'indemnisation ne méconnaît pas les principes essentiels du droit de la construction.

3

Répartition des charges de copropriété contestée à Paris

Dans un immeuble mixte du 16e arrondissement, un copropriétaire de locaux professionnels conteste la sentence arbitrale qui l'a condamné à payer 8 000 € d'arriérés de charges, arguant que l'arbitre a violé les règles d'ordre public de la loi de 1965 en retenant une clé de répartition erronée.

Application pratique:

En application de la décision, le juge de l'annulation n'examinera pas si l'arbitre a correctement interprété la grille de charges. Il vérifiera uniquement si le résultat (le montant mis à votre charge) heurte l'ordre public, par exemple en créant une disproportion choquante. Rassemblez vos preuves que le montant correspond à l'utilité réelle des parties communes, et la sentence devrait être maintenue.

Maître Cécile Zakine

À propos de l'auteur

Maître Cécile Zakine — Avocate au Barreau des Alpes-Maritimes, Docteur en Droit. Chaque article de ce magazine est rédigé à partir de l'analyse d'une décision de jurisprudence réelle, commentée et mise en perspective par les équipes de Maître Zakine.

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