Droit Immobilier

Le délai de 15 jours au moins imparti

📅 Décision du 08 janvier 1970⚖️ Cour de cassation👁️ 1 vues📖 2 min de lecture

Le délai de 15 jours au moins imparti aux propriétaires intéressés pour présenter leurs observations au cours de l'enquête parcellaire ne peut commencer à courir que lorsque toutes les formalités concernant les avertissements tant individuels que collectifs ont été remplies. Doit être cassée l'ordonnance d'expropriation, des énonciations de laquelle il résulte que l'affichage de l'arrêté préfectoral a été concomitant à l'enquête.

Décision de référence : cc • N° 68-70.304 • 1970-01-08 • Consulter la décision →

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La situation

Le délai de 15 jours au moins imparti aux propriétaires intéressés pour présenter leurs observations au cours de l'enquête parcellaire ne peut commencer à courir que lorsque toutes les formalités concernant les avertissements tant individuels que collectifs ont été remplies. Doit être cassée l'ordonnance d'expropriation, des énonciations de laquelle il résulte que l'affichage de l'arrêté préfectoral a été concomitant à l'enquête.

Ce que dit la loi

Cette décision confirme les principes fondamentaux du droit de la propriété.

Points à retenir

  • Respectez scrupuleusement les délais légaux de recours
  • Conservez tous vos documents justificatifs (titres, actes, courriers)
  • Anticipez : un conseil préventif coûte toujours moins cher qu'un litige

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Informations juridiques

  • Numéro: 68-70.304
  • Juridiction: Cour de cassation
  • Date de décision: 08 janvier 1970

Mots-clés

droit immobilierjurisprudenceimmobilier

Cas d'usage pratiques

1

Bailleur à Nantes exproprié sans délai complet

M. Dupont, propriétaire bailleur d’un immeuble de 6 logements à Nantes (revenus locatifs : 4 500 €/mois), est visé par une expropriation pour l’extension du tramway. L’arrêté préfectoral a été affiché en mairie le 1er mars, mais il n’a reçu sa notification individuelle que le 10 mars, ne lui laissant que 5 jours au lieu de 15 pour présenter ses observations lors de l’enquête parcellaire.

Application pratique:

La décision du 8 janvier 1970 impose que le délai de 15 jours ne court qu’après accomplissement de toutes les formalités d’avertissement, individuelles et collectives. Ici, l’affichage collectif et la notification individuelle n’étant pas simultanés, le délai n’a pas valablement commencé. M. Dupont doit conserver les preuves des dates (accusé de réception, photographie de l’affichage) et demander l’annulation de l’ordonnance d’expropriation devant le juge de l’expropriation. Il peut également solliciter une consultation juridique rapide pour contester la procédure.

2

Primo-accédant à Montpellier jamais notifié individuellement

Mme Martin a acheté un terrain de 800 m² à Montpellier pour 180 000 € afin d’y construire sa résidence principale. La commune projette un élargissement de voirie et lance une enquête parcellaire. Elle découvre l’affichage en mairie par hasard, mais n’a jamais reçu d’avertissement individuel l’informant de l’enquête et de son droit à présenter des observations.

Application pratique:

Selon la jurisprudence, l’absence d’avertissement individuel rend la procédure irrégulière car le délai de 15 jours ne peut commencer à courir. Mme Martin doit vérifier auprès de la préfecture si son nom figurait sur la liste des propriétaires et si un courrier a été envoyé. Elle peut contester l’enquête parcellaire en apportant la preuve qu’elle n’a rien reçu, et demander l’annulation de l’ordonnance d’expropriation. Une action en justice doit être engagée rapidement, avant l’expiration des délais de recours.

3

Copropriétaires à Marseille non informés à temps

La SCI Les Oliviers détient un immeuble commercial à Marseille, dont une partie du parking doit être expropriée pour la construction d’une station de métro. Le syndic a bien reçu l’avertissement collectif adressé à la copropriété, mais il n’a transmis l’information aux copropriétaires que 10 jours après le début de l’affichage, ne leur laissant que 5 jours pour réagir.

Application pratique:

La décision du 8 janvier 1970 impose que tous les copropriétaires concernés bénéficient du délai intégral de 15 jours après avoir été individuellement avertis. Le retard du syndic prive les copropriétaires de ce droit. Ils doivent immédiatement consigner les dates (courriel du syndic, relevé d’affichage) et demander collectivement l’annulation de l’ordonnance d’expropriation pour vice de procédure. Il est conseillé de se faire assister par un avocat spécialisé en droit immobilier pour défendre leurs intérêts.

Maître Cécile Zakine

À propos de l'auteur

Maître Cécile Zakine — Avocate au Barreau des Alpes-Maritimes, Docteur en Droit. Chaque article de ce magazine est rédigé à partir de l'analyse d'une décision de jurisprudence réelle, commentée et mise en perspective par les équipes de Maître Zakine.

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