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Garant d'achèvement : quelles sont ses obligations ?
Droit Foncier

Garant d'achèvement : quelles sont ses obligations ?

📅 Décision du 14 avril 2010⚖️ Cour de cassation👁️ 11 vues📖 2 min de lecture

Le garant d'achèvement doit l'achèvement de l'immeuble à concurrence du coût définitif des dépenses du programme tel que décrit à l'occasion de la conclusion du contrat stipulant cette garantie, et donc le financement des travaux conformes au permis de construire. L'achèvement doit être apprécié dans les termes de l'article R. 261-1 du code de la construction et de l'habitation. L'immeuble peut être considéré comme achevé au sens de ce texte dès lors qu'il ne subsiste aucune non-conformité substantielle, mais seulement des malfaçons dont le garant n'a pas à répondre

Décision de référence : cc • N° 09-65.475 • 2010-04-14 • Consulter la décision →

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La situation

Le garant d'achèvement doit l'achèvement de l'immeuble à concurrence du coût définitif des dépenses du programme tel que décrit à l'occasion de la conclusion du contrat stipulant cette garantie, et donc le financement des travaux conformes au permis de construire. L'achèvement doit être apprécié dans les termes de l'article R. 261-1 du code de la construction et de l'habitation. L'immeuble peut être considéré comme achevé au sens de ce texte dès lors qu'il ne subsiste aucune non-conformité substantielle, mais seulement des malfaçons dont le garant n'a pas à répondre

Ce que dit la loi

Cette décision confirme les principes fondamentaux du droit de la propriété.

Points à retenir

  • Respectez scrupuleusement les délais légaux de recours
  • Conservez tous vos documents justificatifs (titres, actes, courriers)
  • Anticipez : un conseil préventif coûte toujours moins cher qu'un litige

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Informations juridiques

  • Numéro: 09-65.475
  • Juridiction: Cour de cassation
  • Date de décision: 14 avril 2010

Mots-clés

droit immobilierjurisprudencefoncier

Cas d'usage pratiques

1

Acheteur VEFA : garant d'achèvement et malfaçons

Vous avez acheté sur plan un appartement à Bordeaux (33000) pour 250 000 €. Le promoteur est en liquidation judiciaire avant la fin des travaux. La garantie d'achèvement est actionnée, mais à la livraison il reste des défauts (peintures rayées, robinetterie bas de gamme différente du contrat).

Application pratique:

La décision rappelle que le garant d'achèvement doit financer l'achèvement conforme au permis de construire et au contrat, mais n'est pas responsable des malfaçons non substantielles. Vous devez vérifier si les défauts rendent l'appartement impropre à sa destination. Si ce ne sont que des imperfections, le garant n'est pas tenu. Adressez-vous plutôt à l'assurance dommages-ouvrage ou au liquidateur. Conservez le contrat, le permis et les constats d'huissier.

2

Copropriété : garantie d'achèvement des parties communes

Dans une résidence neuve à Lyon (69000), le promoteur a été défaillant. Le garant d'achèvement a financé la fin des travaux, mais le syndic estime que le hall d'entrée n'est pas conforme au descriptif : marbre remplacé par du carrelage. Le coût de remplacement est estimé à 20 000 €.

Application pratique:

La Cour considère l'achèvement au sens de l'article R. 261-1 CCH : il faut comparer aux plans et au contrat. Si le carrelage est une non-conformité substantielle (élément déterminant du programme), le garant doit remédier. Sinon, si c'est une différence mineure, il n'a pas à répondre. Faites expertiser la différence de valeur. Le syndic doit notifier le garant dans le délai de garantie. En l'absence de conformité, une action en justice peut être engagée.

3

Bailleur : achèvement et vices apparents

Vous avez fait construire un immeuble locatif à Lille (59000) pour un coût total de 800 000 €. Après réception avec réserve, vous constatez que le système de ventilation est insuffisant, rendant les logements humides. Le garant d'achèvement refuse d'intervenir car l'immeuble est « achevé » selon lui. Les travaux correctifs sont estimés à 50 000 €.

Application pratique:

La décision indique que si le défaut rend l'immeuble impropre à sa destination, il ne s'agit pas d'une simple malfaçon mais d'une non-conformité substantielle. Ainsi, l'achèvement n'est pas considéré comme atteint. Vous pouvez exiger du garant qu'il finance la mise en conformité dans la limite du coût définitif du programme. Mettez en demeure le garant par lettre recommandée avec rapport d'expertise. Si refus, saisissez le juge des référés.

Maître Cécile Zakine

À propos de l'auteur

Maître Cécile Zakine — Avocate au Barreau des Alpes-Maritimes, Docteur en Droit. Chaque article de ce magazine est rédigé à partir de l'analyse d'une décision de jurisprudence réelle, commentée et mise en perspective par les équipes de Maître Zakine.

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