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Droit Immobilier

Les dispositions des articles L

📅 Décision du 05 décembre 2007⚖️ Cour de cassation📖 2 min de lecture

Les dispositions des articles L. 251-1 à L. 251-9 du code de la construction et de l'habitation régissant les droits et obligations des parties au bail à construction ne prohibent pas l'insertion dans le bail d'une clause particulière subordonnant à l'autorisation du bailleur l'édification par le preneur de constructions nouvelles en cours de bail, s'agissant d'une disposition supplétive de la volonté des parties

Décision de référence : cc • N° 06-19.728 • 2007-12-05 • Consulter la décision →

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La situation

Les dispositions des articles L. 251-1 à L. 251-9 du code de la construction et de l'habitation régissant les droits et obligations des parties au bail à construction ne prohibent pas l'insertion dans le bail d'une clause particulière subordonnant à l'autorisation du bailleur l'édification par le preneur de constructions nouvelles en cours de bail, s'agissant d'une disposition supplétive de la volonté des parties

Ce que dit la loi

Cette décision confirme les principes fondamentaux du droit de la propriété.

Points à retenir

  • Respectez scrupuleusement les délais légaux de recours
  • Conservez tous vos documents justificatifs (titres, actes, courriers)
  • Anticipez : un conseil préventif coûte toujours moins cher qu'un litige

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Informations juridiques

  • Numéro: 06-19.728
  • Juridiction: Cour de cassation
  • Date de décision: 05 décembre 2007

Mots-clés

droit immobilierjurisprudenceimmobilier

Cas d'usage pratiques

1

Bailleur veut contrôler les constructions futures

Propriétaire à Toulouse d'un terrain de 2 000 m², vous avez consenti un bail à construction de 50 ans à une société de promotion. L'entreprise envisage d'ajouter un immeuble de bureaux de 1 500 m² sans vous consulter.

Application pratique:

La décision de 2007 confirme que vous pouvez insérer une clause exigeant votre autorisation préalable pour toute construction nouvelle en cours de bail. Vérifiez si votre bail contient déjà une telle clause ; sinon, proposez un avenant. En cas de refus du preneur, vous pourrez invoquer cette jurisprudence pour faire valoir votre droit de contrôle. Conservez toute correspondance.

2

Preneur veut étendre sans accord

Société de logistique à Lille détient un bail à construction de 45 ans pour un entrepôt de 3 000 m². Elle souhaite ajouter un quai de chargement couvert de 200 m², mais le bail contient une clause stipulant que toute construction nouvelle doit être autorisée par le bailleur.

Application pratique:

La jurisprudence indique que cette clause est valable car les articles L.251-1 à L.251-9 sont supplétifs. Ne réalisez pas les travaux sans l'accord écrit du bailleur, sous peine d'être en infraction au bail et de risquer sa résiliation ou des dommages-intérêts. Demandez l'autorisation par lettre recommandée en détaillant le projet, et proposez éventuellement une compensation financière pour obtenir l'accord.

3

Investisseur reprend bail et veut construire

Un investisseur à Nantes a acquis les droits du preneur dans un bail à construction de 70 ans portant sur un terrain de 5 000 m². Il prévoit d'y édifier deux bâtiments commerciaux de 2 000 m² au total, mais le bail initial inclut une clause d'autorisation préalable du bailleur pour les constructions nouvelles.

Application pratique:

Avant d'investir davantage, analysez la clause au regard de la décision : elle est licite et vous oblige à obtenir l'accord du bailleur. Négociez avec le bailleur en présentant un dossier complet (plans, financement) et proposez une modification du bail ou une indemnité. Si le bailleur refuse abusivement, saisissez le tribunal pour faire constater que son refus n'est pas justifié, mais n'engagez pas les travaux sans feu vert.

Maître Cécile Zakine

À propos de l'auteur

Maître Cécile Zakine — Avocate au Barreau des Alpes-Maritimes, Docteur en Droit. Chaque article de ce magazine est rédigé à partir de l'analyse d'une décision de jurisprudence réelle, commentée et mise en perspective par les équipes de Maître Zakine.

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