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L'existence d'une contestation
Droit Immobilier

L'existence d'une contestation

📅 Décision du 14 octobre 1997⚖️ Cour de cassation👁️ 24 vues📖 2 min de lecture

L'existence d'une contestation sérieuse fait obstacle à l'octroi d'une provision en référé. Par suite, viole l'article 809 du nouveau Code de procédure civile le magistrat des référés qui, pour accorder une provision à un assuré, tranche une difficulté sérieuse portant sur l'obligation à garantie de l'assureur et retient inexactement que la contestation de ce dernier expose l'assuré à un dommage imminent.

Décision de référence : cc • N° 95-19.049 • 1997-10-14 • Consulter la décision →

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La situation

L'existence d'une contestation sérieuse fait obstacle à l'octroi d'une provision en référé. Par suite, viole l'article 809 du nouveau Code de procédure civile le magistrat des référés qui, pour accorder une provision à un assuré, tranche une difficulté sérieuse portant sur l'obligation à garantie de l'assureur et retient inexactement que la contestation de ce dernier expose l'assuré à un dommage imminent.

Ce que dit la loi

Cette décision confirme les principes fondamentaux du droit de la propriété.

Points à retenir

  • Respectez scrupuleusement les délais légaux de recours
  • Conservez tous vos documents justificatifs (titres, actes, courriers)
  • Anticipez : un conseil préventif coûte toujours moins cher qu'un litige

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Informations juridiques

  • Numéro: 95-19.049
  • Juridiction: Cour de cassation
  • Date de décision: 14 octobre 1997

Mots-clés

droit immobilierjurisprudenceimmobilier

Cas d'usage pratiques

1

Propriétaire bailleur face au refus d'assurance en référé

À Lyon, un propriétaire bailleur subit un dégât des eaux dans son immeuble loué, entraînant 18 000 € de pertes locatives. Son assureur conteste la garantie, invoquant une faute du locataire. Le bailleur saisit le juge des référés pour obtenir une provision, mais l'assureur soulève une contestation sérieuse sur l'obligation de garantie.

Application pratique:

Cette décision confirme que le juge des référés ne peut pas accorder de provision si une contestation sérieuse existe. Le bailleur doit donc renoncer à la voie rapide du référé et engager une procédure au fond devant le tribunal judiciaire pour trancher la question de la garantie. En parallèle, il doit rassembler tous les justificatifs (rapports d'expertise, courriers, quittances de loyers) et envisager une expertise judiciaire pour établir les responsabilités. Anticiper un délai de 12 à 18 mois avant toute indemnisation.

2

Acheteur primo-accédant confronté à un vice caché

À Bordeaux, une première acheteuse découvre une fissure structurelle importante dans sa maison achetée 320 000 € il y a huit mois. Elle saisit le juge des référés pour obtenir 25 000 € de provision auprès du vendeur, mais celui-ci conteste l'antériorité du vice et sa connaissance, créant une contestation sérieuse.

Application pratique:

La décision de la Cour de cassation s'applique : le juge des référés refusera la provision car le litige sur l'existence du vice et sa connaissance par le vendeur est une contestation sérieuse. L'acheteuse doit engager une action au fond en garantie des vices cachés dans le délai légal de deux ans à compter de la découverte du vice. Elle doit faire réaliser sans attendre une expertise judiciaire pour prouver l'antériorité et la gravité de la fissure, et conserver tous les rapports d'inspection et échanges avec le vendeur. Un règlement amiable reste possible, mais à défaut, un procès de 18 à 24 mois est à prévoir.

3

Copropriétaire en litige avec le syndicat pour dégât des eaux

À Marseille, un copropriétaire subit une infiltration d'eau provenant de la toiture de l'immeuble, endommageant son appartement pour 12 000 €. Il assigne le syndicat des copropriétaires en référé pour obtenir une provision, mais l'assureur du syndicat conteste l'origine privative ou commune du sinistre, soulevant une contestation sérieuse.

Application pratique:

Le juge des référés, conformément à cette jurisprudence, ne peut pas accorder de provision car la question de la responsabilité (partie commune ou privative) est sérieusement contestée. Le copropriétaire doit saisir le tribunal judiciaire au fond pour faire trancher l'origine du dégât et obtenir réparation. Il est recommandé de demander une expertise judiciaire pour déterminer le point de départ de l'infiltration et de conserver toutes les photos, factures de réparation et comptes rendus d'assemblée générale. Parallèlement, il peut solliciter une médiation avec le syndicat pour éviter un long procès.

Maître Cécile Zakine

À propos de l'auteur

Maître Cécile Zakine — Avocate au Barreau des Alpes-Maritimes, Docteur en Droit. Chaque article de ce magazine est rédigé à partir de l'analyse d'une décision de jurisprudence réelle, commentée et mise en perspective par les équipes de Maître Zakine.

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