Droit Immobilier

Ne donne pas de base légale à sa

📅 Décision du 10 mars 1981⚖️ Cour de cassation👁️ 1 vues📖 2 min de lecture

Ne donne pas de base légale à sa décision la Cour d'appel qui, pour déclarer prescrite l'action d'un acquéreur d'immeuble à construire tendant à la réparation à la fois de vices de construction et de défauts de conformité, se borne à retenir qu'il y a en fait identité entre les vices apparents prévus à l'article 1642 et les désordres qualifiés de défauts de conformité, sans préciser quels étaient les vices et les défauts de conformité allégués et en quoi les seconds s'identifiaient aux premiers.

Décision de référence : cc • N° 79-12.885 • 1981-03-10 • Consulter la décision →

Cette décision apporte un éclairage important sur votre droit immobilier. Voici ce qu'elle change pour vous.

La situation

Ne donne pas de base légale à sa décision la Cour d'appel qui, pour déclarer prescrite l'action d'un acquéreur d'immeuble à construire tendant à la réparation à la fois de vices de construction et de défauts de conformité, se borne à retenir qu'il y a en fait identité entre les vices apparents prévus à l'article 1642 et les désordres qualifiés de défauts de conformité, sans préciser quels étaient les vices et les défauts de conformité allégués et en quoi les seconds s'identifiaient aux premiers.

Ce que dit la loi

Cette décision confirme les principes fondamentaux du droit de la propriété.

Points à retenir

  • Respectez scrupuleusement les délais légaux de recours
  • Conservez tous vos documents justificatifs (titres, actes, courriers)
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Informations juridiques

  • Numéro: 79-12.885
  • Juridiction: Cour de cassation
  • Date de décision: 10 mars 1981

Mots-clés

droit immobilierjurisprudenceimmobilier

Cas d'usage pratiques

1

Jeune accédant face à des malfaçons dans son appartement neuf

À Bordeaux, Marc et Sophie achètent un appartement en VEFA. À la livraison, ils constatent un carrelage mal aligné et une fissure traversante sur un mur porteur. Le promoteur soutient que tous les défauts étaient apparents et que l'action est prescrite après un an.

Application pratique:

La décision de 1981 obligé le juge à distinguer chaque défaut : le carrelage mal aligné peut être un défaut de conformité (garantie de parfait achèvement ou décennale selon gravité), tandis que la fissure apparente relève de l'article 1642 et doit être dénoncée rapidement. Il faut donc assigner en précisant la nature exacte de chaque grief, avec photos contredatées, pour éviter la prescription de l'action.

2

Bailleur confronté à des vices cachés dans une maison récente

À Lille, Jean-Pierre a fait construire une maison pour la louer. Deux ans après, il découvre une mauvaise étanchéité des canalisations (vice non apparent à la réception) et une porte intérieure qui ne fermait déjà pas le jour de la livraison. Son assureur refuse la prise en charge en invoquant la prescription.

Application pratique:

L'arrêt rappelle qu'on ne peut confondre vice apparent et défaut de conformité sans analyse. Jean-Pierre doit saisir le tribunal en qualifiant distinctement les désordres : la porte relevait des vices apparents (délai de dénonciation court), tandis que les fuites relèvent de la garantie décennale ou de bon fonctionnement. Il doit apporter expertises et échanges avec le constructeur pour chaque type de défaut.

3

Syndic de copropriété en litige sur des désordres d’immeuble neuf

À Marseille, dans une résidence de 30 lots livrée depuis 18 mois, le syndicat des copropriétaires découvre des infiltrations en toiture et des peintures de parties communes déjà défraîchies. Le promoteur prétend que ces défauts étaient visibles à la réception, donc prescrits.

Application pratique:

La jurisprudence impose au syndic d’assigner en ventilant les désordres : les infiltrations, non décelables immédiatement, peuvent relever de la garantie décennale ; les peintures défraîchies, si apparentes le jour de la réception, sont couvertes par la garantie de parfait achèvement (délai d’un an). Il faut produire le procès-verbal de livraison annoté et un rapport d’expertise détaillant l’origine et l’apparence des défauts pour éviter l’irrecevabilité.

Maître Cécile Zakine

À propos de l'auteur

Maître Cécile Zakine — Avocate au Barreau des Alpes-Maritimes, Docteur en Droit. Chaque article de ce magazine est rédigé à partir de l'analyse d'une décision de jurisprudence réelle, commentée et mise en perspective par les équipes de Maître Zakine.

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