Droit Immobilier

Ne justifie pas légalement sa décision

📅 Décision du 07 décembre 1976⚖️ Cour de cassation👁️ 2 vues📖 2 min de lecture

Ne justifie pas légalement sa décision la Cour d'appel qui exonère partiellement l'entrepreneur de sa responsabilité en raison de "l'immixtion" du maître de l'ouvrage sans rechercher si celui-ci était notoirement compétent en matière de construction.

Décision de référence : cc • N° 75-11.427 • 1976-12-07 • Consulter la décision →

Cette décision apporte un éclairage important sur votre droit immobilier. Voici ce qu'elle change pour vous.

La situation

Ne justifie pas légalement sa décision la Cour d'appel qui exonère partiellement l'entrepreneur de sa responsabilité en raison de "l'immixtion" du maître de l'ouvrage sans rechercher si celui-ci était notoirement compétent en matière de construction.

Ce que dit la loi

Cette décision confirme les principes fondamentaux du droit de la propriété.

Points à retenir

  • Respectez scrupuleusement les délais légaux de recours
  • Conservez tous vos documents justificatifs (titres, actes, courriers)
  • Anticipez : un conseil préventif coûte toujours moins cher qu'un litige

Pour une analyse de votre situation : consultation 30 min à 45€ avec Maître Zakine.

📌 Cet article vous concerne ? Maître Cécile Zakine, avocate en droit immobilier et foncier, Docteur en droit, intervient dans toute la France.
→ Prendre RDV pour une consultation droit du travail  |  → Tous nos articles juridiques

Informations juridiques

  • Numéro: 75-11.427
  • Juridiction: Cour de cassation
  • Date de décision: 07 décembre 1976

Mots-clés

droit immobilierjurisprudenceimmobilier

Cas d'usage pratiques

1

Propriétaire bailleur face à des malfaçons de rénovation

À Lyon, un propriétaire bailleur a confié la rénovation d'un appartement de 50 m² pour 30 000 € à un entrepreneur. Pendant le chantier, il a demandé des modifications mineures (changement de revêtement de sol). Après livraison, des infiltrations d'eau apparaissent. L'entrepreneur refuse de reprendre les travaux, invoquant l'immixtion du propriétaire.

Application pratique:

Selon la décision de la Cour de cassation du 7 décembre 1976, l'entrepreneur ne peut être exonéré que si le maître d'ouvrage est notoirement compétent en construction, ce qui doit être vérifié par le juge. Le propriétaire, simple bailleur sans expérience du bâtiment, doit donc exiger de l'entrepreneur qu'il assume sa responsabilité pour malfaçons. Il est recommandé de rassembler tous les échanges écrits (demandes de modifications, devis) et de saisir un avocat pour engager une action en garantie décennale, sans céder à l'argument d'immixtion non qualifiée.

2

Jeune acquéreur piégé par un constructeur après auto-construction partielle

À Bordeaux, un primo-accédant a acheté une maison ancienne de 100 000 € et a réalisé lui-même une partie des travaux avant de faire appel à un entrepreneur pour la surélévation (coût : 45 000 €). Après trois mois, des fissures compromettent la solidité de l'extension. L'entrepreneur se défend en affirmant que les interventions du propriétaire ont perturbé le chantier.

Application pratique:

La Cour de cassation rappelle que l'immixtion n'est une cause d'exonération partielle que si le maître d'ouvrage possède une compétence notoire en construction. Ici, le jeune acquéreur, n'étant pas un professionnel du bâtiment, ne peut se voir opposer ce motif sans preuve de son expertise. Il doit immédiatement faire constater les désordres par un expert judiciaire, conserver toutes les factures et correspondances, et assigner l'entrepreneur en réparation sur le fondement de la garantie décennale, en soulignant l'absence de compétence notoire.

3

Copropriété en litige avec l'entreprise de toiture

À Marseille, une copropriété de 20 lots a voté la réfection complète de la toiture pour un budget de 80 000 €. Le syndic bénévole, ingénieur informatique, a suivi le chantier de près et a demandé des ajustements techniques. Après un an, des fuites persistent. L'entreprise de toiture tente de limiter sa responsabilité en invoquant l'immixtion du syndic.

Application pratique:

La décision de 1976 impose de rechercher si le maître d'ouvrage (ici représenté par le syndic) est notoirement compétent en construction. Le syndic n'étant pas un professionnel du bâtiment, son suivi ne constitue pas une immixtion exonératoire. Les copropriétaires doivent collectivement refuser tout partage de responsabilité, réunir les preuves des désordres (photos, rapports d'expertise), et exiger de l'entreprise qu'elle reprenne les travaux à ses frais, sous astreinte si nécessaire. Une consultation juridique permettra de sécuriser l'action.

Maître Cécile Zakine

À propos de l'auteur

Maître Cécile Zakine — Avocate au Barreau des Alpes-Maritimes, Docteur en Droit. Chaque article de ce magazine est rédigé à partir de l'analyse d'une décision de jurisprudence réelle, commentée et mise en perspective par les équipes de Maître Zakine.

Prendre rendez-vous →

Avertissement: Les analyses présentées sur ce site sont fournies à titre informatif uniquement et ne constituent pas des conseils juridiques personnalisés. Pour une consultation adaptée à votre situation, contactez un avocat.

Articles similaires en Immobilier

Voir tout →

Il résulte des décisions de la Cour de justice des Communautés européennes que l'obligation qui pourrait peser sur la SACEM de justifier l'importance des redevances qu'elle réclame aux discothèques, suppose que les contrefacteurs aient préalablement démontré que ces redevances sont sensiblement plus élevées que celles pratiquées dans les autres Etats membres du Marché commun, cette différence ne pouvant constituer l'indice d'un abus de position dominante que dans la mesure où la comparaison des niveaux de tarifs aurait été effectuée sur une base homogène.

18 août 2026Lire →

SI L'ALINEA 4 DE L'ARTICLE 21 DE L'ORDONNANCE DU 23 OCTOBRE 1958 FIXE DES LIMITES AU JUGE POUR APPRECIER LA VALEUR DE L'IMMEUBLE EXPROPRIE AU CAS OU CELUI-CI A FAIT L'OBJET D'UNE MUTATION ANTERIEURE DE MOINS DE CINQ ANS A LA DECISION, L'EXCEPTION AU PRINCIPE DE CE PLAFOND PREVUE POUR LE CAS DE MODIFICATION DANS LA CONSISTANCE OU L'ETAT DES LIEUX ET LA REVISION DE L'ESTIMATION ANTERIEURE INSCRITES DANS UN SEUL ET MEME PARAGRAPHE D'ARTICLE, ONT POUR FONDEMENT COMMUN LA VOLONTE DU LEGISLATEUR DE NE POINT PRIVER L'EXPROPRIE DE LA PLUS VALUE ACQUISE PAR LES IMMEUBLES DEPUIS LEUR DERNIERE MUTATION. LES JUGES DU FOND PEUVENT CONSIDERER COMME UNE MODIFICATION DANS LA CONSISTANCE DES LIEUX UN CHANGEMENT SURVENU DANS L'INTERET S'ATTACHANT A L'EMPLACEMENT DES IMMEUBLES, PARTICULIEREMENT DANS LE CAS OU LE QUARTIER DES IMMEUBLES EXPROPRIES S'EST TRANSFORME RAPIDEMENT DE ZONE RURALE EN ZONE INDUSTRIELLE.

18 août 2026Lire →

La requalification d'un contrat à

La requalification d'un contrat à durée déterminée en contrat à durée indéterminée ne porte que sur le terme du contrat et laisse inchangées les autres stipulations contractuelles. Doit être cassé l'arrêt qui, pour fixer une rémunération mensuelle de référence et, par suite, les sommes dues au salarié en conséquence de la requalification de la relation de travail en un contrat à durée indéterminée, relève que l'examen des bulletins de paie montre qu'à compter du mois de janvier 2013 l'employeur a baissé le nombre des jours de travail, et cela jusqu'au 31 mai 2015, alors que la détermination des jours de travail, qui résultait de l'accord des parties lors de la conclusion de chacun des contrats à durée déterminée, n'était pas affectée par leur requalification en un contrat à durée indéterminée

18 août 2026Lire →

Explorez plus d'analyses juridiques en droit immobilier

Tous les articles Immobilier
★★★★★4.9/5 — Avis Google

Un litige ? Une question juridique ?

Consultation vidéo avec Maître Zakine, Docteur en Droit — réponse sous 24h

Faites une visio : 1ère consultation 30 min = 45€
Consultation 30 min en visio 45€

🔒 Confidentiel • Sans engagement • Réponse rapide