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Par application de l'article L
Droit Immobilier

Par application de l'article L

📅 Décision du 18 janvier 2006⚖️ Cour de cassation👁️ 18 vues📖 2 min de lecture

Par application de l'article L. 261-13 du code de la construction et de l'habitation, les acquéreurs d'un immeuble à construire qui, pour ne pas régler les causes d'un commandement de payer qui leur a été notifié, opposent une exception d'inexécution, doivent saisir le juge dans le délai d'un mois pour demander la suspension des effets du commandement de payer, à défaut de quoi la clause résolutoire est acquise de plein droit.

Décision de référence : cc • N° 05-14.971 • 2006-01-18 • Consulter la décision →

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La situation

Par application de l'article L. 261-13 du code de la construction et de l'habitation, les acquéreurs d'un immeuble à construire qui, pour ne pas régler les causes d'un commandement de payer qui leur a été notifié, opposent une exception d'inexécution, doivent saisir le juge dans le délai d'un mois pour demander la suspension des effets du commandement de payer, à défaut de quoi la clause résolutoire est acquise de plein droit.

Ce que dit la loi

Cette décision confirme les principes fondamentaux du droit de la propriété.

Points à retenir

  • Respectez scrupuleusement les délais légaux de recours
  • Conservez tous vos documents justificatifs (titres, actes, courriers)
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Informations juridiques

  • Numéro: 05-14.971
  • Juridiction: Cour de cassation
  • Date de décision: 18 janvier 2006

Mots-clés

droit immobilierjurisprudenceimmobilier

Cas d'usage pratiques

1

Retard de livraison d'un appartement neuf à Lyon

Sophie a acheté un appartement en VEFA à Lyon pour 300 000 €. Le promoteur accuse 6 mois de retard. Elle reçoit un commandement de payer les 20 000 € restants, mais elle estime que les travaux ne sont pas conformes. Elle veut suspendre le paiement.

Application pratique:

Cette décision rappelle que Sophie doit saisir le juge dans le mois du commandement pour demander la suspension de la clause résolutoire (qui annulerait automatiquement la vente en cas de non-paiement). Sans cette saisine, le contrat pourrait être résolu de plein droit. Elle doit immédiatement contacter un avocat pour déposer une assignation en référé, faire constater l'exception d'inexécution et suspendre les effets du commandement.

2

Investisseur face à des malfaçons dans une résidence à Bordeaux

M. Dupont a investi dans deux lots d'une résidence de tourisme à Bordeaux pour 500 000 €. Après un appel de fonds de 80 000 €, il reçoit un commandement de payer. Il refuse, car la piscine promise dans le contrat n'est pas construite.

Application pratique:

Tout acquéreur en VEFA doit, dans le mois du commandement de payer, saisir le tribunal pour invoquer l'exception d'inexécution et demander la suspension de la clause résolutoire (qui entraîne l'annulation automatique du contrat). À défaut, M. Dupont risque de voir la vente résolue sans recours. Il doit rassembler rapidement les preuves des manquements (photos, courriers) et engager une procédure judiciaire en référé.

3

Copropriété en conflit avec le promoteur à Marseille

Un syndicat de copropriété à Marseille constate des fissures importantes sur un immeuble livré il y a un an. Le promoteur réclame le solde du prix, soit 150 000 €, par commandement de payer. Les copropriétaires veulent bloquer le paiement pour faire jouer la garantie décennale.

Application pratique:

Le syndicat, représentant les acquéreurs, doit saisir le juge dans le mois du commandement pour solliciter la suspension de la clause résolutoire (annulation automatique du contrat en cas de non-paiement), en justifiant de l'inexécution par le promoteur. Sans cela, le contrat pourrait être résolu et les copropriétaires exposés à payer sans garantie. Il est conseillé de mandater un avocat en urgence pour une action en référé-expertise et suspension.

Maître Cécile Zakine

À propos de l'auteur

Maître Cécile Zakine — Avocate au Barreau des Alpes-Maritimes, Docteur en Droit. Chaque article de ce magazine est rédigé à partir de l'analyse d'une décision de jurisprudence réelle, commentée et mise en perspective par les équipes de Maître Zakine.

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