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Porte atteinte à l'autorité de la
Droit Immobilier

Porte atteinte à l'autorité de la

📅 Décision du 27 février 1985🔄 Mis à jour le 18 octobre 2026⚖️ Cour de cassation👁️ 17 vues📖 2 min de lecture

Porte atteinte à l'autorité de la chose jugée s'attachant à son premier arrêt la Cour d'appel qui, saisie d'une requête en réparation d'une omission de statuer, majore en les assortissant d'une réévaluation les sommes qui avaient été allouées par le premier arrêt alors qu'après avoir rappelé la demande tendant à la révision des sommes principales allouées par le jugement en réparation d'un préjudice cet arrêt avait, dans son dispositif, rejeté toutes demandes contraires ou plus amples des parties, rejetant ainsi nécessairement toutes les demandes visées dans les motifs et non accueillies dans le dispositif.

Décision de référence : cc • N° 83-14.955 • 1985-02-27 • Consulter la décision →

Cette décision apporte un éclairage important sur votre droit immobilier. Voici ce qu'elle change pour vous.

La situation

Porte atteinte à l'autorité de la chose jugée s'attachant à son premier arrêt la Cour d'appel qui, saisie d'une requête en réparation d'une omission de statuer, majore en les assortissant d'une réévaluation les sommes qui avaient été allouées par le premier arrêt alors qu'après avoir rappelé la demande tendant à la révision des sommes principales allouées par le jugement en réparation d'un préjudice cet arrêt avait, dans son dispositif, rejeté toutes demandes contraires ou plus amples des parties, rejetant ainsi nécessairement toutes les demandes visées dans les motifs et non accueillies dans le dispositif.

Ce que dit la loi

Cette décision confirme les principes fondamentaux du droit de la propriété.

Points à retenir

  • Respectez scrupuleusement les délais légaux de recours
  • Conservez tous vos documents justificatifs (titres, actes, courriers)
  • Anticipez : un conseil préventif coûte toujours moins cher qu'un litige

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Informations juridiques

  • Numéro: 83-14.955
  • Juridiction: Cour de cassation
  • Date de décision: 27 février 1985

Mots-clés

droit immobilierjurisprudenceimmobilier

Cas d'usage pratiques

1

Bailleur lyonnais lésé par des loyers impayés

À Lyon, un propriétaire bailleur obtient un jugement condamnant son locataire à payer 12 000 € d'arriérés de loyers sur 18 mois, mais le tribunal ne statue pas sur les intérêts de retard. Le bailleur dépose une requête en omission de statuer pour obtenir les intérêts et une réévaluation de la somme.

Application pratique:

La Cour de cassation rappelle qu'une telle requête ne peut pas modifier les sommes déjà fixées par un premier arrêt ayant rejeté toutes demandes plus amples. Le bailleur doit donc, dès l'assignation initiale, chiffrer précisément les intérêts et l'indexation éventuelle. En cas d'oubli, il faut interjeter appel dans le délai d'un mois à compter de la notification du jugement et non utiliser la procédure d'omission de statuer. Conservez le bail, les quittances et un décompte actualisé pour justifier toutes les sommes réclamées.

2

Accédant bordelais confronté à un vice caché

À Bordeaux, un primo-accédant achète un appartement révélant une humidité structurelle. Le tribunal lui alloue 15 000 € de dommages-intérêts mais rejette sa demande de 8 000 € pour privation de jouissance, car le dispositif du jugement rejette toutes demandes plus amples.

Application pratique:

La décision de 1985 interdit de revenir sur l'autorité de la chose jugée par une requête en omission de statuer pour obtenir une majoration. L'acheteur doit lister exhaustivement tous ses préjudices (matériel, jouissance, moral) dans ses conclusions initiales et produire des justificatifs. S'il estime qu'un chef de demande a été oublié, il doit faire appel dans le délai légal, et non demander une omission de statuer. Anticipez en faisant réaliser un état des lieux contradictoire et une expertise dès la découverte du vice.

3

Copropriétaire niçois en litige sur charges

À Nice, un copropriétaire conteste un appel de charges de 5 000 €. Le tribunal fixe la somme due mais ne statue pas sur la demande de réévaluation des charges déjà payées. Le syndicat des copropriétaires demande ensuite par requête en omission de statuer une actualisation de la condamnation.

Application pratique:

La Cour de cassation juge qu'une cour d'appel ne peut pas, sous couvert d'omission de statuer, majorer les sommes allouées par un arrêt antérieur ayant rejeté toutes demandes contraires ou plus amples. Le syndicat doit donc chiffrer dès le départ la réévaluation ou les intérêts et les inclure dans ses demandes. En cas d'omission, la seule voie est l'appel dans le délai d'un mois, pas la requête en omission. Conservez les procès-verbaux d'assemblée générale, les appels de fonds et les justificatifs de paiement pour étayer toute prétention.

Maître Cécile Zakine

À propos de l'auteur

Maître Cécile Zakine — Avocate au Barreau des Alpes-Maritimes, Docteur en Droit. Chaque article de ce magazine est rédigé à partir de l'analyse d'une décision de jurisprudence réelle, commentée et mise en perspective par les équipes de Maître Zakine.

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