Décision de référence : cc • N° 97-17.107 • 1999-11-02 • Consulter la décision →
Vous avez confié la construction de votre maison à un entrepreneur. Quelques mois après la réception, des fissures apparaissent, des infiltrations surviennent. Vous obtenez un rapport d’expertise qui liste des malfaçons (défauts de construction) et estime les réparations à 18 000 euros. Mais l’entrepreneur produit un autre rapport, plus ancien, qui ne mentionnait pas ces désordres. Qui croire ? C’est à cette question épineuse que la Cour de cassation, siégeant à Paris, a répondu le 2 novembre 1999. La décision n° 97-17.107 pose un principe clair : le juge du fond (le tribunal qui examine l’affaire) n’est jamais prisonnier des conclusions d’un expert. Il peut en contester le contenu, surtout quand des incohérences sautent aux yeux.
Pour un propriétaire ou un futur acquéreur, ce pouvoir du juge est une véritable bouffée d’oxygène. Il signifie que même face à un rapport défavorable, la partie lésée peut espérer une issue équitable. Encore faut-il comprendre dans quelles conditions le juge écarte un avis technique. Que s’est-il passé dans cette affaire de 1999 ? Et comment tirer parti de cette solution pour vos propres litiges ?
📌 Cet article vous concerne ? Maître Cécile Zakine, avocate en droit immobilier et foncier, Docteur en droit, intervient dans toute la France.
→ Prendre RDV pour une consultation VEFA |
→ Tous nos articles juridiques
