Droit Immobilier

Sauf exception prévue par les textes,

📅 Décision du 07 décembre 1988⚖️ Cour de cassation📖 2 min de lecture

Sauf exception prévue par les textes, tout contrat de construction d'une maison individuelle doit énoncer la garantie apportée par le constructeur pour la bonne exécution de sa mission au prix convenu et doit préciser les modalités d'application de cette garantie, et le constructeur doit justifier au moment de la réception des fonds de l'existence des garanties de remboursement des sommes versées par le maître de l'ouvrage et de livraison au prix convenu.

Décision de référence : cc • N° 87-13.172 • 1988-12-07 • Consulter la décision →

Cette décision apporte un éclairage important sur votre droit immobilier. Voici ce qu'elle change pour vous.

La situation

Sauf exception prévue par les textes, tout contrat de construction d'une maison individuelle doit énoncer la garantie apportée par le constructeur pour la bonne exécution de sa mission au prix convenu et doit préciser les modalités d'application de cette garantie, et le constructeur doit justifier au moment de la réception des fonds de l'existence des garanties de remboursement des sommes versées par le maître de l'ouvrage et de livraison au prix convenu.

Ce que dit la loi

Cette décision confirme les principes fondamentaux du droit de la propriété.

Points à retenir

  • Respectez scrupuleusement les délais légaux de recours
  • Conservez tous vos documents justificatifs (titres, actes, courriers)
  • Anticipez : un conseil préventif coûte toujours moins cher qu'un litige

Pour une analyse de votre situation : consultation 30 min à 45€ avec Maître Zakine.

📌 Cet article vous concerne ? Maître Cécile Zakine, avocate en droit immobilier et foncier, Docteur en droit, intervient dans toute la France.
→ Prendre RDV pour une consultation droit du travail  |  → Tous nos articles juridiques

Informations juridiques

  • Numéro: 87-13.172
  • Juridiction: Cour de cassation
  • Date de décision: 07 décembre 1988

Mots-clés

droit immobilierjurisprudenceimmobilier

Cas d'usage pratiques

1

Acheteur primo-accédant à Bordeaux : contrat sans garantie

Jeune couple achète un terrain à Bordeaux pour 80 000 € et signe un contrat de construction de maison individuelle de 150 000 € avec un constructeur local. Le contrat ne mentionne ni garantie de livraison au prix convenu ni garantie de remboursement. Ils versent un dépôt de garantie de 7 500 € à la signature.

Application pratique:

La décision de 1988 impose que tout contrat de construction de maison individuelle mentionne la garantie apportée par le constructeur pour la bonne exécution au prix convenu et les modalités d'application. Ici, l'absence de ces mentions rend le contrat nul. Le couple doit immédiatement cesser tout versement, demander au constructeur la preuve des garanties (attestation bancaire ou assurance) et, en cas de refus, saisir le juge pour annulation et restitution du dépôt.

2

Investisseur locatif à Lyon : terrain viabilisé et garanties exigées

Un propriétaire bailleur achète un terrain viabilisé à Lyon pour 120 000 € afin d'y faire construire une maison de 200 000 € destinée à la location. Le constructeur propose un contrat sans clause de garantie de remboursement des fonds versés, arguant que cela n'est pas nécessaire car le terrain est déjà viabilisé.

Application pratique:

La jurisprudence confirme que la garantie de remboursement des sommes versées par le maître de l'ouvrage est obligatoire, sauf exception légale (comme si le constructeur est une société d'économie mixte ou si le maître d'ouvrage est un professionnel de l'immobilier). L'investisseur ne doit pas signer ce contrat. Il doit exiger l'ajout d'une clause mentionnant la garantie de remboursement et la garantie de livraison au prix convenu, avec attestation de l'organisme garant. À défaut, il peut refuser de payer toute somme et rechercher un autre constructeur conforme.

3

Indivision à Marseille : un coïndivisaire signe seul sans garantie

Deux frères sont coïndivisaires d'un terrain à Marseille. L'un d'eux signe seul un contrat de construction de maison individuelle de 180 000 € avec un constructeur, sans clause de garantie de livraison. L'autre frère découvre le contrat après un versement de 18 000 € et s'oppose à la poursuite des travaux.

Application pratique:

La décision de 1988 rappelle que l'absence de mention de la garantie de livraison au prix convenu est une cause de nullité du contrat, qui peut être invoquée par tout intéressé, y compris un coïndivisaire non signataire. Le frère opposé doit notifier au constructeur la nullité du contrat par lettre recommandée, exiger la restitution des sommes versées, et si nécessaire assigner en justice. Il est aussi conseillé de vérifier si le signataire avait mandat pour engager l'indivision ; sinon, le contrat est inopposable à l'autre coïndivisaire.

Maître Cécile Zakine

À propos de l'auteur

Maître Cécile Zakine — Avocate au Barreau des Alpes-Maritimes, Docteur en Droit. Chaque article de ce magazine est rédigé à partir de l'analyse d'une décision de jurisprudence réelle, commentée et mise en perspective par les équipes de Maître Zakine.

Prendre rendez-vous →

Avertissement: Les analyses présentées sur ce site sont fournies à titre informatif uniquement et ne constituent pas des conseils juridiques personnalisés. Pour une consultation adaptée à votre situation, contactez un avocat.

★★★★★4.9/5 — Avis Google

Un litige ? Une question juridique ?

Consultation vidéo avec Maître Zakine, Docteur en Droit — réponse sous 24h

Faites une visio : 1ère consultation 30 min = 45€
Consultation 30 min en visio 45€

🔒 Confidentiel • Sans engagement • Réponse rapide