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Droit Immobilier

Selon l'article L

📅 Décision du 12 décembre 2012⚖️ Cour de cassation📖 2 min de lecture

Selon l'article L. 771-1 devenu L. 7211-2 du code du travail auquel se réfère l'article 18 de la convention collective nationale des gardiens, concierges et employés d'immeubles du 11 décembre 1979, dans sa rédaction alors applicable, sont considérées comme concierges, employés d'immeubles ou femmes de ménage d'immeubles à usage d'habitation, toutes personnes salariées par le propriétaire ou par le principal locataire et qui, logeant dans l'immeuble au titre d'accessoire du contrat de travail, sont chargées d'assurer sa garde, sa surveillance et son entretien ou une partie de ces fonctions. Il en résulte que le salarié engagé au titre du régime légal des concierges et rattaché au régime dérogatoire de la catégorie B excluant toute référence à un horaire précis doit être logé au titre d'accessoire à son contrat de travail dans l'immeuble où il exerce ses fonctions, ce qui implique l'attribution d'un logement de fonction

Décision de référence : cc • N° 11-20.653 • 2012-12-12 • Consulter la décision →

Cette décision apporte un éclairage important sur votre droit immobilier. Voici ce qu'elle change pour vous.

La situation

Selon l'article L. 771-1 devenu L. 7211-2 du code du travail auquel se réfère l'article 18 de la convention collective nationale des gardiens, concierges et employés d'immeubles du 11 décembre 1979, dans sa rédaction alors applicable, sont considérées comme concierges, employés d'immeubles ou femmes de ménage d'immeubles à usage d'habitation, toutes personnes salariées par le propriétaire ou par le principal locataire et qui, logeant dans l'immeuble au titre d'accessoire du contrat de travail, sont chargées d'assurer sa garde, sa surveillance et son entretien ou une partie de ces fonctions. Il en résulte que le salarié engagé au titre du régime légal des concierges et rattaché au régime dérogatoire de la catégorie B excluant toute référence à un horaire précis doit être logé au titre d'accessoire à son contrat de travail dans l'immeuble où il exerce ses fonctions, ce qui implique l'attribution d'un logement de fonction

Ce que dit la loi

Cette décision confirme les principes fondamentaux du droit de la propriété.

Points à retenir

  • Respectez scrupuleusement les délais légaux de recours
  • Conservez tous vos documents justificatifs (titres, actes, courriers)
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Informations juridiques

  • Numéro: 11-20.653
  • Juridiction: Cour de cassation
  • Date de décision: 12 décembre 2012

Mots-clés

droit immobilierjurisprudenceimmobilier

Cas d'usage pratiques

1

Propriétaire bailleur employant un gardien sans logement

M. Martin, propriétaire d'un immeuble de 15 appartements à Lyon, emploie M. Dupont pour assurer le nettoyage des parties communes et la surveillance de l'immeuble, en le payant à l'heure (12 € brut/heure) sans lui fournir de logement. Le contrat de travail ne mentionne pas de logement de fonction.

Application pratique:

La décision de la Cour de cassation rappelle que tout salarié effectuant des tâches de garde, surveillance et entretien d'un immeuble d'habitation, et rattaché au régime des concierges (catégorie B sans horaire précis), doit obligatoirement être logé dans l'immeuble au titre d'accessoire du contrat de travail. M. Martin doit donc proposer un logement de fonction à M. Dupont (par exemple un studio vacant dans l'immeuble) et régulariser le contrat de travail en mentionnant cet avantage en nature. À défaut, il s'expose à un rappel de salaire, des dommages-intérêts et une requalification du contrat. Il est conseillé de consulter un avocat pour mettre en conformité la situation.

2

Salariée femme de ménage revendiquant le statut de concierge

Mme Dubois est employée à temps partiel (20 heures/semaine) par le propriétaire d'un immeuble de 8 logements à Bordeaux. Elle assure le nettoyage des parties communes, sort les poubelles et surveille les allées et venues. Elle ne dispose d'aucun logement dans l'immeuble et est payée au SMIC horaire.

Application pratique:

Mme Dubois peut se prévaloir de cette jurisprudence pour demander la reconnaissance du statut de concierge employée d'immeuble, car ses fonctions (garde, surveillance, entretien) correspondent à celles définies par l'article L. 7211-2 du code du travail. Si son employeur refuse de lui attribuer un logement de fonction dans l'immeuble où elle travaille, elle est en droit de réclamer une indemnité compensatrice ou la fourniture effective d'un logement. Elle doit rassembler tous les justificatifs (contrat de travail, bulletins de paie, attestations de voisins) et saisir le conseil de prud'hommes si nécessaire.

3

Syndicat de copropriété employant un gardien via un contrat de prestation

La copropriété « Les Jardins de Provence » à Marseille (20 lots) signe un contrat de prestation de services avec M. Bernard pour l'entretien des parties communes et la surveillance de l'immeuble, 15 heures par semaine, 800 € par mois, sans lui fournir de logement. Le syndic considère qu'il s'agit d'un prestataire indépendant.

Application pratique:

Cette décision de la Cour de cassation implique que si M. Bernard accomplit des tâches de garde, surveillance et entretien pour le compte de la copropriété, et qu'il est en réalité salarié (lien de subordination, horaires imposés, matériel fourni), il doit être considéré comme concierge employé d'immeuble. La copropriété a alors l'obligation de lui attribuer un logement de fonction dans l'immeuble. Le syndic doit cesser le contrat de prestation déguisé et établir un véritable contrat de travail de concierge avec logement accessoire, sous peine de redressement URSSAF et de condamnations prud'homales. Une consultation juridique est vivement recommandée pour régulariser.

Maître Cécile Zakine

À propos de l'auteur

Maître Cécile Zakine — Avocate au Barreau des Alpes-Maritimes, Docteur en Droit. Chaque article de ce magazine est rédigé à partir de l'analyse d'une décision de jurisprudence réelle, commentée et mise en perspective par les équipes de Maître Zakine.

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