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Droit Immobilier

Selon l'article R

📅 Décision du 20 mars 1991⚖️ Cour de cassation📖 2 min de lecture

Selon l'article R. 12-4 du Code de l'expropriation, l'ordonnance d'expropriation peut être ultérieurement rectifiée, selon les mêmes règles que les jugements, pour redresser les erreurs ou les omissions tant matérielles que relatives à la désignation des personnes ou des immeubles expropriés. Viole les dispositions de ce texte le juge de l'expropriation qui rejette une demande en rectification d'erreur matérielle au motif que cette erreur est invoquée dans l'un des moyens du pourvoi formé contre l'ordonnance, alors que l'existence d'un pourvoi en cassation ne retire pas à la juridiction ayant rendu la décision frappée de pourvoi la possibilité de rectifier celle-ci.

Décision de référence : cc • N° 89-70.332 • 1991-03-20 • Consulter la décision →

Cette décision apporte un éclairage important sur votre droit immobilier. Voici ce qu'elle change pour vous.

La situation

Selon l'article R. 12-4 du Code de l'expropriation, l'ordonnance d'expropriation peut être ultérieurement rectifiée, selon les mêmes règles que les jugements, pour redresser les erreurs ou les omissions tant matérielles que relatives à la désignation des personnes ou des immeubles expropriés. Viole les dispositions de ce texte le juge de l'expropriation qui rejette une demande en rectification d'erreur matérielle au motif que cette erreur est invoquée dans l'un des moyens du pourvoi formé contre l'ordonnance, alors que l'existence d'un pourvoi en cassation ne retire pas à la juridiction ayant rendu la décision frappée de pourvoi la possibilité de rectifier celle-ci.

Ce que dit la loi

Cette décision confirme les principes fondamentaux du droit de la propriété.

Points à retenir

  • Respectez scrupuleusement les délais légaux de recours
  • Conservez tous vos documents justificatifs (titres, actes, courriers)
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Informations juridiques

  • Numéro: 89-70.332
  • Juridiction: Cour de cassation
  • Date de décision: 20 mars 1991

Mots-clés

droit immobilierjurisprudenceimmobilier

Cas d'usage pratiques

1

Erreur de parcelle lors d'une expropriation à Bordeaux

À Bordeaux, un propriétaire bailleur voit son immeuble exproprié pour l'extension du tramway. L'ordonnance d'expropriation omet de mentionner un parking attenant de 120 m², pourtant inclus dans son titre de propriété. Il a déjà formé un pourvoi en cassation contre l'ordonnance pour un autre motif.

Application pratique:

La décision de la Cour de cassation du 20 mars 1991 (n° 89-70.332) confirme que le juge de l'expropriation peut rectifier une erreur matérielle même si un pourvoi est pendant. Vous devez déposer une requête en rectification d'erreur matérielle devant le juge de l'expropriation, en visant l'article R. 12-4 du Code de l'expropriation et cette jurisprudence. Joignez votre titre de propriété, un plan cadastral et tout document prouvant l'inclusion du parking dans l'expropriation. Cette démarche permet de faire corriger l'ordonnance sans attendre l'issue du pourvoi.

2

Acheteur récent mal identifié dans une ordonnance d'expropriation

À Lyon, un primo-accédant a acheté en 2023 un appartement avec une cave. Quelques mois plus tard, il découvre que la cave fait l'objet d'une expropriation pour un projet de rénovation urbaine, mais l'ordonnance désigne encore l'ancien propriétaire comme exproprié. Un pourvoi en cassation a été formé par le syndic de copropriété sur un autre point.

Application pratique:

En vertu de la jurisprudence du 20 mars 1991, l'existence d'un pourvoi en cassation ne prive pas le juge de l'expropriation du pouvoir de rectifier les erreurs de désignation des personnes. Vous devez saisir ce juge d'une requête en rectification pour substituer votre nom à celui de l'ancien propriétaire. Fournissez l'acte de vente authentique, l'attestation de propriété et un extrait cadastral à jour. Cela vous permettra d'être reconnu comme exproprié et de percevoir l'indemnité correspondante.

3

Copropriétaire oublié dans une expropriation de parties communes à Marseille

À Marseille, un copropriétaire possède un garage dans une résidence dont une partie de la cour commune est expropriée pour élargir une voie publique. L'ordonnance d'expropriation omet de le mentionner parmi les copropriétaires concernés, alors qu'il détient 8/1000èmes des parties communes. Il a lui-même formé un pourvoi en cassation contre cette omission.

Application pratique:

La décision de la Cour de cassation du 20 mars 1991 établit que la juridiction ayant rendu l'ordonnance peut la rectifier même si un pourvoi est pendant. Vous devez déposer une requête en rectification d'erreur matérielle devant le juge de l'expropriation pour faire ajouter votre nom et vos tantièmes. Joignez le règlement de copropriété, votre titre de propriété du garage et tout document attestant de votre quote-part. Cette action vous garantit d'être associé à la procédure et de recevoir votre part d'indemnité.

Maître Cécile Zakine

À propos de l'auteur

Maître Cécile Zakine — Avocate au Barreau des Alpes-Maritimes, Docteur en Droit. Chaque article de ce magazine est rédigé à partir de l'analyse d'une décision de jurisprudence réelle, commentée et mise en perspective par les équipes de Maître Zakine.

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