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A person who, under a verbal agreement
Droit Immobilier

A person who, under a verbal agreement

📅 Decision of 05 November 2009🔄 Updated on 10 October 2026⚖️ Cour de cassation👁️ 8 views📖 2 min read

A person who, under a verbal agreement with the owner of a house, undertakes to finance the development of its basement in return for the owner's undertaking to grant him a right of use and habitation of the premises thus developed, and takes the risk of bearing this financing on the basis of that agreement alone, cannot obtain reimbursement under the rules governing unjust enrichment.

Reference decision: cc • N° 08-16.497 • 2009-11-05 • View the decision →

This decision provides important clarification on your property law. Here is what it changes for you.

The situation

A person who, under a verbal agreement with the owner of a house, undertakes to finance the development of its basement in return for the owner's undertaking to grant him a right of use and habitation of the premises thus developed, and takes the risk of bearing this financing on the basis of that agreement alone, cannot obtain reimbursement under the rules governing unjust enrichment.

What the law says

This decision confirms the fundamental principles of property law.

Key points to remember

  • Strictly comply with statutory time limits for appeals
  • Keep all your supporting documents (deeds, instruments, letters)
  • Be proactive: preventive advice always costs less than litigation

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Legal information

  • Number: 08-16.497
  • Court: Cour de cassation
  • Decision of: 05 November 2009

Keywords

droit immobilierjurisprudenceimmobilier

Practical use cases

1

Locataire finance des travaux contre promesse verbale d'usage

À Lyon, un propriétaire bailleur promet verbalement à son locataire qu'en échange du financement de l'aménagement d'un studio dans les combles (45 000 € sur 6 mois), celui-ci pourra l'occuper gratuitement pendant 10 ans. Une fois les travaux achevés, le propriétaire refuse d'accorder le droit d'usage et donne congé au locataire.

Practical application:

Cette jurisprudence montre que le locataire qui a financé sur la base d'un simple accord verbal ne peut pas obtenir remboursement au titre de l'enrichissement sans cause, car il a pris un risque en se fondant sur cet accord. Avant tout financement, exigez un contrat écrit (bail à construction, convention d'occupation précaire ou promesse synallagmatique) précisant les obligations et les recours en cas de non-respect. Conservez toutes les factures et correspondances. Consultez un avocat pour sécuriser l'opération.

2

Primo-accédant finance un sous-sol avant l'achat

À Bordeaux, un primo-accédant souhaite acheter une maison avec un sous-sol non aménagé. Le vendeur lui promet verbalement que s'il finance les travaux d'aménagement (30 000 € sur 4 mois) avant la signature de l'acte, il réduira le prix d'autant et lui permettra d'occuper les lieux immédiatement. L'acheteur paie les travaux mais la vente échoue car le vendeur accepte une meilleure offre.

Practical application:

Selon l'arrêt, celui qui finance des travaux sur la seule foi d'un accord verbal ne peut pas réclamer le remboursement sur le fondement de l'enrichissement sans cause. Avant d'investir dans un bien qui ne vous appartient pas encore, signez un avant-contrat écrit (compromis ou promesse unilatérale de vente) avec clause de remboursement en cas de non-réalisation. Faites appel à un notaire pour encadrer l'opération et n'avancez jamais d'argent sans garantie juridique solide.

3

Copropriétaire finance une terrasse commune contre usage exclusif verbal

À Marseille, dans une copropriété, un copropriétaire accepte verbalement de financer l'étanchéité et l'aménagement de la terrasse commune (15 000 € sur 3 mois) en échange de l'engagement d'un autre copropriétaire de lui accorder un droit d'usage exclusif de cette terrasse pendant 15 ans. Les travaux sont réalisés mais l'assemblée générale refuse d'accorder l'usage exclusif et le second copropriétaire nie tout accord.

Practical application:

La décision rappelle que l'enrichissement sans cause ne s'applique pas lorsque le demandeur a pris un risque en se fondant sur un simple accord verbal. En copropriété, tout accord portant sur les parties communes et l'usage exclusif doit être écrit et soumis à l'approbation du syndicat des copropriétaires. Avant de financer des travaux, obtenez une convention écrite signée par toutes les parties, idéalement approuvée en assemblée générale. Conservez les preuves et consultez un avocat spécialisé.

Maître Cécile Zakine

About the author

Maître Cécile Zakine — Lawyer at the Alpes-Maritimes Bar, Doctor of Law. Every article in this magazine is based on the analysis of a real court decision, commented and put into perspective by Maître Zakine’s team.

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