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The general meeting cannot authorise individual derogations from a general principle prohibiting construction on the common parts set out in the co-ownership regulations without amending them
Droit Immobilier

The general meeting cannot authorise individual derogations from a general principle prohibiting construction on the common parts set out in the co-ownership regulations without amending them

📅 Decision of 10 October 2007🔄 Updated on 17 October 2026⚖️ Cour de cassation👁️ 30 views📖 2 min read

The general meeting cannot authorise individual derogations from a general principle prohibiting construction on the common parts set out in the co-ownership regulations without amending them

Reference decision: cc • No. 06-17.932 • 2007-10-10 • Consult the decision →

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The situation

The general meeting cannot authorise individual derogations from a general principle prohibiting construction on the common parts set out in the co-ownership regulations without amending them.

What the law says

This decision confirms the fundamental principles of property law.

Key points

  • Strictly observe the legal time limits for bringing proceedings
  • Keep all your supporting documents (title deeds, instruments, correspondence)
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Legal information

  • Number: 06-17.932
  • Court: Cour de cassation
  • Decision of: 10 October 2007

Keywords

droit immobilierjurisprudenceimmobilier

Practical use cases

1

Copropriétaire à Nice : véranda sur terrasse commune interdite

M. Martin, copropriétaire à Nice, a dépensé 20 000 € pour construire une véranda sur la terrasse commune, interdite par le règlement de copropriété. L'assemblée générale avait refusé sa demande, mais il invoque une exception accordée à un autre copropriétaire il y a 5 ans.

Practical application:

Cette construction est illégale car l'assemblée générale ne peut autoriser une dérogation individuelle à l'interdiction du règlement sans le modifier formellement. M. Martin ne peut donc se prévaloir d'une exception antérieure invalide. Il doit soit obtenir une modification du règlement en assemblée générale (nécessitant un vote à la majorité adaptée, souvent renforcée, et un acte notarié), soit contester la construction existante pour rétablir l'égalité entre copropriétaires. En attendant, il risque une action en démolition.

2

Syndic à Lyon : demande d'usage privatif d'une cour commune

À Lyon, la société de gestion ABC Syndic reçoit une demande d'un copropriétaire du rez-de-chaussée qui souhaite aménager un jardin privatif de 50 m² sur la cour commune. Le règlement interdit toute construction ou appropriation des parties communes.

Practical application:

Le syndic ne doit pas inscrire une simple autorisation à l'ordre du jour, car un vote favorable de l'assemblée serait insuffisant et juridiquement fragile. Conformément à la décision, il doit informer le copropriétaire que seule une modification du règlement de copropriété permettrait cette dérogation. Cette procédure implique un vote en assemblée à une majorité qualifiée (article 26, voire unanimité si atteinte aux droits des autres copropriétaires) et un acte notarié, ce qui engendre des frais et délais supplémentaires.

3

Acheteur à Bordeaux : extension illicite sur le toit-terrasse

Mme Dubois, primo-accédante à Bordeaux, envisage d'acheter un appartement avec une chambre construite sur le toit-terrasse commun. Le vendeur affirme avoir eu l'accord de l'assemblée générale il y a 3 ans, mais le règlement de copropriété interdit expressément toute construction.

Practical application:

L'accord donné par l'assemblée est sans valeur juridique car il constitue une dérogation individuelle sans modification du règlement. L'extension est donc illicite et expose Mme Dubois à un risque de démolition (coût estimé à 15 000 €) à sa charge si elle achète en l'état. Elle doit exiger du vendeur qu'il régularise la situation avant la vente en faisant modifier le règlement, ou négocier une baisse de prix couvrant le risque. Son notaire peut insérer une condition suspensive de régularisation dans le compromis de vente.

Maître Cécile Zakine

About the author

Maître Cécile Zakine — Lawyer at the Alpes-Maritimes Bar, Doctor of Law. Every article in this magazine is based on the analysis of a real court decision, commented and put into perspective by Maître Zakine’s team.

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