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Droit Immobilier

Ayant relevé que la loi du 8 juin 1999

📅 Décision du 04 janvier 2006⚖️ Cour de cassation👁️ 10 vues📖 2 min de lecture

Ayant relevé que la loi du 8 juin 1999 rend obligatoire pour la vente d'un lot de copropriété la fourniture d'un état parasitaire de moins de trois mois sur les parties communes, une cour d'appel retient exactement qu'un syndic investi par l'article 18 de la loi du 10 juillet 1965 du pouvoir d'administrer l'immeuble et de pourvoir à sa conservation peut, sans autorisation de l'assemblée générale, faire procéder à l'établissement d'un tel état trimestriel pour un coût modique permettant une action immédiate en cas d'infestation

Décision de référence : cc • N° 04-19.771 • 2006-01-04 • Consulter la décision →

Cette décision apporte un éclairage important sur votre droit immobilier. Voici ce qu'elle change pour vous.

La situation

Ayant relevé que la loi du 8 juin 1999 rend obligatoire pour la vente d'un lot de copropriété la fourniture d'un état parasitaire de moins de trois mois sur les parties communes, une cour d'appel retient exactement qu'un syndic investi par l'article 18 de la loi du 10 juillet 1965 du pouvoir d'administrer l'immeuble et de pourvoir à sa conservation peut, sans autorisation de l'assemblée générale, faire procéder à l'établissement d'un tel état trimestriel pour un coût modique permettant une action immédiate en cas d'infestation

Ce que dit la loi

Cette décision confirme les principes fondamentaux du droit de la propriété.

Points à retenir

  • Respectez scrupuleusement les délais légaux de recours
  • Conservez tous vos documents justificatifs (titres, actes, courriers)
  • Anticipez : un conseil préventif coûte toujours moins cher qu'un litige

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Informations juridiques

  • Numéro: 04-19.771
  • Juridiction: Cour de cassation
  • Date de décision: 04 janvier 2006

Mots-clés

droit immobilierjurisprudenceimmobilier

Cas d'usage pratiques

1

Vendeur d'un appartement en copropriété à Lyon

Vous vendez votre appartement situé dans une copropriété à Lyon. L'acheteur exige un état parasitaire des parties communes de moins de trois mois, comme l'impose la loi. Le syndic tarde à convoquer une assemblée générale pour autoriser cette dépense.

Application pratique:

La décision de la Cour de cassation du 4 janvier 2006 confirme que le syndic peut commander cet état sans autorisation préalable de l'assemblée générale, dès lors que le coût est modique (par exemple, 150 €). Vous pouvez donc exiger du syndic qu'il agisse immédiatement pour obtenir le document, ce qui vous permet de respecter le délai légal et de ne pas retarder la vente.

2

Copropriétaire inquiet d'une infestation de termites à Marseille

Vous êtes propriétaire d'un lot dans une copropriété à Marseille et vous constatez des traces suspectes dans les parties communes qui pourraient indiquer des termites. L'assemblée générale n'est prévue que dans six mois, mais vous souhaitez une inspection rapide pour éviter des dégâts structurels coûteux.

Application pratique:

Grâce à cet arrêt, vous pouvez demander au syndic de faire réaliser sans attendre un diagnostic termites sur les parties communes, même sans vote de l'assemblée générale. Le syndic a le pouvoir d'engager cette dépense modique (par exemple, 200 €) au titre de son obligation de conservation de l'immeuble. Cela permet de détecter une infestation précocement et d'intervenir avant que les dégâts ne s'aggravent.

3

Syndic professionnel gérant une copropriété à Paris

Vous êtes syndic professionnel à Paris et vous gérez un immeuble des années 1970. Vous savez que la réglementation impose un état parasitaire pour toute vente de lot, mais vous souhaitez anticiper en mettant en place un suivi trimestriel préventif, comme le suggère la décision.

Application pratique:

L'arrêt vous autorise à commander un état parasitaire trimestriel des parties communes, sans avoir à convoquer une assemblée générale à chaque fois, tant que le coût reste modique (de l'ordre de 100 à 150 € par visite). Cela vous permet d'assurer une surveillance continue, de détecter rapidement toute infestation et de préserver la valeur de l'immeuble, tout en remplissant votre mission de conservation. Vous pouvez facturer cette dépense au budget courant sans autorisation spécifique.

Maître Cécile Zakine

À propos de l'auteur

Maître Cécile Zakine — Avocate au Barreau des Alpes-Maritimes, Docteur en Droit. Chaque article de ce magazine est rédigé à partir de l'analyse d'une décision de jurisprudence réelle, commentée et mise en perspective par les équipes de Maître Zakine.

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