Droit Immobilier

Ayant retenu que la clause du

📅 Décision du 26 marzo 2020⚖️ Cour de cassation👁️ 2 vues📖 2 min de lecture

Ayant retenu que la clause du règlement de copropriété, selon laquelle "il ne pourra être placé sur la façade des immeubles aucune enseigne, réclame, lanterne ou écriteau quelconque", correspondait à la destination d'un immeuble qui était situé dans le périmètre de protection des remparts d'une commune, une cour d'appel a pu en déduire que celle-ci ne pouvait être considérée comme illicite au motif qu'elle porterait atteinte aux droits des propriétaires des locaux commerciaux

Décision de référence : cc • N° 18-22.441 • 2020-03-26 • Consulter la décision →

Cette décision apporte un éclairage important sur votre droit immobilier. Voici ce qu'elle change pour vous.

La situation

Ayant retenu que la clause du règlement de copropriété, selon laquelle "il ne pourra être placé sur la façade des immeubles aucune enseigne, réclame, lanterne ou écriteau quelconque", correspondait à la destination d'un immeuble qui était situé dans le périmètre de protection des remparts d'une commune, une cour d'appel a pu en déduire que celle-ci ne pouvait être considérée comme illicite au motif qu'elle porterait atteinte aux droits des propriétaires des locaux commerciaux

Ce que dit la loi

Cette décision confirme les principes fondamentaux du droit de la propriété.

Points à retenir

  • Respectez scrupuleusement les délais légaux de recours
  • Conservez tous vos documents justificatifs (titres, actes, courriers)
  • Anticipez : un conseil préventif coûte toujours moins cher qu'un litige

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Informations juridiques

  • Numéro: 18-22.441
  • Juridiction: Cour de cassation
  • Date de décision: 26 mars 2020

Mots-clés

droit immobilierjurisprudenceimmobilier

Cas d'usage pratiques

1

Enseigne refusée en copropriété historique à Avignon

Vous êtes propriétaire d'un local commercial au rez-de-chaussée d'un immeuble en copropriété situé dans le périmètre des remparts d’Avignon. Vous souhaitez poser une enseigne lumineuse de 1,5 m² sur la façade, mais le syndic vous oppose une clause du règlement de copropriété interdisant « toute enseigne, réclame, lanterne ou écriteau quelconque » sur les façades.

Application pratique:

La décision de la Cour de cassation du 26 mars 2020 valide ce type de clause lorsque l’immeuble est situé dans un périmètre de protection patrimoniale, car elle correspond à la destination de l’immeuble. Vous ne pouvez donc pas installer cette enseigne. Pour valoriser votre commerce, privilégiez un affichage discret en vitrine ou un chevalet amovible à l’intérieur du local, après vérification de leur conformité avec le règlement de copropriété et les règles d’urbanisme locales.

2

Achat d’un local commercial à Carcassonne : l’enseigne impossible

Vous venez d’acheter un local commercial de 25 000 € dans une copropriété du centre historique de Carcassonne, pensant y installer une supérette avec une enseigne en drapeau. Vous découvrez après la vente que le règlement de copropriété interdit toute signalétique extérieure sur les façades.

Application pratique:

En tant que nouvel acquéreur, vous auriez dû consulter le règlement de copropriété avant la signature. La décision du 26 mars 2020 confirme qu’une telle clause est licite dans un périmètre de protection des remparts, ce qui restreint vos droits. Vous devez organiser votre communication commerciale autrement : sticker discret sur la vitrine, publicité sur les réseaux sociaux, et pancarte amovible à l’intérieur, en respectant scrupuleusement le règlement pour éviter tout litige avec le syndicat des copropriétaires.

3

Location d’un local à Saint-Malo : franchise nationale refusée

Vous êtes propriétaire d’un local commercial de 40 m² dans un immeuble intra-muros à Saint-Malo, que vous souhaitez louer 1 200 € par mois à une chaîne de restauration rapide. Le bail est compromis car la franchise exige une enseigne lumineuse en façade, ce que le règlement de copropriété interdit formellement.

Application pratique:

La décision commentée vous protège en tant que bailleur : la clause du règlement est parfaitement valable du fait de la situation dans le périmètre des remparts. Vous devez informer clairement le preneur potentiel de cette restriction dès les pourparlers, et adapter le bail pour prévoir que toute infraction à cette règle entraînera la résiliation du bail aux torts du locataire. Négociez avec la franchise une solution alternative (signalétique intérieure, vitrophanie non lumineuse) conforme au règlement et aux règles patrimoniales.

Maître Cécile Zakine

À propos de l'auteur

Maître Cécile Zakine — Avocate au Barreau des Alpes-Maritimes, Docteur en Droit. Chaque article de ce magazine est rédigé à partir de l'analyse d'une décision de jurisprudence réelle, commentée et mise en perspective par les équipes de Maître Zakine.

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