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È a buon diritto che una corte d'appello
Droit Immobilier

È a buon diritto che una corte d'appello

📅 Décision du 14 giugno 1988⚖️ Cour de cassation👁️ 6 vues📖 2 min de lecture

È a buon diritto che una corte d'appello condanna un agente immobiliare che ha concluso una vendita sotto condizione sospensiva a restituire la commissione che ha percepito anteriormente alla realizzazione della condizione, poco importando che tale condizione sia stata successivamente realizzata.

Decisione di riferimento : cc • N° 87-10.797 • 1988-06-14 • Consulta la decisione →

Questa decisione fornisce un importante chiarimento sul vostro diritto immobiliare. Ecco cosa cambia per voi.

La situazione

È a buon diritto che una corte d'appello condanna un agente immobiliare che ha concluso una vendita sotto condizione sospensiva a restituire la commissione che ha percepito anteriormente alla realizzazione della condizione, poco importando che tale condizione sia stata successivamente realizzata.

Cosa dice la legge

Questa decisione conferma i principi fondamentali del diritto di proprietà.

Punti da ricordare

  • Rispettate scrupolosamente i termini legali di ricorso
  • Conservate tutti i vostri documenti giustificativi (titoli, atti, lettere)
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Informations juridiques

  • Numéro: 87-10.797
  • Juridiction: Cour de cassation
  • Date de décision: 14 juin 1988

Mots-clés

droit immobilierjurisprudenceimmobilier

Cas d'usage pratiques

1

Acheteur primo-accédant à Lyon : commission versée avant l'accord de prêt

Vous êtes un jeune acheteur qui signe un compromis pour un appartement de 200 000 € à Lyon, avec une condition suspensive d'obtention de prêt. L'agent immobilier exige et perçoit sa commission de 10 000 € dès la signature. Votre banque tarde à donner son accord, puis le prêt est finalement refusé. L'agent refuse de rembourser la commission, prétextant que la vente était bien engagée.

Application pratique:

Selon la décision de la Cour de cassation, un agent immobilier doit restituer toute commission perçue avant la réalisation de la condition suspensive, même si celle-ci ne se réalise pas par la suite. Vous devez immédiatement mettre en demeure l'agent de vous rembourser les 10 000 €, en citant ce principe. Si nécessaire, saisissez le tribunal judiciaire pour obtenir restitution, sans avoir à attendre l'issue de la condition. Conservez tous les justificatifs de paiement et le compromis signé.

2

Propriétaire vendeur à Bordeaux : commission déduite avant permis de construire

Vous vendez une maison de 350 000 € à Bordeaux, avec une condition suspensive d'obtention d'un permis de construire par l'acheteur pour une extension. L'agence immobilière prélève sa commission de 15 000 € sur le dépôt de garantie dès la signature du compromis. Six mois après, le permis est refusé et la vente est annulée. L'agence conserve la commission, arguant que le refus du permis ne lui est pas imputable.

Application pratique:

Cette décision rappelle que la commission n'est due qu'à la réalisation définitive de la condition. Vous devez exiger de l'agence la restitution immédiate des 15 000 €, en vous appuyant sur cette jurisprudence. Ne laissez pas l'agent conserver des fonds tant que la condition n'est pas accomplie. Adressez une réclamation écrite avec accusé de réception, et en cas de refus, engagez une action en répétition de l'indu devant le tribunal compétent.

3

Coindivisaire à Marseille : honoraires versés avant agrément des autres copropriétaires

Vous détenez 50 % d'un local commercial en indivision à Marseille. Vous trouvez un acheteur pour votre quote-part de 120 000 €, soumise à la condition suspensive de l'agrément de l'autre coindivisaire. L'agent immobilier vous réclame sa commission de 6 000 € à la signature de la promesse. Vous la payez, mais l'autre coindivisaire refuse son agrément. L'agent refuse de rembourser.

Application pratique:

La Cour de cassation impose à l'agent de restituer toute commission perçue avant que la condition suspensive ne soit réalisée. En l'espèce, tant que l'agrément n'est pas donné, la vente n'est pas parfaite et la commission n'est pas acquise. Vous devez demander sans délai le remboursement des 6 000 €, puis saisir le tribunal si nécessaire. À l'avenir, refusez tout paiement de commission avant la levée de toutes les conditions suspensives.

Maître Cécile Zakine

À propos de l'auteur

Maître Cécile Zakine — Avocate au Barreau des Alpes-Maritimes, Docteur en Droit. Chaque article de ce magazine est rédigé à partir de l'analyse d'une décision de jurisprudence réelle, commentée et mise en perspective par les équipes de Maître Zakine.

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