Droit Immobilier

C'est à bon droit qu'une Cour d'Appel

📅 Décision du 05 Februar 1970⚖️ Cour de cassation👁️ 2 vues📖 2 min de lecture

C'est à bon droit qu'une Cour d'Appel estime que le juge des référés n'est pas compétent pour connaître d'une demande soulevant une difficulté sérieuse en l'état des termes d'une clause litigieuse qui nécessitent une interprétation. (arrêts N 1 et 2)

Décision de référence : cc • N° 69-10.282 • 1970-02-05 • Consulter la décision →

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La situation

C'est à bon droit qu'une Cour d'Appel estime que le juge des référés n'est pas compétent pour connaître d'une demande soulevant une difficulté sérieuse en l'état des termes d'une clause litigieuse qui nécessitent une interprétation. (arrêts N 1 et 2)

Ce que dit la loi

Cette décision confirme les principes fondamentaux du droit de la propriété.

Points à retenir

  • Respectez scrupuleusement les délais légaux de recours
  • Conservez tous vos documents justificatifs (titres, actes, courriers)
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Informations juridiques

  • Numéro: 69-10.282
  • Juridiction: Cour de cassation
  • Date de décision: 05 février 1970

Mots-clés

droit immobilierjurisprudenceimmobilier

Cas d'usage pratiques

1

Bailleur face à une clause de résiliation ambiguë

À Lyon, un bailleur veut expulser un locataire pour 4 500 € d'impayés, mais le bail contient une clause de résiliation dont le délai de paiement est formulé de manière ambiguë.

Application pratique:

Le juge des référés (procédure d'urgence) se déclare incompétent car la clause nécessite une interprétation, conformément à la décision de la Cour de cassation du 5 février 1970. Le bailleur doit donc assigner au fond devant le tribunal judiciaire, en conservant le bail, les quittances et les mises en demeure. Une médiation peut aussi être proposée pour éviter un long procès.

2

Primo-accédant contestant des pénalités de retard floues

À Bordeaux, un primo-accédant a signé une VEFA (vente en l'état futur d'achèvement) avec une clause de pénalités de retard de livraison dont le calcul est contesté ; il réclame 8 000 € au promoteur.

Application pratique:

Le juge des référés ne peut pas trancher car l'interprétation de la clause soulève une difficulté sérieuse. L'acheteur doit engager une action au fond devant le tribunal judiciaire pour faire interpréter la clause et obtenir les pénalités. Il doit réunir le contrat, les échanges de courriels et le procès-verbal de livraison.

3

Copropriétaire contestant la répartition des charges de ravalement

À Marseille, un copropriétaire conteste la répartition des charges de ravalement (12 000 € pour son lot) car le règlement de copropriété contient une clause ambiguë sur les millièmes.

Application pratique:

Le juge des référés se déclare incompétent car la clause nécessite une interprétation, ce qui relève du juge du fond. Le copropriétaire doit saisir le tribunal judiciaire pour faire trancher l'interprétation du règlement, ou provoquer une assemblée générale pour clarifier la clause. Il conservera les appels de fonds, le règlement de copropriété et les procès-verbaux d'assemblée générale.

Maître Cécile Zakine

À propos de l'auteur

Maître Cécile Zakine — Avocate au Barreau des Alpes-Maritimes, Docteur en Droit. Chaque article de ce magazine est rédigé à partir de l'analyse d'une décision de jurisprudence réelle, commentée et mise en perspective par les équipes de Maître Zakine.

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