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Condition suspensive : un délai d’acceptation trop court annule la vente (67)
Droit-immobilier

Condition suspensive : un délai d’acceptation trop court annule la vente (67)

📅 Décision du 30 avril 1997⚖️ Cour de cassation👁️ 20 vues📖 2 min de lecture

La cour d'appel, qui relève que l'acte de vente précisait que la condition suspensive serait réalisée dès l'acceptation par l'acquéreur de l'offre, cette offre devant intervenir au plus tard dans le délai d'un mois, soit avant le 5 avril 1987, et l'acceptation devant intervenir entre le dixième et le quinzième jour après réception de l'offre, soit au plus tard le 20 avril 1987, et qui constate qu'aucun acte de prêt n'avait été formalisé au terme convenu du 20 avril 1987, peut en déduire que la condition devait être considérée comme défaillie et que les acquéreurs ne pouvaient plus exiger que l'acte de vente, devenu caduc, fût réitéré.

Décision de référence : cc • N° 95-15.452 • 1997-04-30 • Consulter la décision →

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La situation

La cour d'appel, qui relève que l'acte de vente précisait que la un avocat en droit immobilier serait réalisée dès l'acceptation par l'acquéreur de l'offre, cette offre devant intervenir au plus tard dans le délai d'un mois, soit avant le 5 avril 1987, et l'acceptation devant intervenir entre le dixième et le quinzième jour après réception de l'offre, soit au plus tard le 20 avril 1987, et qui constate qu'aucun acte de prêt n'avait été formalisé au terme convenu du 20 avril 1987, peut en déduire que la condition devait être considérée comme défaillie et que les acquéreurs ne pouvaient plus exiger que l'acte de vente, devenu caduc, fût réitéré.

Ce que dit la loi

Cette décision confirme les principes fondamentaux du un avocat en droit immobilier.

Points à retenir

  • Respectez scrupuleusement les délais légaux de recours
  • Conservez tous vos documents justificatifs (titres, actes, courriers)
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📌 Cet article vous concerne ? Maître Cécile Zakine, avocate en droit immobilier et foncier, Docteur en droit, intervient dans toute la France.
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Informations juridiques

  • Numéro: 95-15.452
  • Juridiction: Cour de cassation
  • Date de décision: 30 avril 1997

Mots-clés

droit immobilierjurisprudenceimmobilier

Cas d'usage pratiques

1

Acheteur non financé perd son acompte

Un couple achète un appartement à Lyon (69002) pour 250 000 € avec une condition suspensive d'obtention de prêt. L'acte prévoit que l'offre de prêt doit être acceptée avant le 15 mars 2024. L'acquéreur reçoit une offre le 20 mars mais l'accepte le 30 mars, hors délai.

Application pratique:

La condition suspensive est réputée défaillie si l'acceptation de l'offre de prêt intervient après le délai imparti. Le vendeur peut considérer la vente caduque et conserver l'acompte. Pour éviter cela, l'acheteur doit impérativement accepter l'offre dans le délai prévu ou solliciter une prorogation écrite avant l'expiration.

2

Vendeur refuse de réitérer après retard de prêt

Un vendeur à Bordeaux (33000) signe une promesse de vente pour une maison à 180 000 € avec condition suspensive de prêt. L'acquéreur obtient une offre le 10 mai mais l'accepte le 25 mai, alors que le délai expirait le 20 mai. Le vendeur refuse de signer l'acte authentique.

Application pratique:

Selon la jurisprudence, la condition est défaillie si l'acceptation n'intervient pas dans le délai contractuel. Le vendeur peut légitimement refuser la réitération et la vente est caduque. Pour l'acquéreur, il est crucial de respecter les dates ou demander une modification écrite du délai avant son expiration.

3

Co-indivisaire conteste un délai non respecté

Dans une indivision à Nice (06000), un des indivisaires vend sa part à un tiers. L'acte prévoit que l'obtention du prêt par l'acquéreur doit être notifiée avant le 1er septembre. La notification arrive le 5 septembre. L'indivisaire vendeur souhaite annuler la vente.

Application pratique:

La cour considère que le non-respect du délai rend la condition défaillie, même si le prêt a été obtenu. L'indivisaire peut exiger la caducité de la vente. Pour éviter cela, l'acquéreur doit prouver la notification dans les délais, par exemple par lettre recommandée avec accusé de réception.

Maître Cécile Zakine

À propos de l'auteur

Maître Cécile Zakine — Avocate au Barreau des Alpes-Maritimes, Docteur en Droit. Chaque article de ce magazine est rédigé à partir de l'analyse d'une décision de jurisprudence réelle, commentée et mise en perspective par les équipes de Maître Zakine.

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