Droit Foncier

Dès lors que l'expédition d'un arrêt

📅 Décision du 13 Oktober 1970⚖️ Cour de cassation📖 2 min de lecture

Dès lors que l'expédition d'un arrêt certifiée conforme à la minute mentionne dans un renvoi en marge approuvé par les signatures du Président et du Greffier, la composition de la Cour d'Appel, l'omission de cette mention sur la copie signifiée de l'arrêt provient d'une erreur matérielle pouvant être rectifiée par les mentions de la minute.

Décision de référence : cc • N° 69-12.559 • 1970-10-13 • Consulter la décision →

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La situation

Dès lors que l'expédition d'un arrêt certifiée conforme à la minute mentionne dans un renvoi en marge approuvé par les signatures du Président et du Greffier, la composition de la Cour d'Appel, l'omission de cette mention sur la copie signifiée de l'arrêt provient d'une erreur matérielle pouvant être rectifiée par les mentions de la minute.

Ce que dit la loi

Cette décision confirme les principes fondamentaux du droit de la propriété.

Points à retenir

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Informations juridiques

  • Numéro: 69-12.559
  • Juridiction: Cour de cassation
  • Date de décision: 13 octobre 1970

Mots-clés

droit immobilierjurisprudencefoncier

Cas d'usage pratiques

1

Bailleur à Lyon confronté à une expulsion contestée

À Lyon, un bailleur a obtenu un arrêt de la cour d'appel confirmant l'expulsion d'un locataire pour 6 200 € d'arriérés de loyer. Lors de la signification de l'arrêt au locataire, la copie remise omet la mention de la composition de la cour. Le locataire prétend que l'arrêt est nul et refuse de quitter les lieux.

Application pratique:

Cette décision indique que l'omission de la composition de la cour sur la copie signifiée est une simple erreur matérielle. Le bailleur peut se référer à la minute originale de l'arrêt, certifiée conforme, qui comporte cette mention en marge approuvée par les signatures. Il doit demander au greffe une expédition certifiée conforme et, si nécessaire, saisir le juge d'une requête en rectification d'erreur matérielle. Ensuite, l'expulsion peut être poursuivie normalement.

2

Acheteur primo-accédant à Bordeaux face à un vendeur récalcitrant

À Bordeaux, un primo-accédant a gagné en appel contre le vendeur de sa maison pour vices cachés, obtenant 15 000 € de dommages-intérêts. La copie de l'arrêt signifiée au vendeur ne mentionne pas la composition de la cour d'appel. Le vendeur refuse de payer, arguant que la décision est irrégulière.

Application pratique:

Selon cette jurisprudence, l'absence de cette mention sur la copie signifiée est une erreur matérielle qui peut être corrigée par la minute. L'acheteur doit produire l'expédition certifiée conforme de l'arrêt, où figure le renvoi en marge signé. Il peut ainsi démontrer la régularité de la décision et exiger le paiement, au besoin en engageant une procédure d'exécution forcée.

3

Copropriétaire à Paris dont la décision est contestée par le syndic

À Paris, un copropriétaire a obtenu l'annulation d'une résolution d'assemblée générale qu'il jugeait abusive, avec un impact financier de 3 000 €. La copie de l'arrêt signifiée au syndicat des copropriétaires ne comporte pas la composition de la cour. Le syndic refuse d'exécuter la décision en invoquant cette irrégularité.

Application pratique:

Cette décision établit que l'omission de la composition de la cour sur la copie signifiée est une erreur matérielle rectifiable. Le copropriétaire doit se procurer la minute certifiée conforme, qui contient la mention approuvée par le président et le greffier, et la présenter au syndic. Si le syndic persiste, le copropriétaire peut demander au juge de constater la régularité de l'arrêt et d'ordonner son exécution.

Maître Cécile Zakine

À propos de l'auteur

Maître Cécile Zakine — Avocate au Barreau des Alpes-Maritimes, Docteur en Droit. Chaque article de ce magazine est rédigé à partir de l'analyse d'une décision de jurisprudence réelle, commentée et mise en perspective par les équipes de Maître Zakine.

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