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Droit Immobilier

Doit être cassé l'arrêt qui déclare

📅 Décision du 22 Mai 1997⚖️ Cour de cassation👁️ 9 vues📖 2 min de lecture

Doit être cassé l'arrêt qui déclare recevable l'action d'un syndicat de copropriétaires, en retenant qu'une assignation en référé a fait courir un nouveau délai décennal et que mandat a été donné au syndic " d'engager toutes procédures jusqu'à leur aboutissement selon les modalités que l'avocat de la copropriété jugera utiles ", alors que, si le délai de forclusion a été interrompu pour les désordres mentionnés dans l'assignation en référé, pendant la durée de cette instance, l'habilitation doit préciser les désordres pour la réparation desquels elle est donnée.

Décision de référence : cc • N° 95-15.351 • 1997-05-22 • Consulter la décision →

Cette décision apporte un éclairage important sur votre droit immobilier. Voici ce qu'elle change pour vous.

La situation

Doit être cassé l'arrêt qui déclare recevable l'action d'un syndicat de copropriétaires, en retenant qu'une assignation en référé a fait courir un nouveau délai décennal et que mandat a été donné au syndic " d'engager toutes procédures jusqu'à leur aboutissement selon les modalités que l'avocat de la copropriété jugera utiles ", alors que, si le délai de forclusion a été interrompu pour les désordres mentionnés dans l'assignation en référé, pendant la durée de cette instance, l'habilitation doit préciser les désordres pour la réparation desquels elle est donnée.

Ce que dit la loi

Cette décision confirme les principes fondamentaux du droit de la propriété.

Points à retenir

  • Respectez scrupuleusement les délais légaux de recours
  • Conservez tous vos documents justificatifs (titres, actes, courriers)
  • Anticipez : un conseil préventif coûte toujours moins cher qu'un litige

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Informations juridiques

  • Numéro: 95-15.351
  • Juridiction: Cour de cassation
  • Date de décision: 22 mai 1997

Mots-clés

droit immobilierjurisprudenceimmobilier

Cas d'usage pratiques

1

Copropriétaire découvre des fissures après rénovation

Dans une résidence à Nice livrée en 2015, des fissures apparaissent sur les murs porteurs du hall en 2023. Lors de l'assemblée générale, les copropriétaires donnent mandat au syndic d'engager toute procédure contre le constructeur. Le syndic saisit le juge des référés en 2024 sans lister précisément les fissures.

Application pratique:

L'arrêt de 1997 rappelle que l'interruption du délai décennal ne vaut que pour les désordres expressément mentionnés dans l'assignation. Le simple mandat général donné au syndic n'est pas suffisant : l'assemblée doit décrire exactement les fissures (localisation, dimensions) dans la résolution. Pour préserver vos droits, faites inscrire une résolution détaillée lors de la prochaine AG, avec photos et devis, avant d'agir en justice.

2

Investisseur locatif confronté à un dégât des eaux récurrent

Propriétaire d'un studio à Toulouse construit en 2018, vous subissez depuis 2022 des infiltrations par la toiture-terrasse. Le syndic a reçu un mandat 'pour toute action utile' de l'assemblée générale, mais aucune résolution ne décrit précisément le défaut d'étanchéité de la terrasse. Une assignation au fond est délivrée en 2025, juste avant l'expiration du délai décennal.

Application pratique:

Sans description technique précise du défaut dans le mandat donné au syndic, votre action risque d'être déclarée irrecevable. Vous devez demander une nouvelle résolution listant explicitement le défaut d'étanchéité (ex. : 'infiltrations en partie courante de la toiture-terrasse, côté rue, sur 12 m²'). Fournissez au syndic le rapport d'expertise ou le constat d'huissier détaillant le sinistre pour sécuriser la procédure.

3

Syndic de copropriété face à un vice de construction ancien

Gestionnaire d'un immeuble à Marseille livré en 2014, vous découvrez en 2024 un affaissement de la dalle du parking souterrain. L'assemblée générale vous avait habilité en 2015 à 'engager toutes procédures' suite à des réserves non levées, mais la résolution visait uniquement 'les fissures en façade'. Le nouveau désordre n'est pas couvert par ce mandat.

Application pratique:

L'assignation délivrée en 2015 pour les fissures n'interrompt le délai décennal que pour ces désordres-là. Pour l'affaissement de la dalle, une nouvelle résolution spéciale est indispensable. Convoquez sans attendre une AG extraordinaire, faites décrire le désordre avec précision (cotes, photos, rapport d'un bureau d'études) et votez un mandat exclusif pour cette action, distinct du précédent.

Maître Cécile Zakine

À propos de l'auteur

Maître Cécile Zakine — Avocate au Barreau des Alpes-Maritimes, Docteur en Droit. Chaque article de ce magazine est rédigé à partir de l'analyse d'une décision de jurisprudence réelle, commentée et mise en perspective par les équipes de Maître Zakine.

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Selon l'article 9 de la loi du 10 juillet 1965 fixant le statut de la copropriété des immeubles bâtis, chaque copropriétaire use et jouit librement des parties privatives comprises dans son lot, sous la condition de ne porter atteinte ni aux droits des autres copropriétaires, ni à la destination de l'immeuble. Encourt la cassation pour violation de la loi l'arrêt qui énonce qu'il résulte de l'examen des actes que les copropriétaires, lors de la mise en copropriété, ont entendu affecter une partie de l'immeuble non à un simple usage commercial non défini, mais à destination de garage, alors qu'un changement de la nature de l'activité commerciale dans un lot où le règlement de copropriété autorise l'exercice du commerce n'implique pas, par lui-même, une modification de la destination de l'immeuble et peut s'effectuer librement, sous réserve de ne porter atteinte ni aux droits des autres copropriétaires ni à des limitations conventionnelles justifiées par la destination de l'immeuble

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