Aller au contenu principal
Droit Immobilier

Doit être réputée non écrite la clause

📅 Décision du 12 marzo 1997⚖️ Cour de cassation👁️ 7 vues📖 2 min de lecture

Doit être réputée non écrite la clause du règlement de copropriété autorisant un copropriétaire à effectuer sans autorisation de l'assemblée générale des travaux, même précisément définis, sur les parties communes de l'immeuble.

Décision de référence : cc • N° 95-15.953 • 1997-03-12 • Consulter la décision →

Cette décision apporte un éclairage important sur votre droit immobilier. Voici ce qu'elle change pour vous.

La situation

Doit être réputée non écrite la clause du règlement de copropriété autorisant un copropriétaire à effectuer sans autorisation de l'assemblée générale des travaux, même précisément définis, sur les parties communes de l'immeuble.

Ce que dit la loi

Cette décision confirme les principes fondamentaux du droit de la propriété.

Points à retenir

  • Respectez scrupuleusement les délais légaux de recours
  • Conservez tous vos documents justificatifs (titres, actes, courriers)
  • Anticipez : un conseil préventif coûte toujours moins cher qu'un litige

Pour une analyse de votre situation : consultation 30 min à 45€ avec Maître Zakine.

📌 Cet article vous concerne ? Maître Cécile Zakine, avocate en droit immobilier et foncier, Docteur en droit, intervient dans toute la France.
→ Prendre RDV pour une consultation droit du travail  |  → Tous nos articles juridiques

Informations juridiques

  • Numéro: 95-15.953
  • Juridiction: Cour de cassation
  • Date de décision: 12 mars 1997

Mots-clés

droit immobilierjurisprudenceimmobilier

Cas d'usage pratiques

1

Installation contestée d'une veranda sur une terrasse commune

À Nice, un copropriétaire a construit une veranda de 20 m² sur une terrasse commune, travaux de 15 000 € achevés il y a 6 mois. Il s'appuie sur une clause du règlement de copropriété de 1995 autorisant 'tout copropriétaire à réaliser des aménagements sur les parties communes sans autorisation préalable de l'assemblée générale'. Le syndic conteste et menace d'action judiciaire.

Application pratique:

La clause est réputée non écrite selon la jurisprudence de la Cour de cassation du 12 mars 1997. Les travaux sont donc illégaux. Le copropriétaire doit immédiatement cesser toute nouvelle intervention et solliciter une régularisation rétroactive par vote de l'assemblée générale. Sans accord, le syndicat peut exiger la démolition aux frais du copropriétaire. Il est conseillé de consulter un avocat spécialisé pour négocier ou préparer la défense.

2

Bailleur voulant percer une ouverture commerciale sans vote

Un propriétaire bailleur à Lyon souhaite transformer un local commercial en rez-de-chaussée en créant une large vitrine qui empiéterait sur un mur porteur commun. Le règlement de copropriété contient une clause permettant 'les travaux d'embellissement des parties communes sans autorisation de l'assemblée générale'. Le bailleur prévoit un budget de 30 000 € et espère débuter le mois prochain.

Application pratique:

Cette clause est nulle en application de la décision de 1997 : tout travail sur parties communes, même défini, requiert un accord préalable de l'assemblée générale. Le bailleur doit impérativement inscrire une résolution à l'ordre du jour de la prochaine AG, détailler les travaux et obtenir un vote favorable. Agir sans cette autorisation l'expose à une injonction judiciaire d'arrêt des travaux et à des dommages-intérêts. Un conseil juridique préalable sécurisera la procédure.

3

Couple primo-accédants tenté par une clause trop permissive

Un jeune couple visitant un appartement à Bordeaux lit dans le règlement de copropriété qu'un copropriétaire peut 'percer une porte dans le mur du couloir commun pour accéder à son cellier sans besoin d'approbation'. Ils souhaitent acheter et réaliser ce percement dès l'emménagement, prévu dans deux mois, pour un coût estimé à 2 000 €.

Application pratique:

La clause est réputée non écrite d'après l'arrêt de 1997, donc le percement n'est pas automatiquement autorisé. Les acquéreurs ne peuvent pas se fier à cette disposition. Avant ou juste après l'achat, ils doivent demander au syndic d'inscrire la question à l'ordre du jour de la prochaine assemblée générale pour soumettre le projet au vote. Sans cette démarche, ils risquent de devoir reboucher l'ouverture à leurs frais. Inclure cette vérification dans la négociation ou la promesse de vente.

Maître Cécile Zakine

À propos de l'auteur

Maître Cécile Zakine — Avocate au Barreau des Alpes-Maritimes, Docteur en Droit. Chaque article de ce magazine est rédigé à partir de l'analyse d'une décision de jurisprudence réelle, commentée et mise en perspective par les équipes de Maître Zakine.

Prendre rendez-vous →

Avertissement: Les analyses présentées sur ce site sont fournies à titre informatif uniquement et ne constituent pas des conseils juridiques personnalisés. Pour une consultation adaptée à votre situation, contactez un avocat.

★★★★★4.9/5 — Google Reviews

Does this affect you?

Consult Maître Zakine — lawyer, Doctor of Law. Fast, clear answer.

Book a consultation →

🔒 Confidential · No obligation

📬 Get legal updates

One legal analysis per week, straight to your inbox. Free, no spam.

🔒 1-click unsubscribe · GDPR compliant

Articles similaires en Immobilier

Voir tout →

Jurisprudence immobilière

Il résulte des articles 2394 et 2412 du code civil que l'hypothèque n'a lieu que dans les cas et suivant les formes autorisées par la loi et que si celui qui a obtenu un jugement en sa faveur bénéficie d'une hypothèque judiciaire, il n'est pas dispensé de procéder à l'inscription de celle-ci dans les conditions de l'article 2426 du même code. C'est donc à bon droit qu'une cour d'appel a retenu qu'aucun texte ne le prévoyant, la publication d'un commandement valant saisie immobilière n'est pas assimilable à une inscription d'hypothèque sur l'immeuble saisi et que, par conséquent, la créance détenue ne peut être admise qu'à titre chirographaire

11 sept. 2026Lire →

Jurisprudence immobilière : analyse et conseils pratiques

UNE COUR D'APPEL PEUT, EN APPLICATION DE L'ARTICLE 161 DE LA LOI DU 13 JUILLET 1967, PRONONCER LA LIQUIDATION DES BIENS D'UN ASSOCIE DE SOCIETES DE CONSTRUCTION, DES LORS QU'ELLE CONSTATE QUE, FONDATEUR ET DIRIGEANT DE CES SOCIETES, IL A REVENDU AVEC DE SUBSTANTIELS BENEFICES LES PARTS SOCIALES LUI DONNANT DROIT A DES APPARTEMENTS, ET QU'AINSI IL S'EST LIVRE A DES OPERATIONS DE CONSTRUCTION DANS UN BUT LUCRATIF.

11 sept. 2026Lire →

Encourt la cassation l'arrêt qui, pour

Encourt la cassation l'arrêt qui, pour décider qu'un mandant n'est pas lié par la transaction conclue par son mandataire après révocation du mandat, énonce qu'il appartenait au tiers contractant de s'assurer que le mandataire tenait bien du mandant le pouvoir de transiger tout en constatant que ce tiers n'était pas informé de la révocation du mandat.

11 sept. 2026Lire →

Explorez plus d'analyses juridiques en droit immobilier

Tous les articles Immobilier
★★★★★4.9/5 — Avis Google

Avvocato Maître Zakine, Dottore in Giurisprudenza

Consulenze telefoniche e in videochiamata — Appuntamenti rapidi

Prenota un appuntamento
1ª Consulenza 30 Minuti - 45€

🔒 Confidentiel • Sans engagement • Réponse rapide