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En exerçant la faculté que leur donne l'article L. 442-9, les colotis ne contractualisent pas
Droit Foncier

En exerçant la faculté que leur donne l'article L. 442-9, les colotis ne contractualisent pas

📅 Décision du 21 mars 2019⚖️ Cour de cassation👁️ 20 vues📖 2 min de lecture

En exerçant la faculté que leur donne l'article L. 442-9 du code de l'urbanisme de maintenir le règlement du lotissement pour échapper à sa caducité automatique, les colotis ne manifestent pas leur volonté de contractualiser les règles qu'il contient

Décision de référence : cc • N° 18-11.424 • 2019-03-21 • Consulter la décision →

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La situation

En exerçant la faculté que leur donne l'article L. 442-9 du code de l'urbanisme de maintenir le règlement du lotissement pour échapper à sa caducité automatique, les colotis ne manifestent pas leur volonté de contractualiser les règles qu'il contient.

Ce que dit la loi

Cette décision confirme que le maintien d'un règlement de lotissement en application de l'article L. 442-9 du code de l'urbanisme ne manifeste pas la volonté des colotis de contractualiser ces règles.

Points à retenir

  • Respectez scrupuleusement les délais légaux de recours
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Informations juridiques

  • Numéro: 18-11.424
  • Juridiction: Cour de cassation
  • Date de décision: 21 mars 2019

Mots-clés

droit immobilierjurisprudencefoncier

Cas d'usage pratiques

1

Acheteur d'un lot dans un lotissement à Aix-en-Provence

M. et Mme Dupont achètent un lot dans un lotissement à Aix-en-Provence. Le règlement impose des toits en tuiles, mais ils souhaitent construire une maison moderne avec toit plat. Le règlement a été maintenu par l'association des colotis pour éviter la caducité automatique, sans être contractualisé.

Application pratique:

Selon l'arrêt, le maintien du règlement par les colotis ne le rend pas contractuel. Ainsi, M. et Mme Dupont ne sont pas tenus par la clause de toiture. Ils doivent vérifier leur acte de vente : si le règlement n'y est pas intégré comme clause contractuelle, ils peuvent librement choisir leur toiture. Il est conseillé de consulter un avocat pour examiner l'acte et confirmer l'absence d'engagement.

2

Copropriétaire voulant faire respecter une restriction

M. Martin, propriétaire d'un lot dans un lotissement à Nice, veut empêcher son voisin de construire une clôture de 2 mètres, car le règlement limite les clôtures à 1,50 m. Le règlement a été maintenu par la majorité des colotis, mais non contractualisé.

Application pratique:

La jurisprudence indique que le règlement maintenu n'est pas un document contractuel. M. Martin ne peut donc pas s'en prévaloir directement devant un tribunal. Il doit vérifier si la restriction figure dans les actes de vente initiaux (contrats synallagmatiques). Si non, il devra chercher d'autres fondements juridiques (servitudes, PLU). Il est recommandé de consulter un avocat pour évaluer les recours possibles.

3

Vendeur d'un lot devant informer l'acheteur

Mme Lefèvre vend un lot dans un lotissement à Lyon. Le règlement du lotissement est toujours en vigueur (maintenu par les colotis) mais n'a jamais été intégré dans les actes de vente. Elle doit informer l'acheteur des règles applicables.

Application pratique:

L'arrêt précise que le règlement maintenu n'est pas contractuel. Mme Lefèvre doit donc indiquer dans l'acte de vente que le règlement existe mais n'engage pas contractuellement l'acheteur. Elle doit décrire clairement son statut juridique pour éviter un vice du consentement. Il est prudent de faire rédiger une clause spécifique par un notaire et de conserver une attestation de la situation juridique du lotissement.

Maître Cécile Zakine

À propos de l'auteur

Maître Cécile Zakine — Avocate au Barreau des Alpes-Maritimes, Docteur en Droit. Chaque article de ce magazine est rédigé à partir de l'analyse d'une décision de jurisprudence réelle, commentée et mise en perspective par les équipes de Maître Zakine.

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