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Droit Immobilier

En l'état d'une décision d'assemblée

📅 Décision du 30 septembre 1998⚖️ Cour de cassation👁️ 12 vues📖 2 min de lecture

En l'état d'une décision d'assemblée générale des copropriétaires ayant approuvé la scission de lots non construits au profit de deux sociétés jusqu'alors membres du syndicat des copropriétaires, une cour d'appel, qui a retenu que le syndicat des copropriétaires n'avait effectué aucun acte de disposition et n'avait rien aliéné et que les lots en cause étaient sortis de la copropriété initiale pour constituer une copropriété séparée, étant observé que les lots appartenaient déjà aux deux sociétés, en déduit exactement que, s'agissant d'une scission prévue à l'article 28 de la loi du 10 juillet 1965, la décision pouvait être adoptée à la majorité de l'article 25 de cette loi.

Décision de référence : cc • N° 96-21.904 • 1998-09-30 • Consulter la décision →

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La situation

En l'état d'une décision d'assemblée générale des copropriétaires ayant approuvé la scission de lots non construits au profit de deux sociétés jusqu'alors membres du syndicat des copropriétaires, une cour d'appel, qui a retenu que le syndicat des copropriétaires n'avait effectué aucun acte de disposition et n'avait rien aliéné et que les lots en cause étaient sortis de la copropriété initiale pour constituer une copropriété séparée, étant observé que les lots appartenaient déjà aux deux sociétés, en déduit exactement que, s'agissant d'une scission prévue à l'article 28 de la loi du 10 juillet 1965, la décision pouvait être adoptée à la majorité de l'article 25 de cette loi.

Ce que dit la loi

Cette décision confirme les principes fondamentaux du droit de la propriété.

Points à retenir

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Informations juridiques

  • Numéro: 96-21.904
  • Juridiction: Cour de cassation
  • Date de décision: 30 septembre 1998

Mots-clés

droit immobilierjurisprudenceimmobilier

Cas d'usage pratiques

1

Scinder des lots non bâtis pour un projet locatif à Nice

À Nice, un propriétaire bailleur possède trois lots non construits dans une copropriété horizontale. Il souhaite les détacher pour créer une résidence locative indépendante de 12 appartements, mais l’assemblée générale hésite, croyant qu’une décision à l’unanimité est requise.

Application pratique:

La décision du 30 septembre 1998 confirme que la scission de lots non bâtis appartenant déjà aux demandeurs constitue une scission au sens de l’article 28, pouvant être votée à la majorité de l’article 25 (majorité des voix de tous les copropriétaires). Le bailleur doit donc préparer un projet détaillé, convoquer une assemblée générale et obtenir cette majorité, sans nécessité d’unanimité, car le syndicat n’aliène rien. En cas de refus, il pourra s’appuyer sur cette jurisprudence pour contester.

2

Un primo-accédant inquiet face à un projet de scission à Lyon

Un jeune couple envisage d’acheter un lot non bâti à prix attractif (45 000 €) dans une copropriété à Lyon, mais le promoteur prévoit de scinder la copropriété pour créer un ensemble distinct. Ils redoutent des vices juridiques et des recours d’autres copropriétaires.

Application pratique:

Cette jurisprudence établit que la scission, lorsqu’elle porte sur des lots déjà détenus par le promoteur et sans aliénation de parties communes, peut être adoptée à la majorité simple de l’article 25. Le couple doit vérifier que l’assemblée générale a bien délibéré dans ces conditions et que le procès-verbal mentionne le fondement légal (article 28). Si la décision est régulière, le projet est juridiquement solide et le risque de contestation est limité.

3

Des copropriétaires marseillais contestent une scission votée à la majorité

Dans une copropriété mixte à Marseille, deux sociétés détiennent des lots non construits et obtiennent en assemblée générale la scission pour former une nouvelle copropriété, avec un vote à la majorité de l’article 25. Plusieurs copropriétaires résidentiels contestent, exigeant l’unanimité et menaçant de saisir le tribunal.

Application pratique:

La décision de la Cour de cassation rappelle que ce type de scission n’est pas un acte de disposition du syndicat et relève de l’article 28, donc la majorité de l’article 25 suffit. Le syndic doit fournir aux contestataires une copie de cet arrêt et expliquer que leur recours a peu de chances d’aboutir. Si une action en justice est intentée, le syndicat pourra s’appuyer sur cette jurisprudence pour faire valider la décision et demander des dommages-intérêts pour procédure abusive.

Maître Cécile Zakine

À propos de l'auteur

Maître Cécile Zakine — Avocate au Barreau des Alpes-Maritimes, Docteur en Droit. Chaque article de ce magazine est rédigé à partir de l'analyse d'une décision de jurisprudence réelle, commentée et mise en perspective par les équipes de Maître Zakine.

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