Droit Immobilier

Encourt la cassation l'arrêt qui, pour

📅 Décision du 28 giugno 1995⚖️ Cour de cassation👁️ 3 vues📖 2 min de lecture

Encourt la cassation l'arrêt qui, pour rejeter la demande d'un copropriétaire en annulation de décisions d'une assemblée générale, retient que l'envoi des documents indiqués à l'article 11-3° du décret du 17 mars 1967 n'était pas nécessaire même si l'ordre du jour portait sur l'approbation du retrait de la copropriété initiale de l'un des bâtiments la composant et sur l'approbation des nouveaux règlements de copropriété et états de répartition des charges, aucune modification des anciens actes n'étant prévue et seule étant envisagée l'adaptation des anciens actes à la situation nouvelle, alors qu'il résultait de ses énonciations qu'aucun projet de résolution correspondant n'avait été notifié aux copropriétaires antérieurement à l'ordre du jour ou en même temps que celui-ci.

Décision de référence : cc • N° 93-18.091 • 1995-06-28 • Consulter la décision →

Cette décision apporte un éclairage important sur votre droit immobilier. Voici ce qu'elle change pour vous.

La situation

Encourt la cassation l'arrêt qui, pour rejeter la demande d'un copropriétaire en annulation de décisions d'une assemblée générale, retient que l'envoi des documents indiqués à l'article 11-3° du décret du 17 mars 1967 n'était pas nécessaire même si l'ordre du jour portait sur l'approbation du retrait de la copropriété initiale de l'un des bâtiments la composant et sur l'approbation des nouveaux règlements de copropriété et états de répartition des charges, aucune modification des anciens actes n'étant prévue et seule étant envisagée l'adaptation des anciens actes à la situation nouvelle, alors qu'il résultait de ses énonciations qu'aucun projet de résolution correspondant n'avait été notifié aux copropriétaires antérieurement à l'ordre du jour ou en même temps que celui-ci.

Ce que dit la loi

Cette décision confirme les principes fondamentaux du droit de la propriété.

Points à retenir

  • Respectez scrupuleusement les délais légaux de recours
  • Conservez tous vos documents justificatifs (titres, actes, courriers)
  • Anticipez : un conseil préventif coûte toujours moins cher qu'un litige

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Informations juridiques

  • Numéro: 93-18.091
  • Juridiction: Cour de cassation
  • Date de décision: 28 juin 1995

Mots-clés

droit immobilierjurisprudenceimmobilier

Cas d'usage pratiques

1

Contestation d'une AG pour absence de transmission des résolutions

À Toulouse, un copropriétaire reçoit la convocation pour une AG destinée à approuver le retrait d'un bâtiment de la copropriété et les nouveaux règlements de charges. Le syndic n'a pas joint les projets de résolution. Les décisions sont votées, mais sa quote-part de charges passe de 150€ à 320€ par trimestre.

Application pratique:

En vertu de cette jurisprudence, l'absence de notification des projets de résolution avant ou avec l'ordre du jour entraîne la nullité des décisions contestées. Il doit agir dans les deux mois du procès-verbal, en saisissant le tribunal judiciaire via un avocat pour faire annuler les délibérations. Il est urgent de réunir la convocation originale et le PV pour prouver le vice de forme.

2

Responsabilité du syndic : modification du règlement sans projet transmis

À Marseille, un syndic professionnel convoque une AG pour valider une « adaptation » du règlement de copropriété suite à la surélévation d'un immeuble. L'ordre du jour mentionne ce point, mais seul un résumé est envoyé, pas le texte intégral modifié. Deux copropriétaires contestent après coup car leurs caves sont impactées.

Application pratique:

La Cour de cassation rappelle qu'une simple adaptation reste une modification du règlement, nécessitant l'envoi préalable du projet. Le syndic doit immédiatement reconnaître l'erreur et convoquer une nouvelle AG en fournissant tous les documents. S'il ne le fait pas, les copropriétaires peuvent obtenir l'annulation des décisions et éventuellement engager sa responsabilité civile pour négligence.

3

Primo-accédant victime d'une modification cachée des charges

À Lille, un jeune propriétaire achète un appartement et participe à sa première AG. L'ordre du jour indique « mise en conformité du règlement de copropriété », mais aucun détail n'est fourni. Il vote favorablement pour ne pas bloquer. Un mois plus tard, il découvre que sa quote-part de charges générales passe de 1 200€ à 1 900€ par an.

Application pratique:

Cette décision lui permet de contester les résolutions adoptées car les projets de résolution ne lui ont jamais été notifiés. Il doit adresser une mise en demeure au syndic dans le mois, puis saisir le juge dans les deux mois du PV. La jurisprudence est claire : le défaut d'information préalable rend les décisions annulables, même si la formulation de l'ordre du jour semblait anodine.

Maître Cécile Zakine

À propos de l'auteur

Maître Cécile Zakine — Avocate au Barreau des Alpes-Maritimes, Docteur en Droit. Chaque article de ce magazine est rédigé à partir de l'analyse d'une décision de jurisprudence réelle, commentée et mise en perspective par les équipes de Maître Zakine.

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