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Kosten für Krankenhaustransport: Wenn die Kasse die Erstattung verweigert (Entscheidung des Kassationshofs 1981)
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Kosten für Krankenhaustransport: Wenn die Kasse die Erstattung verweigert (Entscheidung des Kassationshofs 1981)

📅 Décision du 09 Juli 1981⚖️ Cour de cassation👁️ 2 vues📖 4 min de lecture

Der Kassationshof hat 1981 klargestellt, dass die Transportkosten eines Versicherten zwischen Krankenhäusern nur in gesetzlich streng begrenzten Fällen übernommen werden. Diese Entscheidung, die noch heute gültig ist, schützt die Kassen, kann aber Patienten überraschen, die glaubten, versichert zu sein.

Décision de référence : cc • N° 79-15.978 • 1981-07-09 • Consulter la décision →

Vous êtes propriétaire à Vitry-le-François, et après une hospitalisation à l'hôpital local, votre médecin vous a transféré d'urgence au CHU de Reims pour des examens spécialisés. Résultat : une facture de transport de 150 € que votre caisse mutuelle régionale refuse de prendre en charge. Mais pourquoi ? La réponse tient dans une décision de la Cour de cassation de 1981, qui continue de faire jurisprudence aujourd'hui.

Cette affaire, jugée il y a plus de quarante ans, concerne un assuré relevant du régime des travailleurs non salariés des professions non agricoles, transféré de l'hôpital de Béthune vers le centre hospitalier de Lille pour des explorations fonctionnelles. Les juges ont dit non au remboursement des frais de transport, faute de respecter les conditions très strictes de la loi. Mais qu'est-ce que ça change pour vous, à Sedan ou ailleurs ?

Plongeons dans cette décision pour comprendre les règles du jeu. Attention, le diable se cache dans les détails.

Les faits : une histoire comme il en arrive chaque jour

Imaginez M. Dupont, un artisan plombier à Sedan, qui est hospitalisé à l'hôpital de Sedan pour une pneumonie. Son état nécessite des examens plus poussés, et le médecin traitant organise son transfert vers le CHU de Reims. À l'arrivée, il subit des explorations fonctionnelles respiratoires. Tout semble normal. Mais quand M. Dupont réclame le remboursement des frais de transport (120 €) à sa caisse mutuelle régionale, celle-ci refuse. Pourquoi ? Parce que la loi du 12 juillet 1966 modifiée, dans son article 8-1, énumère limitativement les cas où les frais de transport sont pris en charge : hospitalisation d'urgence, transfert pour soins spécialisés non disponibles sur place, etc. Et dans son cas, rien ne prouve que le transfert entrait dans ces exceptions.

M. Dupont conteste devant la commission de première instance de Lille, mais celle-ci n'a pas vérifié si les frais de transport incombaient à l'établissement d'origine (l'hôpital de Sedan) ou à l'assuré. La Cour de cassation casse la décision : la commission aurait dû rechercher si le centre hospitalier de Reims pouvait réclamer des frais de transport à l'assuré, en application de l'article 20 du décret n° 59-1510 du 29 décembre 1959. En clair, l'hôpital d'accueil ne peut facturer au patient que les honoraires médicaux et le prix de journée, rien d'autre. Mais la commission n'a pas non plus ordonné d'expertise technique pour déterminer la nature exacte de l'intervention du CHU.

Résultat : l'affaire est renvoyée devant la même commission, qui devra refaire son travail correctement. Une vraie leçon de procédure.

Le raisonnement de la juridiction — décortiqué

La Cour de cassation s'appuie sur l'article 8-1 de la loi n° 66-509 du 12 juillet 1966 modifiée, qui dispose que les frais de transport ne sont pris en charge que dans des cas limitativement énumérés : transport d'urgence, transport pour recevoir des soins appropriés à l'état du malade, etc. Autrement dit, si votre transfert ne correspond pas à l'un de ces cas, la caisse peut refuser. Ce n'est pas une question de bonne foi, mais de cadre légal strict.

La Cour reproche à la commission de première instance de ne pas avoir vérifié si les frais de transport du centre hospitalier de Lille incombaient à l'établissement du lieu du traitement (l'hôpital de Béthune) ou à l'assuré. En application de l'article 20 du décret du 29 décembre 1959, l'hôpital d'accueil ne peut réclamer à l'assuré aucun versement en dehors des honoraires médicaux et du prix de journée. Ce que peu de gens savent, c'est que si le transfert est médicalement justifié, c'est souvent à l'établissement d'origine de supporter le coût, pas au patient. Mais encore faut-il le démontrer.

Enfin, la Cour souligne qu'en cas de difficulté sur la nature de l'intervention du centre hospitalier, la commission aurait dû prescrire une expertise technique. Bref, les juges du fond ont bâclé leur travail. Cette décision est une confirmation de la rigueur jurisprudentielle en matière de remboursement des frais de transport : pas de prise en charge sans respect strict des textes.

Ce que ça change pour vous — concrètement

Si vous êtes assuré (propriétaire, locataire, professionnel), cette décision vous rappelle que les frais de transport entre hôpitaux ne sont pas automatiquement remboursés. Vous devez prouver que le transfert était nécessaire et correspond à l'un des cas prévus par la loi. Par exemple, si vous êtes à Sedan et que votre médecin vous envoie d'urgence à Reims pour une opération vitale, le transport est pris en charge. Mais si c'est pour une simple consultation de confort, vous risquez de devoir payer de votre poche.

Pour les propriétaires bailleurs, rien de spécifique, mais si vous êtes également assuré, soyez vigilants. Dans ma pratique, j'ai rencontré des dossiers où des patients ont dû régler des factures de transport de 200 à 500 € parce que le médecin n'avait pas rempli correctement le formulaire de demande de prise en charge. Exemple concret : à Vitry-le-François, un assuré a été transféré pour une IRM non disponible localement. La caisse a refusé car le transport n'était pas urgent. Résultat : 180 € à la charge du patient.

Si vous êtes dans cette situation, vous devez immédiatement demander à votre médecin de préciser par écrit le motif médical du transfert et vérifier s'il entre dans les cas légaux. En cas de refus, vous pouvez contester devant la commission de recours amiable de votre caisse, puis devant le tribunal judiciaire. Mais attention aux délais : vous avez deux mois pour contester un refus.

Quatre conseils pour éviter ce type de litige

  • Questions fréquentes

    Les frais de transport entre hôpitaux sont-ils toujours remboursés ?

    Non, uniquement dans les cas limitativement prévus par la loi : urgence, soins spécialisés non disponibles sur place, etc.

    Que faire si ma caisse refuse le remboursement du transport ?

    Contester par lettre recommandée dans les deux mois, puis saisir le tribunal judiciaire si nécessaire.

    Quels délais pour demander le remboursement d'un transport hospitalier ?

    Deux ans à compter de la date du transport, sauf prescription plus courte.

    Puis-je être remboursé si je suis en affection de longue durée (ALD) ?

    Oui, si le transport est en lien avec l'ALD et prescrit par un médecin.

    Qui paie si le transport n'est pas pris en charge ?

    Vous-même ou l'établissement d'origine selon les circonstances.

    Informations juridiques

    • Numéro: 79-15.978
    • Juridiction: Cour de cassation
    • Date de décision: 09 juillet 1981

    Mots-clés

    frais transport hospitalierremboursement caisseCour de cassation 1981assuré socialtransport médical

Cas d'usage pratiques

1

Assuré transféré pour examens non urgents

M. X, propriétaire à Vitry-le-François, est transféré pour une IRM de routine. La caisse refuse le remboursement car le transport n'était pas urgent.

Application pratique:

Il doit prouver que l'IRM n'était pas disponible localement et que le médecin l'a prescrite. Sans preuve, le remboursement est refusé.

2

Patient en ALD transporté pour dialyse

Mme Y, locataire à Sedan, dialysée trois fois par semaine, est transportée en ambulance au CHU de Reims. La caisse accepte car le transport est indispensable et prescrit.

Application pratique:

Elle doit fournir la prescription médicale et le justificatif d'ALD. Le remboursement est intégral.

3

Professionnel libéral transporté d'urgence

M. Z, artisan à Reims, victime d'un AVC, est transporté en urgence au CHU. La caisse rembourse car le transport est lié à une urgence vitale.

Application pratique:

Il doit conserver le rapport d'urgence et le justificatif de transport. Remboursement à 100%.

Maître Cécile Zakine

À propos de l'auteur

Maître Cécile Zakine — Avocate au Barreau des Alpes-Maritimes, Docteur en Droit. Chaque article de ce magazine est rédigé à partir de l'analyse d'une décision de jurisprudence réelle, commentée et mise en perspective par les équipes de Maître Zakine.

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