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Ordonnance du 21 : ce qu'elle change pour vous
Droit Immobilier

Ordonnance du 21 : ce qu'elle change pour vous

📅 Décision du 30 avril 2009⚖️ Cour de cassation👁️ 9 vues📖 2 min de lecture

Il ne résulte ni de l'ordonnance du 21 avril 2006, relative à la saisie immobilière, ni de son décret d'application, une obligation, pour le créancier poursuivant, de signifier le commandement de payer valant saisie au concubin du débiteur, lorsque la saisie porte sur un bien, appartenant en propre au débiteur et constituant la résidence de la famille

Décision de référence : cc • N° 08-12.105 • 2009-04-30 • Consulter la décision →

Cette décision apporte un éclairage important sur votre droit immobilier. Voici ce qu'elle change pour vous.

La situation

Il ne résulte ni de l'ordonnance du 21 avril 2006, relative à la saisie immobilière, ni de son décret d'application, une obligation, pour le créancier poursuivant, de signifier le commandement de payer valant saisie au concubin du débiteur, lorsque la saisie porte sur un bien, appartenant en propre au débiteur et constituant la résidence de la famille

Ce que dit la loi

Cette décision confirme les principes fondamentaux du droit de la propriété.

Points à retenir

  • Respectez scrupuleusement les délais légaux de recours
  • Conservez tous vos documents justificatifs (titres, actes, courriers)
  • Anticipez : un conseil préventif coûte toujours moins cher qu'un litige

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Informations juridiques

  • Numéro: 08-12.105
  • Juridiction: Cour de cassation
  • Date de décision: 30 avril 2009

Mots-clés

droit immobilierjurisprudenceimmobilier

Cas d'usage pratiques

1

Concubinage : saisie du logement sans notification au partenaire

Sophie vit à Lyon avec Pierre, propriétaire du logement. Suite à des dettes professionnelles de Pierre, un commandement de payer valant saisie immobilière lui est signifié. Sophie, non informée, découvre la procédure par hasard et craint une expulsion brutale.

Application pratique:

La décision confirme que le créancier n’a pas à signifier le commandement au concubin lorsque le bien appartient en propre au débiteur. Sophie doit donc se renseigner directement auprès de Pierre sur l’état de la procédure. Elle peut envisager de régler la dette pour éviter la vente forcée ou consulter un avocat pour connaître ses droits en tant qu’occupante, notamment les délais de libération éventuels.

2

Créancier : dispense de signification au concubin du débiteur

La Banque Populaire du Nord engage une saisie immobilière sur la maison de Marc à Lille, où il réside avec sa compagne. La banque s’interroge sur la nécessité de signifier le commandement à la compagne, situation courante dans ce type de procédure.

Application pratique:

Conformément à la jurisprudence, aucune obligation de signifier le commandement au concubin de Marc n’existe, le bien étant sa propriété exclusive. La banque doit donc procéder à la signification uniquement à Marc, en respectant strictement les formes légales de la saisie immobilière. Elle sécurise ainsi la procédure sans risque de nullité pour défaut de notification à un tiers non propriétaire.

3

Achat immobilier : vigilance sur les droits du concubin vendeur

Julien, primo-accédant, souhaite acheter un appartement à Marseille à M. Dupont, qui y vit avec sa compagne. Julien apprend que le bien fait l’objet d’une saisie initiée par un créancier, mais seule la compagne en a été informée verbalement. Il craint que la concubine ne puisse revendiquer des droits.

Application pratique:

L’arrêt rappelle que le concubin n’a pas à être destinataire des actes de saisie et ne détient aucun droit réel sur le bien appartenant au seul débiteur. Julien doit vérifier au fichier immobilier que M. Dupont est l’unique propriétaire et exiger la mainlevée de la saisie avant la vente. Une consultation notariale permettra de purger la procédure et d’acquérir en toute sécurité.

Maître Cécile Zakine

À propos de l'auteur

Maître Cécile Zakine — Avocate au Barreau des Alpes-Maritimes, Docteur en Droit. Chaque article de ce magazine est rédigé à partir de l'analyse d'une décision de jurisprudence réelle, commentée et mise en perspective par les équipes de Maître Zakine.

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