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Faire grief : quand la justice vous donne tort ?
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Faire grief : quand la justice vous donne tort ?

📅 Décision du 25 avril 1978⚖️ Cour de cassation👁️ 3 vues📖 2 min de lecture

Il ne saurait être fait grief à une Cour d'appel d'avoir considéré qu'une vente, consentie sous la condition suspensive que l'acquéreur obtienne un prêt du Crédit Agricole, s'était formée du fait de la réalisation de la condition, dès lors qu'elle énonce qu'en effectuant des démarches incomplètes auprès de l'organisme prêteur, l'acquéreur a empêché l'accomplissement de la condition suspensive et que dans ce cas conformément à l'article 1178 du Code civil, cette condition doit être réputée accomplie.

Décision de référence : cc • N° 76-13.933 • 1978-04-25 • Consulter la décision →

Cette décision apporte un éclairage important sur votre droit immobilier. Voici ce qu'elle change pour vous.

La situation

Il ne saurait être fait grief à une Cour d'appel d'avoir considéré qu'une vente, consentie sous la condition suspensive que l'acquéreur obtienne un prêt du Crédit Agricole, s'était formée du fait de la réalisation de la condition, dès lors qu'elle énonce qu'en effectuant des démarches incomplètes auprès de l'organisme prêteur, l'acquéreur a empêché l'accomplissement de la condition suspensive et que dans ce cas conformément à l'article 1178 du Code civil, cette condition doit être réputée accomplie.

Ce que dit la loi

Cette décision confirme les principes fondamentaux du droit de la propriété.

Points à retenir

  • Respectez scrupuleusement les délais légaux de recours
  • Conservez tous vos documents justificatifs (titres, actes, courriers)
  • Anticipez : un conseil préventif coûte toujours moins cher qu'un litige

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📌 Cet article vous concerne ? Maître Cécile Zakine, avocate en droit immobilier et foncier, Docteur en droit, intervient dans toute la France.
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Informations juridiques

  • Numéro: 76-13.933
  • Juridiction: Cour de cassation
  • Date de décision: 25 avril 1978

Mots-clés

droit immobilierjurisprudenceimmobilier

Cas d'usage pratiques

1

Acquéreur ne fait pas de demandes de prêt sérieuses

Monsieur Martin, acheteur d'une maison à Lyon (Rhône), signe un compromis de vente avec une condition suspensive d'obtention d'un prêt du Crédit Agricole. Il dépose une seule demande incomplète et ne relance pas la banque, espérant se rétracter sans perdre son dépôt de garantie.

Application pratique:

Cette décision précise que l'acquéreur ne peut pas se retrancher derrière la non-réalisation de la condition suspensive s'il a lui-même empêché sa réalisation. La condition est réputée accomplie et la vente est forcée. Pour éviter cela, l'acquéreur doit effectuer des démarches complètes et sérieuses (au moins deux demandes, documents complets) et conserver les preuves de ses démarches. En cas de doute, consulter un avocat avant de renoncer.

2

Vendeur suspecte un acquéreur de mauvaise foi

Madame Dupont vend un appartement à Bordeaux (Gironde). L'acquéreur, après avoir signé le compromis, ne fournit que des justificatifs incomplets à la banque et refuse de répondre aux relances. Madame Dupont craint que l'acquéreur cherche à faire échouer la vente pour acheter un autre bien.

Application pratique:

Le vendeur peut invoquer la jurisprudence pour demander la réalisation forcée de la vente. Il doit prouver que l'acquéreur a délibérément empêché la condition. Il est conseillé de mettre en demeure l'acquéreur par lettre recommandée de justifier de démarches complètes, puis de saisir le tribunal judiciaire. Conservez tous les échanges et preuves de l'inaction de l'acquéreur.

3

Notaire doit vérifier le sérieux des démarches

Dans une vente à Paris (75006), le notaire rédige une condition suspensive d'obtention de prêt. L'acquéreur présente une attestation de refus de prêt de sa banque, mais le vendeur découvre que l'acquéreur n'a déposé qu'une seule demande et a fourni des informations erronées sur sa situation.

Application pratique:

Le notaire, en tant que rédacteur de l'acte, doit s'assurer que les conditions suspensives sont rédigées clairement et que les parties comprennent leurs obligations. Il doit conseiller au vendeur de vérifier le sérieux des démarches de l'acquéreur et, en cas de doute, de ne pas signer l'acte authentique avant d'avoir des preuves. Le notaire peut également proposer une clause précisant que l'acquéreur doit justifier d'au moins deux refus de prêts distincts.

Maître Cécile Zakine

À propos de l'auteur

Maître Cécile Zakine — Avocate au Barreau des Alpes-Maritimes, Docteur en Droit. Chaque article de ce magazine est rédigé à partir de l'analyse d'une décision de jurisprudence réelle, commentée et mise en perspective par les équipes de Maître Zakine.

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