Droit Foncier

Il ne saurait être reproché aux juges

📅 Décision du 06 November 1975⚖️ Cour de cassation📖 2 min de lecture

Il ne saurait être reproché aux juges du fond qui ont ordonné la suppression d'une fenêtre ouverte à la limite de deux fonds, d'avoir refusé au défendeur la faculté d'installer des verres dormants, dès lors que, par une interprétation nécessaire des termes imprécis des conclusions qui n'indiquaient pas les caractéristiques de l'aménagement envisagé, ils ont admis que le défendeur se proposait de placer des verres dormants dans l'ouverture déjà existante établie à une hauteur ne répondant pas aux exigences de l'article 677 du Code civil.

Décision de référence : cc • N° 74-12.631 • 1975-11-06 • Consulter la décision →

Cette décision apporte un éclairage important sur votre droit immobilier. Voici ce qu'elle change pour vous.

La situation

Il ne saurait être reproché aux juges du fond qui ont ordonné la suppression d'une fenêtre ouverte à la limite de deux fonds, d'avoir refusé au défendeur la faculté d'installer des verres dormants, dès lors que, par une interprétation nécessaire des termes imprécis des conclusions qui n'indiquaient pas les caractéristiques de l'aménagement envisagé, ils ont admis que le défendeur se proposait de placer des verres dormants dans l'ouverture déjà existante établie à une hauteur ne répondant pas aux exigences de l'article 677 du Code civil.

Ce que dit la loi

Cette décision confirme les principes fondamentaux du droit de la propriété.

Points à retenir

  • Respectez scrupuleusement les délais légaux de recours
  • Conservez tous vos documents justificatifs (titres, actes, courriers)
  • Anticipez : un conseil préventif coûte toujours moins cher qu'un litige

Pour une analyse de votre situation : consultation 30 min à 45€ avec Maître Zakine.

📌 Cet article vous concerne ? Maître Cécile Zakine, avocate en droit immobilier et foncier, Docteur en droit, intervient dans toute la France.
→ Prendre RDV pour une consultation servitudes  |  → Tous nos articles juridiques

Informations juridiques

  • Numéro: 74-12.631
  • Juridiction: Cour de cassation
  • Date de décision: 06 novembre 1975

Mots-clés

droit immobilierjurisprudencefoncier

Cas d'usage pratiques

1

Propriétaire bailleur confronté à une fenêtre trop basse

À Paris, un propriétaire bailleur possède un immeuble dont un appartement comporte une fenêtre donnant directement sur le fonds voisin à 1,50 m du sol, alors que l'article 677 du Code civil exige 1,90 m. Le voisin a adressé une mise en demeure de supprimer cette ouverture sous 15 jours. Le propriétaire envisage d'installer des verres dormants pour éviter le litige.

Application pratique:

La décision de la Cour de cassation confirme que l'installation de verres dormants ne suffit pas si l'ouverture elle-même n'est pas à la hauteur légale. Le propriétaire doit donc soit rehausser la fenêtre pour atteindre 1,90 m, soit la condamner définitivement. Il est conseillé de répondre à la mise en demeure en proposant un calendrier de travaux, et de conserver tous les échanges écrits. En cas de désaccord, une consultation juridique préventive (45 €) éviterait un procès coûteux.

2

Primo-accédant découvrant une vue illégale après achat

Un couple de primo-accédants achète une maison à Marseille en 2023. Après emménagement, ils constatent qu'une fenêtre du salon, située à 1,20 m du sol, donne directement sur le jardin du voisin, bien en dessous de la hauteur légale de 1,90 m. Le voisin exige la suppression de l'ouverture sous deux mois. Le couple pensait qu'un simple vitrage opaque suffirait.

Application pratique:

Cette jurisprudence précise que même des verres dormants (fixes et translucides) ne régularisent pas une ouverture trop basse : la hauteur reste l'élément déterminant. Les acheteurs doivent donc soit surélever la fenêtre (coût estimé 2 500 €), soit la murer, à leurs frais, car le vendeur n'est pas responsable d'un vice apparent. Il est urgent de vérifier les documents de vente et de consulter un avocat pour évaluer les recours éventuels contre le vendeur ou le notaire.

3

Copropriétaire en litige pour une ouverture irrégulière

À Lyon, dans une copropriété, un copropriétaire a fait percer une fenêtre dans un mur séparatif avec le lot voisin, à 1,40 m du sol, sans autorisation de l'assemblée générale. Le copropriétaire lésé engage une action en justice pour obtenir la suppression de l'ouverture. Le défendeur propose de poser des verres dormants pour limiter la vue.

Application pratique:

Les juges du fond ont ordonné la suppression de la fenêtre et ont refusé la pose de verres dormants, car l'ouverture existante ne respectait pas la hauteur minimale de l'article 677. Cette décision montre que les aménagements alternatifs ne sont pas recevables si la hauteur est insuffisante. Le copropriétaire fautif doit donc procéder à la démolition et à la remise en état du mur dans un délai fixé par le tribunal, sous astreinte. Il est recommandé de se conformer rapidement pour éviter des pénalités financières.

Maître Cécile Zakine

À propos de l'auteur

Maître Cécile Zakine — Avocate au Barreau des Alpes-Maritimes, Docteur en Droit. Chaque article de ce magazine est rédigé à partir de l'analyse d'une décision de jurisprudence réelle, commentée et mise en perspective par les équipes de Maître Zakine.

Prendre rendez-vous →

Avertissement: Les analyses présentées sur ce site sont fournies à titre informatif uniquement et ne constituent pas des conseils juridiques personnalisés. Pour une consultation adaptée à votre situation, contactez un avocat.

Articles similaires en Foncier

Voir tout →

Justifie légalement sa décision de rejeter la demande de dommages-intérêts formée par l'ancien propriétaire d'un terrain préempté la cour d'appel qui retient qu'aucune disposition du code de l'urbanisme alors applicable n'imposait au titulaire du droit de préemption et aux acquéreurs successifs de proposer la rétrocession du bien préempté et qu'aucune faute de ces propriétaires successifs n'était caractérisée et qui relève que le propriétaire initial du terrain avait pris l'initiative de le céder, ce qui rend inopérante la recherche ou la réponse à des conclusions portant sur une atteinte disproportionnée, au regard de l'article 1er du premier Protocole additionnel à la Convention de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales, à son droit au respect de ses biens constituée par la perte de la plus-value générée par le terrain préempté

16 août 2026Lire →

Les dispositions de l'article R

Les dispositions de l'article R. 261-19 du Code de la construction et de l'habitation relatives à la garantie d'achèvement sont seules applicables à une vente portant sur une maison individuelle ne comportant qu'une seule unité d'habitation.

15 août 2026Lire →

Les servitudes d'urbanisme édictées

Les servitudes d'urbanisme édictées dans l'intérêt général pour favoriser un développement harmonieux des agglomérations, ne créent pas de droits privés susceptibles de possession, en sorte que les particuliers qui subissent un trouble résultant d'une violation de ces servitudes ne bénéficient pas de la protection possessoire. Dès lors, encourt la cassation l'arrêt qui a accueilli l'action en dénonciation de nouvel oeuvre dirigée dans un lotissement contre le propriétaire d'un autre lot ayant édifié des immeubles collectifs sur des parcelles de moins de cinq-mille mètres carrés au seul motif que celui-ci avait ainsi contrevenu aux dispositions du plan d'urbanisme et apporté au demandeur un trouble possessoire.

15 août 2026Lire →

Explorez plus d'analyses juridiques en droit foncier

Tous les articles Foncier
★★★★★4.9/5 — Avis Google

Rechtsanwältin Maître Zakine, Doktor der Rechtswissenschaften

Beratung per Telefon und Videokonferenz — Schnelle Terminvergabe

Termin vereinbaren
1. Beratung 30 Minuten - 45€

🔒 Confidentiel • Sans engagement • Réponse rapide