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Droit Immobilier

Jurisprudence immobilière : analyse et conseils pratiques

📅 Décision du 27 janvier 1965⚖️ Cour de cassation📖 2 min de lecture

EN VERTU DE L'ARTICLE 477 DU CODE DE COMMERCE, SONT INOPPOSABLES A LA MASSE TOUS PAYEMENTS, POUR DETTES ECHUES, FAITS PAR LE DEBITEUR AUTREMENT QU'EN ESPECES OU EFFETS DE COMMERCE, LORSQU'ILS ONT EU LIEU DEPUIS L'EPOQUE FIXEE POUR LA CESSATION DES PAYEMENTS OU DANS LES QUINZE JOURS QUI L'ONT PRECEDEE. POUR L'APPLICATION DE CE TEXTE, LES PAYEMENTS EFFECTUES PAR LE DEBITEUR SOUS LA FORME D'UN ORDRE DE PAYER DONNE A SON PROPRE DEBITEUR ET SUIVI DE L'EXECUTION DE CET ORDRE PAR CE DERNIER DOIVENT ETRE TENUS POUR DES PAYEMENTS FAITS AUTREMENT QU'EN ESPECES OU EFFETS DE COMMERCE, ET IL EN EST AINSI NOTAMMENT DES PAYEMENTS EFFECTUES PAR VOIE DE VIREMENT DE COMPTE BANCAIRE.

Décision de référence : cc • N° 60-11.350 • 1965-01-27 • Consulter la décision →

Cette décision apporte un éclairage important sur votre droit immobilier. Voici ce qu'elle change pour vous.

La situation

EN VERTU DE L'ARTICLE 477 DU CODE DE COMMERCE, SONT INOPPOSABLES A LA MASSE TOUS PAYEMENTS, POUR DETTES ECHUES, FAITS PAR LE DEBITEUR AUTREMENT QU'EN ESPECES OU EFFETS DE COMMERCE, LORSQU'ILS ONT EU LIEU DEPUIS L'EPOQUE FIXEE POUR LA CESSATION DES PAYEMENTS OU DANS LES QUINZE JOURS QUI L'ONT PRECEDEE. POUR L'APPLICATION DE CE TEXTE, LES PAYEMENTS EFFECTUES PAR LE DEBITEUR SOUS LA FORME D'UN ORDRE DE PAYER DONNE A SON PROPRE DEBITEUR ET SUIVI DE L'EXECUTION DE CET ORDRE PAR CE DERNIER DOIVENT ETRE TENUS POUR DES PAYEMENTS FAITS AUTREMENT QU'EN ESPECES OU EFFETS DE COMMERCE, ET IL EN EST AINSI NOTAMMENT DES PAYEMENTS EFFECTUES PAR VOIE DE VIREMENT DE COMPTE BANCAIRE.

Ce que dit la loi

Cette décision confirme les principes fondamentaux du droit de la propriété.

Points à retenir

  • Respectez scrupuleusement les délais légaux de recours
  • Conservez tous vos documents justificatifs (titres, actes, courriers)
  • Anticipez : un conseil préventif coûte toujours moins cher qu'un litige

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Informations juridiques

  • Numéro: 60-11.350
  • Juridiction: Cour de cassation
  • Date de décision: 27 janvier 1965

Mots-clés

droit immobilierjurisprudenceimmobilier

Cas d'usage pratiques

1

Syndic paie un fournisseur par virement avant liquidation

Une copropriété à Lyon, en cessation des paiements depuis le 3 mars 2026, voit son syndic ordonner un virement bancaire de 18 000 € le 10 mars 2026 à un entrepreneur de travaux, soit après la date fixée pour la cessation des paiements. Le liquidateur judiciaire découvre l'opération lors de l'ouverture de la procédure collective et veut la faire annuler au profit de la masse des créanciers.

Application pratique:

Selon cette jurisprudence (Cass., 27 janvier 1965), un virement bancaire ordonné par le débiteur à son propre débiteur est assimilé à un paiement autre qu'en espèces ou effets de commerce, donc inopposable à la masse s'il intervient après la date de cessation des paiements ou dans les 15 jours précédents. Le liquidateur doit vérifier la date exacte de cessation des paiements fixée par le tribunal et comparer avec la date du virement. Si le virement est postérieur, il peut agir en inopposabilité pour réintégrer la somme dans l'actif de la copropriété. Conservez tous les relevés bancaires et ordres de virement comme preuves pour cette action.

2

Acheteur découvre une vente par le promoteur en faillite

Un particulier à Bordeaux a versé 45 000 € d'acompte par virement bancaire à un promoteur immobilier le 5 avril 2026, pour l'achat d'un appartement en VEFA, sans savoir que ce dernier était déjà en cessation des paiements depuis le 20 mars 2026. Le promoteur est placé en liquidation judiciaire deux mois plus tard, et l'acheteur craint de perdre son acompte.

Application pratique:

Cette décision confirme que les paiements reçus par virement durant la période suspecte (depuis la cessation des paiements ou les 15 jours précédents) peuvent être annulés et restitués à la masse des créanciers, mais cela concerne les paiements FAITS par le débiteur, pas ceux qu'il reçoit : ici l'acheteur a payé, il n'est donc pas visé par cette nullité en tant que tel. Il doit néanmoins déclarer sa créance au liquidateur dans les délais légaux (2 mois à compter de la publication du jugement) pour espérer récupérer son acompte. Faites-vous assister d'un avocat pour sécuriser votre déclaration de créance et vérifier si une garantie financière d'achèvement (GFA) couvre votre versement. Consultez systématiquement les annonces légales avant tout versement important à un promoteur.

3

Bailleur reçoit un loyer par virement d'un locataire en difficulté

Un bailleur à Lille a reçu un virement de 2 500 € de loyers impayés de son locataire commercial le 12 mai 2026, alors que ce dernier, gérant d'une boutique, était en cessation des paiements depuis le 1er mai 2026. Un mandataire judiciaire est désigné en juin 2026 et demande la restitution de cette somme à la masse des créanciers.

Application pratique:

Conformément à cette jurisprudence, tout paiement par virement bancaire effectué par le débiteur après la date de cessation des paiements (ou dans les 15 jours précédents) est inopposable à la masse des créanciers, même s'il s'agit d'un paiement légitime de loyers dus. Le bailleur risque donc de devoir restituer les 2 500 € au mandataire judiciaire. Il doit immédiatement vérifier la date officielle de cessation des paiements fixée par le tribunal de commerce et, si le virement est antérieur de plus de 15 jours à cette date, contester la demande de restitution. Il est conseillé de déclarer sa créance de loyers impayés pour les périodes suivantes et de se faire conseiller par un avocat avant de rembourser toute somme.

Maître Cécile Zakine

À propos de l'auteur

Maître Cécile Zakine — Avocate au Barreau des Alpes-Maritimes, Docteur en Droit. Chaque article de ce magazine est rédigé à partir de l'analyse d'une décision de jurisprudence réelle, commentée et mise en perspective par les équipes de Maître Zakine.

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