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La banque qui consent un prêt à un emprunteur non averti doit le mettre en garde
Droit Immobilier

La banque qui consent un prêt à un emprunteur non averti doit le mettre en garde

📅 Décision du 30 avril 2009⚖️ Cour de cassation👁️ 9 vues📖 2 min de lecture

La banque qui consent un prêt à un emprunteur non averti est tenu à son égard, lors de la conclusion du contrat, d'un devoir de mise en garde en considération de ses capacités financières et des risques de l'endettement né de l'octroi du prêt, dont elle ne peut être dispensée par la présence au côté de l'emprunteur d'une personne avertie, peu important qu'elle soit tiers ou partie

Décision de référence : cc • N° 07-18.334 • 2009-04-30 • Consulter la décision →

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La situation

La banque qui consent un prêt à un emprunteur non averti est tenu à son égard, lors de la conclusion du contrat, d'un devoir de mise en garde en considération de ses capacités financières et des risques de l'endettement né de l'octroi du prêt, dont elle ne peut être dispensée par la présence au côté de l'emprunteur d'une personne avertie, peu important qu'elle soit tiers ou partie

Ce que dit la loi

Cette décision confirme les principes fondamentaux du droit de la propriété.

Points à retenir

  • Respectez scrupuleusement les délais légaux de recours
  • Conservez tous vos documents justificatifs (titres, actes, courriers)
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Informations juridiques

  • Numéro: 07-18.334
  • Juridiction: Cour de cassation
  • Date de décision: 30 avril 2009

Mots-clés

droit immobilierjurisprudenceimmobilier

Cas d'usage pratiques

1

Prêt immobilier excessif pour un jeune couple

Un jeune couple de salariés non avertis achète un studio à Paris pour 250 000 € avec un prêt sur 25 ans. Leurs revenus mensuels sont de 4 000 €, et la mensualité de 1 400 € représente 35 % de leurs revenus. La banque ne les alerte pas sur le risque d’endettement excessif, malgré l’absence d’épargne de précaution.

Application pratique:

La décision de la Cour de cassation impose à la banque un devoir de mise en garde envers l’emprunteur non averti. Ici, le couple peut engager la responsabilité de la banque pour manquement à ce devoir. Il doit rassembler les preuves (offre de prêt, simulation, échanges) démontrant que la banque n’a pas évalué leurs capacités financières réelles, puis demander des dommages-intérêts pour le préjudice subi (surendettement, perte de chance de ne pas contracter).

2

Investisseur locatif trompé par la banque

Un instituteur marseillais, primo-investisseur non averti, achète un appartement à Lyon pour 180 000 € via un prêt in fine. La banque intègre des loyers prévisionnels irréalistes dans son plan de financement, sans le mettre en garde sur les risques de vacance locative ou de baisse des loyers. Ses revenus personnels ne couvrent pas les mensualités.

Application pratique:

En vertu de cette jurisprudence, la banque devait alerter l’emprunteur profane sur l’inadéquation du prêt à ses capacités financières, peu importe la présence d’un conseiller financier. L’investisseur peut assigner la banque en justice pour obtenir réparation. Il doit démontrer que la banque a manqué à son obligation en s’appuyant sur des prévisions irréalistes, et demander l’annulation du prêt ou des dommages-intérêts compensant la perte subie.

3

Retraité piégé par un prêt travaux en copropriété

À Bordeaux, un retraité non averti, propriétaire d’un appartement en copropriété, souscrit un prêt de 50 000 € sur 15 ans pour financer des travaux de ravalement. Ses revenus (pension de 1 800 €) sont grevés par la mensualité de 450 €, mais la banque ne l’informe pas du risque de déséquilibre budgétaire ni de l’absence de possibilité de remboursement anticipé.

Application pratique:

La Cour de cassation rappelle que la banque doit mettre en garde l’emprunteur non averti sur les risques d’endettement excessif, même si un copropriétaire averti est présent. Le retraité peut invoquer ce devoir de mise en garde pour contester la validité du contrat de prêt ou demander des dommages-intérêts. Il doit conserver tous les documents contractuels et prouver que la banque connaissait sa situation financière fragile.

Maître Cécile Zakine

À propos de l'auteur

Maître Cécile Zakine — Avocate au Barreau des Alpes-Maritimes, Docteur en Droit. Chaque article de ce magazine est rédigé à partir de l'analyse d'une décision de jurisprudence réelle, commentée et mise en perspective par les équipes de Maître Zakine.

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